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Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret |
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Voici plusieurs personnages ayant côtoyés de
près ou de loin Bérenger Saunière.
Cette liste n'est évidemment pas exhaustive, mais elle présente quelques portraits de personnalités moins connues, mais que l'on rencontre au fil de l'histoire de Bérenger Saunière durant sa vie à Rennes-Le-Château. Certains personnages importants comme Henri Boudet ou Antoine Gélis font l'objet d'un thème particulier |
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Jean Marie Alfred Saunière Jean Marie Alfred Saunière, frère de Bérenger Saunière, naquit en 1855 à Montazels. Il choisit comme Bérenger la prêtrise puis Il fut ordonné prêtre en 1878 et nommé Vicaire à Alzonne. Après 1879, il enseigna chez les jésuites. En 1893, il fut professeur au Petit Séminaire de Narbonne durant 4 ans. En 1897, il rencontra la Marquise du Bourg de Bozas et devint aumônier du Patronage de Narbonne. La même année, il devint le précepteur dans la famille du Marquis de Chefdebien, grand dignitaire de la Franc Maçonnerie. Il fut chassé de cette maison et fut frappé de "suspens a divinis" pour sa vie de débauche. Il se retira ensuite à Montazels en 1903 où il eut une existence très remarquée par ses comportements extravagants. Il mourut jeune à 49 ans le 9 septembre 1905. Alfred Saunière eut une existence curieuse. A la fin de sa vie à Montazels, ceux qui le connurent rapportèrent qu'il aimait boire entre amis, ce qui débouchait souvent par quelques scandales. Un jour, complètement saoul, il se mit à uriner depuis sa terrasse sur la rue (propos rapportés par le maire du village de Montazels en 2001 M. André Fromilhague). On lui prête aussi une liaison avec la Marquise de Bozas et il finira sa vie avec Marie-Emilie Salière et avec qui il eut un enfant. |
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Antoine Bigou Antoine Bigou pris la succession de son oncle, Jean Bigou, curé de Rennes-Le-Château, en 1774.Il fut le confesseur de la Marquise d'Hautpoul, Marie de Négri d'Able, également appelé Marquise de Blanchefort. A la veille de la mort de la Marquise, celle-ci lui aurait confié un très grand secret de famille ainsi que des documents. Elle lui aurait également demandé de transmettre ce secret à une personne digne de le recevoir. Ce secret serait à l'origine de l'histoire de Rennes-Le-Château. A cette époque, la France vit une période de malaises politiques et sociaux qui devront la conduire à la révolution de 1789. C'est ainsi que l'abbé, profondément troublé par ce qu'il apprit, décida de cacher les documents.Il dissimula donc ceux-ci dans un des piliers de l'autel de l'église de Rennes-Le-Château. En 1791, il posa une dalle sur la tombe de la Marquise. Cette dalle proviendrait d'un tombeau situé au hameau des Pontils et il aurait fait graver d'étranges signes sur cette dalle: "ET IN ARCADIA EGO" qui peut se traduire par: "Moi, celui qui suis aussi en Arcadie". Il aurait également élaboré la stèle de la Marquise sur laquelle Bérenger Saunière s'acharna à effacer l'épitaphe. Dans l'église de Saunière, il posa face contre terre, devant l'autel : la fameuse dalle dite des Chevaliers. A l'heure de la révolution française, et en raison de ses connotations religieuses, il considéra plus sage d'agir de la sorte pour la cacher. Il semble aussi qu'il soit l'auteur de l'un des parchemins retrouvé par Saunière. Peu de temps après, Il fut déclaré prêtre réfractaire en 1792 et dut se réfugier à Sabadell, en Espagne où il mourut 18 mois plus tard le 21 mars 1794. Mais auparavant, il réussi à transmettre le secret de la Marquise à un autre prêtre exilé; l'abbé Cauneille. Celui-ci le communiqua à son tour à 2 autres prêtres; l'abbé Jean Vié, curé de Rennes les Bains de 1840 à 1870 et à l'abbé Émile François Cayron, curé de St Laurent de la Cabrerisse durant la même période. Hasard ou destiné ? l'abbé Emile François Cayron fut le professeur du jeune Henri Boudet qui deviendra curé de Rennes-les-bains et complice de Bérenger Saunière. |
