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Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret |
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J'avais espéré ne jamais écrire une telle chronique. Malheureusement, trop c'est trop et ma responsabilité de Web master m'oblige à prévenir lorsque de l'information sur les recherches en cours dérape.
De quoi s'agit-il ?
Comment en est-on arrivé là ?
Qui sont les auteurs ?
Pourquoi cette chronique ?
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Cette fausse affaire dite "des tableau
de Rennes-Les-Bains" faisant suite à une étude publiée sur
ce site, je conseille fortement de lire au préalable les
sujets suivants : |
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Une affirmation bien orchestrée
Le tableau "La Crucifixion" de Rennes-Les-Bains comporterait une date 1816 au recto de la toile ...
Elle serait la réelle signature datée de ce tableau...
Et voici ce que l'on pouvait voir dans un bulletin annuel ainsi que dans une revue spécialisée, parus fin 2006 et repris sur un forum : |
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On devine presque le 8 et un 6 ! |
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Et pour bien justifier que la vraie date du tableau est 1816 et non 1842 comme indiqué à son verso, le commentaire continue par (extrait du même forum) :
Appréciez l'ironie du discourt : "Pas signée mais commentée". Il faudrait tout de même expliquer la subtile nuance qui puisse exister entre une signature et un commentaire signé et daté...
Ceci ne fait aucun doute. Fin 2006, la machine à désinformer fut remise en marche et pour les faiseurs d'intox il fallait aller vite. La soit disant découverte fut ainsi publiée très sérieusement dans 2 revues avec la complicité du rédacteur :
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Info ou intox ?
Il est évident que dès la parution de cet article dans ces 2 revues respectées, quelques chercheurs se sont rapidement intéressés à cette date mystérieuse venant contredire celle présente au verso et écrite par le chanoine Gasc, à savoir 1842. Comment une telle date a pu passer inaperçu après plusieurs années de recherches sur ce tableau et par de célèbres chercheurs ?
Mais comme l'erreur est humaine et qu'il fallait bien en avoir le cœur net, Jean Brunelin, photographe professionnel, et Franck Daffos, en se rendant sur place, confirmèrent ce que beaucoup pensaient déjà tout bas :
Voici donc ce que le visiteur peut voir aujourd'hui : |
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Et comme les incrédules diront qu'il est facile d'affirmer sans comparer, comparons... |
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Une intox qui tourne au court-bouillon...
Si l'on compare les 2 photos ci-dessus, quelques questions se posent naturellement
Comment peut-on voir le détail d'un 6 sur une photo numérique alors que l'ensemble du cliché est d'une résolution médiocre ?
C'est tout simplement impossible. Sur une photo numérique, tous les détails sont dépendants de la résolution. N'importe qui ayant traité des photos sur un logiciel spécialisé le sait. En agrandissant l'image, on agrandie les défauts, mais en aucun cas, on obtient plus de détails. Ceci revient à dire que la quantité d'information est uniforme. On ne peut donc voir un 6 et voir un flou autour, à moins d'un traitement postérieur...
Il est dit dans la revue publiée que le visiteur n'aura aucun mal à voir cette date dans l'église de Rennes-Les-Bains, contrairement à la photo qui n'est pas de très bonne qualité. Pourquoi ne voit on pas cette date sur la photo haute résolution ?
Là, je n'ai pas de réponse. Mais il est vrai que l'auteur fin 2006 ne prenait pas trop de risque en invitant les visiteurs à se rendre à Rennes-Les-Bains. Tous les chercheurs qui travaillent sur Rennes-Le-Château le savent. La petite église de Boudet est interdite aux visites depuis longtemps...
Comment un détail tel qu'un 6 sur une photo comportant une résolution médiocre puisse devenir invisible sur une photo macro haute résolution ?
Là aussi je n'ai pas de réponse. Mais l'auteur finit par faire une confidence sur son forum. La date est invisible à l'oeil nu et il faut un matériel très sophistiqué pour espérer distinguer une ombre de date. Il est évident que c'est la seule sortie de secours possible à cette honteuse histoire... Inutile de dire que quelques internautes réclamèrent une quelconque preuve, une photo de meilleur qualité ou quelques explications sur cette date fantôme. Ils attendent toujours...
Mais j'avais oublié. L'infographie est capable de tous les miracles, même de faire apparaître de l'information précise là où il n'y en a pas...
Et si la date avait réellement existé dans les sous-couches de peinture, pourrait-elle être la date du tableau ?
Bien sûr, non et tous les débutants dans l'art pictural le savent. Pratiquement tous les artistes, par économie, reprennent des anciennes croûtes pour les repeindre. C'est ainsi que l'on peut, par radiographie, deviner souvent dans les sous-couches de peinture, des dates ou des signatures. Mais elles n'ont rien à voir avec la date réelle de la composition. Dans notre cas, l'inscription au dos est suffisamment éloquente ... On peut lire au verso de la toile :
" Fait par Mr Gasc, aumônier de Notre-Dame-de-Marceille de Limoux, en faveur de Mr Vié, son ami et curé de cette paroisse, 1842." |
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Pourquoi cette volonté farouche de manipuler une date ?
Tout simplement parce que la datation de ce tableau apporte un élément crucial dans la désignation du peintre. En signant le tableau "La Crucifixion" 1816 et non 1842, le chanoine Henri Gasc ne peut plus être l'auteur, étant né en 1807.
Voici donc l'enjeu. Insérer habilement de fausses informations en prenant les lecteurs pour témoin, pour contrer une thèse qui déplait et rebondir.
Bien sûr, des preuves photographiques ont été demandées ainsi qu'une confrontation, mais sans succès. Il est bien sûr plus facile de se réfugier derrière son mail et de créer des images que seul l'inventeur peut admirer. Il suffit ensuite d'un forum pour répandre le poison lent et insidieux en espérant que le temps fasse son œuvre.
Heureusement, ce fut sans compter la vigilance de certains chercheurs, spécialistes de ces tableaux et de quelques internautes qui ont su réagir contre ce complot indigne de la communauté des chercheurs. Je le rappelle ici. Tout chercheur a le droit à l'erreur et c'est souvent sur des recherches infructueuses que de nouvelles pistes se créent. Il a fallu 50 ans de recherche autour de Bérenger Saunière pour découvrir un autre épicentre : Gasc et Boudet
Mais il est inadmissible de modifier des résultats d'étude pour sa convenance ou pour satisfaire son ego. C'est mentir à tous les passionnés qui attendent une transparence honnête et sans tricherie.
L'histoire de
Rennes-Le-Château mérite le respect et l'humilité. |
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