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Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret |
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L'église Marie-Madeleine de Rennes-Le-Château est certainement l'œuvre centrale et la plus grande fierté de Bérenger Saunière. Elle concentre à elle seule un ensemble de symboles et de métaphores que Saunière, Boudet et sans aucun doute d'autres prêtres, nous ont légué à la postérité. Pour tous les curieux et les passionnés, elle témoigne de plusieurs passés étranges, celui du temps des Wisigoths et des Carolingiens, celui de Nicolas Pavillon ou celui de Saunière et de ses restaurations. Comment un prêtre sans le sou a-t-il pu mener à bien un tel projet ? Comment a t-il pu entreprendre de tel travaux ? Car le résultat ne peux laisser indifférent. Non seulement elle démontre une richesse évidente dans le statuaire et dans toutes les décorations, mais elle regorge de détails surprenants que nous commençons tout juste à comprendre comme pour le cas de la fresque de la Montagne Fleurie.
Mais surtout elle représente un réel défi à tous les chercheurs qui depuis 50 ans tentent vainement de décoder la moindre piste...
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Le thème sur l'église de Saunière est composé de 8 volets :
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Le diable Asmodée |
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Voici un autre symbole célèbre de Rennes-Le-Château. Dès que l'on franchit le porche de l'église, on est accueilli sur la gauche par un bénitier bien mystérieux et qui ne laisse pas indifférent. Pour tous les chercheurs, il représente un classique de l'imagerie ésotérico-mystique de Bérenger Saunière. |
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Le premier regard se porte immanquablement vers le bas du bénitier où se trouve un diable hideux et inquiétant que Gérard de Sède a tout de suite associé à Asmodée, le gardien des trésors du Temple.
Pour découvrir l'entrée de l'église de Saunière en 360° (Une version QuickTime déjà installée est indispensable) |
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Ce qui frappe dans la sculpture est la posture incroyablement inconfortable du diable. Il n’est ni agenouillé, ni debout, ni accroupi. Il se prépare à se lever ou à s'asseoir et se serait retrouvé dans cette position douloureuse.
Sa main gauche paraît relever son vêtement pour faire apparaître son genou droit et une partie de sa cuisse. Sa main droite fait un geste des plus étranges, comme si elle voulait former la lettre O ou quelque chose de rond. En fait, il faut savoir qu'en son temps, Bérenger Saunière avait placé un trident dans la main de la statue afin de faire plus vrai. Celui-ci faisait à l’origine partie du personnage mais il fut retiré par la suite.
Le diable grimace de manière hideuse. Il porte sur son visage une expression d’intense douleur dû à l’inconfort extrême causé par sa position. Quiconque tenterait de prendre cette posture la trouverait très rapidement insoutenable. |
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Sa tunique de soie verte est très belle et luxueuse comme d'ailleurs tout le statuaire. Il porte à la taille une ceinture dorée qui paraît être un anneau d’or plutôt qu’une lanière de cuir ou de tissu.
Le diable porte des fonts baptismaux sur ses épaules. Il faut d'ailleurs noter que ces fonts sont représentés par une coquille d’huître géante rappelant étrangement les deux bénitiers de l'église Saint Sulpice à Paris. |
![]() Le fauteuil du diable près de Rennes-Les-Bains |
Certains auteurs prétendent qu’il est assis
sur un petit siège invisible. Mais si l'on inverse
l'allusion (technique d'inversion chère à Saunière et qui est
aussi une règle que l'on retrouve dans toute l'affaire), le
siège invisible pourrait se transformer en "Fauteuil du diable". Or ce site existe ! Il se trouve non loin de la "Source du Cercle" près de Rennes-Les-Bains. |
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De nombreuses théories circulent à propos des caractéristiques anatomiques de ce diable, mais aucune d’entre-elles n’a apporté une contribution importante à l’éclaircissement du mystère.
Une énigme supplémentaire est celle des inscriptions étranges ressemblant à des coups de griffes. Elles sont visibles uniquement sur l'aile gauche du diable. Peut-on réellement penser que ces marques soient là par accident ? Peut-on croire que l'artisan et Bérenger Saunière aient pu ne pas les remarquer ?
Il existe aussi une légende des Indiens Delaware dans le Wyoming qui associent la marque des griffes de l’ours au diable. Aurait-ton ici un rapport avec cette ancienne légende... La griffe de l'ours sur le diable ? C’est aussi la légende de la Devils Tower (la tour du diable), site sacré pour les indiens et qui a constitué le principal décor du film de Spilberg « Rencontre du troisième type ». Ce site a aussi un rapport avec le Bugarach... |
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Légèrement en arrière et au dessus du diable se trouve un groupe de 4 statues d’anges.
Chacun de ces anges est en train d’exécuter un des mouvements qui composent le signe de la croix. A l’exception peut-être de l’ange qui se trouve dans la position la plus élevée, et celui qui est agenouillé, car ceux-ci semblent voir quelque chose qui se passe au loin et pointer du doigt quelque chose qui se trouve vers le bas.
Au pied du groupe d'ange se trouve l’inscription :
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Juste en dessous de l’inscription se trouve une petite plaque ovale sur laquelle sont écrites les lettres BS. En dessous de cette plaque se trouvent deux salamandres dont la queue soutient un anneau placé au sommet d’une pomme de pin. Des flammes semblent surgir tout autour d’elles.