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Nous avons peu de chose sur ce prêtre si ce n'est qu'il fut probablement l'un des confidents de Bérenger Saunière. En effet, peu de temps après la découverte d'un tombeau au sein de l'église Sainte-Marie-Madeleine, il alla le voir. Il est évident que ce qu'a trouvé Bérenger Saunière est lié à l'Église. Sinon, pourquoi rencontrer essentiellement des prêtres : Gelis, Cros et le curé de Névian ? |
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Né à Vesoul le 16 décembre 1839 Paul-Félix Beurain de Beauséjour fut nommé évêque de Carcassonne le 13 mai 1902 et ce jusqu'en 1930. Il fut préconisé le 9 juin 1902, sacré à l'église paroissiale de Vesoul le 20 mars 1904 et intronisé le 7 avril 1904. Précédemment vicaire général de Besançon. Il fut le successeur de Monseigneur Billard à l'évêché de Carcassonne. Ce successorat ne fut pas dans l'intérêt de Bérenger Saunière. En effet, devant la vie fastueuse du prêtre de Rennes-Le-Château, Monseigneur de Beauséjour lui demanda des comptes et des explications. Bérenger Saunière refusa catégoriquement de fournir la moindre explication quant à son train de vie. Il n'en fit pas plus pour courroucer un peu plus l'évêque de Carcassonne. Devant l'attitude du prêtre, il lui attentat un procès pour trafic de messes. Ce procès n'était qu'un prétexte pour pouvoir voir plus claire dans la vie fastueuse de l'abbé. Monseigneur de Beauséjour confia même en particulier que "cette accusation de trafic de messe est illusoire et qu'elle n'a aucun intérêt." Quoi qu'il en soit, Bérenger Saunière ne céda pas et tint tête à son évêque. L'évêque, las des années de procès, demanda une dernière fois à Bérenger Saunière des explications. Et une dernière fois Bérenger Saunière refusa. Devant cette réaction, les autorités de l'Église prirent la décision de suspendre Bérenger Saunière de ses fonctions sacerdotales. Cette décision abattit complètement le prêtre de Rennes-Le-Château. A partir de là, son attitude se modifia et ses problèmes de santé allèrent en s'amplifiant |
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Comte de Chambord Fils posthume du duc de Berry, prétendant légitimiste "Henri V" au trône de France, il meurt sans héritiers. Nous connaissons ces personnages dans l'histoire de Rennes-Le-Château essentiellement par le biais de la Comtesse de Chambord qui fit un don de 3000 F à Bérenger Saunière courant 1885. Cette dernière décédera dura l'année 1886. Son mari a, pendant un temps, joué une place importante sur la scène politique Française. Le comte de Chambord, dernier descendant des Bourbons, fut reconnu comme étant le seul prétendant au trône de France. Même le Comte de Paris le reconnut comme tel. Il épousa en 1846 l'archiduchesse Marie-Thérèse de Modène, une Habsbourg, qui devint la comtesse de Chambord. En 1873, la restauration de la monarchie à son profit sembla possible, mais le projet échoua devant l'intransigeance du comte qui refusa d'accepter le drapeau tricolore comme emblème national. Après cette erreur politique irrémédiable il dut renoncer à ses projets de reconquête du trône. Il mourut le 24 août 1883. Avec la famille de Chambord la France perdit ses derniers espoirs de monarchie. Il est fort surprenant que la femme d'un tel personnage s'intéresse à un prêtre du haut Razès. On peut supposer que la prise de position anti-républicaine de Bérenger Saunière durant la campagne électoral de 1885 et qui entraîna une suspension de son traitement, fit réagir la Comtesse de Chambord voyant en lui un fidèle partisan de la cause monarchique. Seul, un appui de Monseigneur Billard permit au prêtre de s'assurer des revenus dans l'attente d'un retour en "grâce" auprès du Conseil de Fabrique |
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Marie de Nègre d'Ables, épouse de François
d'Hautpoul dernier seigneur de Rennes-Le-Château en
1732, marquis de Blanchefort, seigneur de Saint-Just, le Bézu, les Bains,
