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Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret |
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La fresque de la Montagne Fleurie est sans doute la plus belle découverte visuelle de ces dernières année dans le monde des deux Rennes. Non seulement elle était inattendue, mais sa richesse et son imagerie nous émerveille encore. Son étude a commencé en juin 2006 avec Jean Brunelin qui eu le premier cette très belle idée de photographier en haute résolution le bas relief de Marie-Madeleine sous l'autel. Des détails étranges étant perceptibles, il était naturel d'aller voir également de plus près la fresque et ses peintures d'un autre siècle. Très vite, une cascade de découvertes devaient nous convaincre de l'importance de la composition. Nous n'étions pas en présence d'une simple décoration religieuse un peu trop voyante, mais plutôt d'un témoignage déposé discrètement à la fin du 19e siècle et destiné aux générations futures.
Entre 2006 et 2007 un travail d'inventaire et de recherche commença alors pour analyser les peintures. Chacun à son tour nous étions émerveillé de mettre à la lumière des images plus belles les unes que les autres. Ce travail a d'ailleurs été le déclencheur d'un livre "Le Secret dans l'art ou l'art du Secret" que j'eu le plaisir d'écrire et de publier en mai 2007.
A-t-on déchiffré totalement cette fresque ? Certainement pas ? Il reste encore beaucoup de travail qu'il faut corréler avec d'autres indices. Mais une chose est maintenant certaine. Cette œuvre a été laissé délibérément pour quelques curieux qui auront su détecter des anomalies.
Qui est à l'origine de ce message ? Bérenger Saunière ? Henri Boudet ? Jean Jourde ? Une organisation religieuse ? Difficile à dire puisque les preuves n'existent pas. Mais les faits sont là. Ces images nous ont été laissées en héritage. Il existe toute fois quelques indices qui suggèrent des pistes sérieuses.
Serons-nous assez responsables et assez mûrs pour accepter ce message ? Pour le comprendre et le respecter ? Je me suis souvent posé cette question, car c'est de notre patrimoine historique et sacré dont il est question...
Je remercie bien sûr l'équipe municipale de
Rennes-Le-Château 2008 pour m'avoir accordé l'autorisation de photographier
cette fresque dans les meilleurs conditions possibles. Ce
travail que je livre aujourd'hui est le résultat de
nombreuses heures d'étude et de recherche. |
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Le thème sur l'église de Saunière est composé de 8 volets :
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L'étude de la Montagne Fleurie est composée de 4 volets :
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La fresque cache bien
d'autres secrets. Car pour aller plus loin et décrypter la
peinture, il faut faire abstraction des distances et des
perspectives. Il faut jouer avec les lumières et regarder
différemment. Il ne faut pas se fier aux premières impressions
et persévérer dans l'observation. Le paysage cache en réalité un autre décor plus
secret et plus discret. Sa découverte ne fut pas
immédiate, car il faut d'abord comprendre comment l'artiste a
procédé pour créer ses trompes œil. La pierre dolmen La découverte essentielle qui entraina une série de déduction, je la fit dans la nuit du 20 au 21 juin 2007. Jean Brunelin venait de me signaler quelques objets curieux ressemblant à des pièces d'or. Entrainé par ma curiosité, j'explorais alors le rocher supérieur et ses reflets étranges. Ma seconde passion pour la peinture artistique me permet en effet d'être en alerte sur des défauts de lumière ou des perspectives maladroites. Mais ici, c'est différent. Tout paraît équilibré et réfléchi, excepté ces roches qui contiennent des reflets inexpliqués et des couleurs trop bien agencées. Les ombres ne sont pas posées au hasard mais suivent une logique qu'il faut découvrir. Je prenais conscience petit à petit que cette peinture n'est pas le résultat d'un travail décoratif classique. Il s'agit d'une immense charade, d'un rébus, qu'il faut lire lentement pour parvenir à quelques réponses. |
| La forme noire en dent de scie que nous avions pris au départ pour un curé poussant une brouette est en réalité un boyau souterrain qui démarre à la surface. Car voici ce qu'il faut comprendre. L'artiste a voulu nous montrer par une coupe verticale la constitution d'un sous-sol. A la surface du rocher, ce qui étaient des arbustes devient un arbre. A ses pieds une pierre plate grise rappelle évidemment une forme connue. Le bleu représente sans doute de l'eau ou un marais. |
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Cette découverte est importante, car nous pouvons maintenant relier cette pierre à la fameuse pierre dolmen mise en évidence par le jumelage des tableaux de Rennes-Les-Bains découvert en septembre 2006.