Granès, Aussillon. Elle était la mère de noble Marie d'Hautpoul-Blanchefort, qui, le 26 septembre 1752 avait épousé son cousin, messire Joseph d'Hautpoul, chevalier et marquis. Nous pouvons dire que c'est par Marie de Nègre d'Ables dame de Hautpoul que l'Histoire entre dans l'affaire de Rennes-Le-Château. L'antériorité de la famille de Hautpoul est le trait d'union jusqu'à l'antique Rhédae (Rennes-Le-Château). D'autre part, nous savons, avec certitude, que Bérenger Saunière s'acharna particulièrement sur la tombe de cette femme. Il semble qu'il se serait efforcer d'effacer les pierres tombales afin que personne ne puisse y lire les inscriptions. Heureusement, un certain Stublein aurait recopié les pierres des années avant que le prêtre de Rennes-Le-Château se décide à les détruire. Curieusement, il semble que le livre de cet auteur, "Les pierres du haut Languedoc", n'ait jamais existé … |
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Ces deux personnages furent les deux ouvriers qui, en compagnie de Bérenger Saunière, effectuèrent les travaux dans l'église pour le remplacement de l'autel. Ce sont eux également qui soulevèrent la fameuse dalle des chevaliers et qui trouvèrent la "oule" dans laquelle plusieurs monnaies d'or étaient cachées. Profitant du peu de culture des deux ouvriers, Bérenger Saunière les trompa en leur disant que ces pièces étaient des médailles de Lourdes, se garantissant ainsi une certaine confidentialité sur cette découverte |
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Lorsque, en 1885, Bérenger Saunière arriva dans sa nouvelle paroisse, il découvrit son presbytère en un piteux état. Se pliant aux circonstances, il comprit rapidement qu'il lui était impossible d'y loger. C'est alors que des habitants du village le dirigèrent vers Alexandrine Marrot. Elle l'hébergea plusieurs mois, le temps qu'il entreprenne quelques réparations afin de rendre le presbytère habitable. Dans son livre "L'or du Diable" Jean-Michel Thibault fait une description, romancée certes, mais réaliste de l'événement. |
Le carillonneur CAPTIER
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L'histoire rapporte que Captier, le carillonneur, fut celui qui trouva, près du balustre renversé, une fiole renfermant un petit parchemin enroulé et signé Jean Bigou, oncle d'Antoine Bigou et prédécesseur comme prêtre dans l'église de Rennes-Le-Château. Devant l'événement, il apporta sa trouvaille au prêtre. Là, encore, la réaction de l'abbé, au dire du carillonneur semble des plus étrange, puisqu'il lui affirma que ce document était sans importance. Le descendant rapporte que son ancêtre avait coutume de dire : "Si l'abbé Saunière est devenu si riche c'est grâce à moi !". On peut facilement supposer que cette histoire a du lui laisser un goût amer... |
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Maître verrier bordelais spécialisé dans les
vitraux d'Art Cet artisan fut celui qui créa, à la demande de Bérenger Saunière, les différents vitraux de son église Marie Madeleine qui sont d'ailleurs signés de son nom. On peut, lors d'une visite de l'église, admirer leur facture aux couleurs chatoyantes. Plusieurs de ces vitraux ont également
fait couler beaucoup d'encre comme le vitrail de la
sacristie. Pour certains les décors bleus les encadrants,
seraient là pour rappeler et indiquer les fameuses
pommes bleues de la phrase trouvée dans le
grand parchemin
"Bergère pas de tentations que Poussin Téniers ...". Curieusement, ce maître verrier n'a fait des vitraux dans le Sud-Ouest que pour des Églises dédiées, soit à Notre-Dame, soit au Sacré Coeur. Aurait-il eut des liens avec la Franc Maçonnerie ? Il est vrai que les célèbres loges maçonniques de Toulouse ne sont pas loin de la région bordelaise... |
Ce personnage n'a rien à voir avec l'homme politique moderne et il faut aussi savoir que ce nom est très répandu dans le sud-ouest de la France.
En fait Giscard fut celui qui créa tout le statuaire de l'église Marie Madeleine à Rennes-Le-Château. Ce fut dans le mois de novembre 1896 que Bérenger Saunière commanda auprès de la fabrique de céramiques à
L'entreprise Giscard fabriqua également le fameux chemin de croix à l'identique de celui qu'il livra pour le chemin de croix du pèlerinage de Rocamadour dans le Lot. Il est vrai, néanmoins, que certaines stations diffèrent.
Sainte Germaine à Rennes-Le-Château
La fabrique d’ornements de terre cuite, Giscard, fut fondée en 1855par Jean Baptiste et son fils Bernard. Le fils de Bernard , Henri Giscard, professeur à l'école des Beaux-Arts de , pris succession et son fils Joseph , perpétua tradition. La maison mère qui existe toujours est située 25 avenue de la Colonne à Toulouse. Elle était composée des ateliers, de la très importante «chambre à terre» pour le stockage à humidité constante, des fours, des moules, des bureaux, ... Elle occupait plus de 50 personnes.
En 1885, curieusement connue pour ses œuvres profanes et la réalisation d'une statue du grand jurisconsulte Jacques Cujas, l'entreprise se spécialisa vers l’art sacré avec ses représentations de Sainte Germaine de Pibrac.
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Le succès fut très vite grandissant et vers 1920, la maison familiale obtint le monopole. Elle devint le dépositaire officiel du carmel de Lisieux pour la statue de Sainte-Thérèse de l’enfant Jésus. Les ont tous été formés par l’école des Beaux Arts de à la sortie, chacun continua sa carrière dans une technique particulière. Joseph Giscard, dernier
représentant de la famille, décéda malheureusement le 31
janvier 2005, sans héritier. |
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Les statues commandées par
Bérenger Saunière ont été issues du catalogue standard
de
Giscard, excepté le diable bénitier qui fut
réalisé spécifiquement à la demande de Saunière. Elles
étaient livrées peintes. Leurs formes et leurs présentations
générales ne furent donc pas l'objet d'une commande
spécifique. Mais ceci n'exclue pas que des détails ou des
couleurs puissent être ajoutés par la suite. La commande de Bérenger Saunière à la maison Giscard a concerné :
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Emma Calvé de Roquer, de son vrai nom, est née à Decazeville, dans l'Aveyron, en 1858 et mourut en 1942 à Millau. Pour beaucoup elle fut l'égérie de Bérenger Saunière qui l'aurait rencontrée lors de l'un de ses voyages à Paris. De connaissance, il serait devenu intime, certain n'hésiteront pas à voir en elle la maîtresse de Bérenger Saunière. Il est vrai que des témoins rapportèrent avoir entendu, lors des fastueuses réceptions organisées par l'abbé, la voix puissante et mélodieuse d'une chanteuse d'Opéra. Dans son roman, "l'or du diable", Jean-Michel Thibault nous décrit une tumultueuse et passionnelle relation entre le prêtre et la chanteuse. Elle eut une carrière somptueuse. Elle débute à Bruxelles en 1882 et paraît aussitôt à Paris, puis à la Scala de Milan en 1887 et chante régulièrement à Londres en présence de la Reine Victoria. Elle chante à New York, Monte-Carlo et dans bien d'autres lieux prestigieux. Elle fut reconnue comme une Carmen hors paire. Elle écrivit ses mémoires en 1940 sous le titre "Sous tous les cieux, j'ai chanté." Elle acheta le château de Cabrières, près de Millau, où elle y passa ses dernières années. |
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Elisabeth de Négri d'Ables est la fille de Marie de Négri d'Ables. A la mort de cette dernière elle hérita des biens de sa mère et prit le titre de Mademoiselle de Rennes. Plusieurs revers de fortune entraîna une saisie de ses biens. Une vente aux enchères fut organisée et ses biens furent attribués à son ancienne servante et à son mari qui sont Julie Avignon et son mari Michel Captier. |
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Prêtre de l'église d'Espéraza, il fut celui qui eut la tâche, semble-t-il difficile, de recevoir la dernière confession de Bérenger Saunière. Au dire de certain cette confession dura très longtemps et le jeune curé d'Espéraza en ressortit complètement bouleversé. Il ne donna pas les derniers sacrements à Bérenger Saunière de son vivant. Fait extrêmement rare et grave à l'encontre d'un prêtre. Il revint après sa mort pour le bénir. Rivière, d'après certain, sombra dans la folie six mois plus tard. Qu'a pu donc révéler Bérenger Saunière à ce jeune prêtre ? Nul ne le sait mais ce dut être terrible pour son entendement et sa culture. |
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