En dessinant la "pierre dolmen" sur les deux tableaux, Gasc reproduisait un indice certainement fondamental. Cet indice fut repris par les concepteurs de la fresque vers 1890. |
![]() La pierre dolmen de la Pietà |
| Une première
coupe et un objet insolite Mis en lumière, le rocher se révèle être un plan en coupe montrant deux cavités. L'une au-dessus, blanche et bleue, indiquerait la présence d'eau. La seconde au-dessous semble être dangereuse comme le montre sa paroi extérieure qui aurait subi un effondrement. Plus curieux, au fond, un objet insolite protège les lieux. Le fond de la grotte est baignée par une clarté blanche presque irréelle. Tout ceci est bien sûr à interpréter dans son contexte. Mais on peut être certain que chaque détail compte. |
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| Une seconde
caverne encore plus mystérieuse
Juste au-dessous, une autre surprise est nettement visible. Une caverne ovoïde est présentée toujours selon une coupe verticale. On peut facilement distinguer la paroi qui semble protéger un lieu particulier. Au centre un présentoir en forme de main offre un objet ou une sépulture à une lumière blanche qui sort de nul part. La couleur bleue peut marquer la présence d'eau. |
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La seconde caverne |
| Sur la
partie supérieure de la grotte, une pierre plate paraît être
posée comme pour fermée l'entrée. L'objet central est nettement mis en lumière. S'agit-il d'une touche de
l'artiste pour attirer notre curiosité, ou bien d'un symbole pour souligner un
caractère sacré du lieu ? Le fait est là. Nous sommes en présence d'une représentation qui reste à expliquer... |
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| La visite
continue... Un animal ensanglanté... En observant la fresque dans ses moindres détails je guettais chaque indice qui pouvait amener à mettre en valeur un objet ou un personnage irréfutable. Ce fut un animal. Ce que je prenais de loin pour un vase de chine cassé se révéla être une jeune brebis affolée... |
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| Serions nous devant une illustration de la fameuse brebis égarée du berger Paris ? Tout semble en tous cas l'indiquer... L'artiste, en réel virtuose, a su créer un parfait trompe œil. L'animal est suggéré, mais pas trop afin de rester inaperçu de loin. Il faut être à moins de 50cm de la fresque pour espérer le deviner... |
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| Une pierre
très particulière... En déplaçant le regard à droite de la brebis, on tombe inévitablement sur cette pierre centrale qui domine la scène générale. A l'œil nu le visiteur peut déjà apercevoir quelques anomalies et pourtant elles échappèrent à 50 années de recherche. Edgar Poe et sa lettre volée trouve ici une parfaite illustration de sa méthode. La pierre est encore une fois le prétexte à une mise en scène bien différente du paysage générale. Des objets variés semblent posés pêle-mêle et quelques uns sont identifiables. |
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Nous avons par exemple ce curieux parchemin plié en deux et entouré par une sorte de lanière en cuir. |
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| A côté, d'autres objets ressemblant à des couteaux, des pièces de bois, des ferrures ou des lanières de cuir. |
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| Un parapluie
? Décidemment le parapluie semble être un ustensile qui a énormément compté dans l'affaire de nos curés. C'est en explorant la fresque fin 2008 qu'une image finit par dévoiler un parapluie noir fermé. Plusieurs anciennes photos montrent effectivement Saunière ou son frère avec un parapluie, mais blanc. Serait-ce justement pour nous alerter sur son importance ? |
| Vous avez dit
trésor ? Hé oui ! Il fallait bien qu'à un moment ou un autre, cette fresque parle un peu d'or. En voici certainement un échantillon. Mais quel joie ce fut pour moi de découvrir cette petite tâche jaune étincelante au milieu des rochers. C'est en descendant le long de la brebis à gauche que je vis cette belle forme jaune d'or. A l'œil nu le visiteur des lieux ne verra qu'un léger reflet brun clair contrastant avec le reste des pierres. Mais en promenant l'objectif à moins d'un mètre cette tâche se transforme en une curieuse forme étincelante couleur or. |
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| Comment
alors ne pas rêver à l'Arche d'Alliance, l'un des trésors
spirituels et récurrents qui hante l'histoire de Rennes ? S'il
s'agit d'un trésor immense, pourquoi nous présenter sur la
fresque un petit échantillon ? A moins qu'il ne s'agisse ici
de quelque chose de très particulier... Bien sûr, ces réflexions n'engagent que moi... |
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| Il m'est également impossible de passer sous silence un passage de "La vraie langue celtique" en page 75. En nous donnant un cours de théologie et d'Histoire biblique, Boudet cite l'Arche d'Alliance et l'associe au Sinaï qu'il traduit par "Shine", briller, étinceler, éclater, et surtout "to eye", regarder, avoir l'œil sur... Après avoir découvert cette belle couleur jaune brillant, son message devient particulièrement pertinent. |
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Quarante-huit jours après la sortie d'Egypte,
les hébreux atteignirent le Sinaï. Dans ce lieu, le
peuple reçut du Seigneur les préceptes religieux,
politiques et judiciaires qui le devaient régir. La
loi y fut proclamée au milieu des clartés
fulgurantes, au bruit des éclats d'un tonnerre
incessant, et dans la splendeur immense d'une
montagne en feu. Ce brillant appareil dans la
proclamation de la loi a fait donner à cette
montagne le nom de Sinaï –
to
Shine (Shaïne) briller, étinceler,
éclater – to eye
(aï) regarder, avoir l'oeil sur.–Au sommet du
Sinaï où Dieu l'avait appelé, Moïse reçu l'ordre de
construire le tabernacle et
l'arche d'alliance, et
le seigneur désigna nommément à son serviteur les
deux hommes qu'il avait remplis d'intelligence, de
sagesse et de science pour inventer tout ce que
l'art peut faire avec l'or, l'argent et l'airain.
L'interprétation de Bézeléel –
bezel (bèzel), chaton d'une bague, –
to
lay (lé), mettre, projeter, – to
ell, mesurer, – et celle de Ooliab, – wool
(ououl) laine, –
to eye
(aï) avoir l'oeil sur, – abb, trame de
laine, – nous apprennent que Bèzeléel dut faire en
or battu les deux chérubins –
share (shére) partage – up (eup)
en haut - placés de chaque côté du propitiatoire Extrait p 75 "La vraie langue celtique" |
| Voici un
autre exemple prouvant la complexité et la finesse de l'œuvre.
Si l'on se rapproche de cette tâche jaune d'or, d'autres détails
apparaissent. Le dessin semble constitué d'une ensemble de
ferrures, de clés, de serrures, de fermoirs. On perçoit même
des vis et des boulons... Les images se superposent comme
si plusieurs diapositives mélangeaient leurs lumières... Sommes
nous toujours dans le cadre d'une simple peinture artistique
faite de couleurs et de coups de pinceaux ? La question reste entière... |
![]() |
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A quelle échelle sommes nous ? Pour comprendre le travail étonnant déployé sur la fresque, il faut aussi connaître son échelle. Chaque peinture latérale mesure environ 1m de large. Les détails observables dans la photo précédente sont de l'ordre de 1 cm. Ceci donne un aperçu de la quantité de détail que l'on peut espérer trouver dans les deux peintures. Enfin il faut ajouter à cette précision un autre effet artistique : certaines images ont été superposées les unes aux autres, augmentant par effet de transparence le niveau de complexité. Tout ceci donne finalement un réel vertige artistique : |
| La pierre de
pain On peut associer à chaque partie de la fresque un site géographique du haut Razès, une particularité géologique ou une curiosité. C'est pas exemple le cas avec cette curieuse pierre rappelant étrangement "la Pierre de Pain" que l'on peut découvrir dans le Cromleck, sur les hauteurs de Rennes-Les-Bains. En y regardant de plus près, la pierre n'est pas construite sur une simple forme ronde, mais plutôt par des coups de pinceaux imbriqués, tantôt précis, tantôt grossiers. La palette de couleurs est aussi très variée, allant du jaune vert au noir. Le résultat est déconcertant et cet exemple montre bien quelques techniques utilisées. L'artiste a voulu dessiner un élément aux formes précises. C'est évident, mais cache t-il autre chose ? |
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| Coquillages
et crustacés...
Un œil attentif pourra
remarquer dans le coin en bas à droite, parmi quelques
feuillages aux formes curieuses, un mollusque et un coquillage
en forme de corne. |
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| Et comme
quelques coquillages vont aussi avec des animaux marins plus
évolués, voici une espèce de poisson inconnue, à mi-chemin entre
un requin et une raie... L'animal semble reposer au fond près
d'un feuillage vert, traduisez : quelques algues... Il ne faut pas s'étonner de la présence d'espèces marines. Le Cromleck fut il y a des millions d'années le fond de la mer. Ceci peut être constaté près des Roulers. Rien d'étonnant donc à ce que quelques fossiles soient restés protégés dans le sous-sol de la région. |
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| Le requin taureau
pourrait être un lointain descendant de cet animal
préhistorique... Mais tout ceci n'est que suppositions et hypothèses de travail... |
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| Encore
d'autres images... Sur deux années d'étude les peintures n'ont cessé de nous donner des images surprenantes formant de superbes tableaux abstraits. En voici quelques unes parmi les plus révélatrices et les plus étranges... Cet album s'enrichira petit à petit... |
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