Étant donné la proximité avec le diable, la conclusion qui vient immédiatement à l’esprit est que cette plaque BS se réfère au diable : «Par ce signe tu le vaincras».
A nouveau, ce qui est intéressant, c'est cette expression qui comporte 22 lettres (Nombre hautement symbolique pour Saunière). |
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Comme si le groupe des statues d’ange n’invitait pas déjà assez à la curiosité, une nouvelle énigme se trouve juste au-dessous.
On peut lire sur une plaque ovale en noir sur fond rouge l’inscription BS. En dessous et de chaque côtés se trouvent les 2 salamandres. |
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Voici donc un autre beau défi posé aux chercheurs. Que peuvent signifier ces initiales ? Pendant de nombreuses années les auteurs n'ont pas manqué d'imagination pour proposer une solution. J'en retiendrais que quelque unes qui sont aussi les plus classiques :
Je conserve tout de même une large préférence pour Boudet Saunière qui est une très belle manière de signée en laissant le doute avec Bérenger Saunière. En effet, si l'on considère ces initiales comme la signature de Saunière, quoi de plus normal. Après tout, l'église de Rennes-Le-Château est officiellement sa création et il ne s'en est jamais caché. Mais si l'on choisit Boudet / Saunière, la signification est tout autre. Cette inscription devient alors une preuve manifeste que Henri Boudet participa à la conception et à la décoration de l'église. Compte tenu des recherches actuelles, il semble bien que cette solution doit être privilégiée...
Mais il faut aussi être prudent. Boudet, dans son art de la cryptographie, nous a habitué à peser les mots, les symboles et les doubles sens.
Plus les années passent et plus certains détails s'estompent et disparaissent. Heureusement, la photo est là pour rétablir la vérité. l'inscription BS que nous voyons aujourd'hui a été malheureusement restaurée sans respecter la typographie d'origine. Or, Saunière ou Boudet semblent avoir choisis une forme de caractère bien particulière et inexistante ailleurs dans l'église. Ceci, comme tous les autres symboles, n'a pu être choisi au hasard.
Certains auteurs on vu dans ces symboles le 8ème signe zodiacale du scorpion. Il est vrai que Boudet est né le 16 novembre, signe du Scorpion... |
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Sous la plaque portant les lettres BS, on peut voir 2 salamandres desquelles jaillissent des langues de feu. La salamandre a toujours été considérée comme une créature mythique née du feu, vivant dans le feu et mourant que lorsque les flammes qui l'ont vu naître s'éteignaient. Elle symbolise un reptile maudit dont sa morsure rendrait un homme chauve et serait même mortelle. Les deux queues semblent tenir un anneau déposé au sommet d’une pomme de pin. La position des salamandres proches du diable juste en dessous, pourrait faire allusion à leur origine. |
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La salamandre a fréquemment été adoptée comme emblème du courage et de patience dans la souffrance. Jean d’Aragon l’a incluse dans sa devise “Durabo” (je souffrirai avec patience), et François Ier de France l’a placée dans la sienne : « Nutrisco et Extinguo » (je nourris et j’éteins) ; il a été parmi les premiers à prendre cette créature pour emblème un peu partout dans ses châteaux, en particulier dans ceux de Blois et de Chambord. La salamandre a également été utilisée en héraldique, pour signifier la constance et la justice, l’homme qui demeure impassible et indemne dans le feu des tourments. |
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Pour Paracelse,
il dénombre 7 races de créatures sans âme : les génies à forme
humaine mais sans âme ni esprit, les géants et les nains. La
Terre, par génération spontanée, produit des nains qui gardent
les trésors sous la montagne ; l'Eau produit les ondines ; le
Feu, les salamandres ; l'Air, les elfes. Ensuite viennent les
géants et les nains issus de l'air, mais qui vivent sur la
terre.
Pour les chrétiens, la salamandre a également une signification particulière, comme on peut le constater dans le "Bestiaire Divin" (écrit vers 1210/1211) de Guillaume le Clerc et qui écrit ce qui suit à propos de la salamandre : |
| ‘Cette bête (la salamandre) signifie l’homme de raison menant une vie sainte, et qui est si plein de la foi parfaite qu’il éteint sur son chemin le feu de la luxure et la chaleur ardente du vice. Je vous prie de ne pas penser que je vous dis un mensonge. Le feu qui tourmente les âmes ne peut affecter ceux qui servent bien Notre Seigneur, dans la bonne et parfaite foi. Ils ne craignent pas les flammes que le diable peut vouloir préparer à leur intention, lui qui est si méchant et si malin. Dans le feu se sont retrouvés Ananias, Misael et Azarias; ils n’y ont été blessés d’aucune manière, parce qu’ils étaient soutenus par la foi. Mes maîtres, il n’y a aucun doute là-dessus: par la foi et la conviction juste, l’homme est sûr de surmonter toutes les sortes de tourments. Les Ecritures en témoignent : c’est écrit dans Isaïe, que par la foi les saints ont complètement vaincu le péché et éteint le feu. …. |
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Ceci pourrait signifier que "Par ce signe tu le vaincras" est la manière dont Saunière a exprimé l’idée que «l’on peut surmonter toutes les sortes de tourments et en éteindre le feu par la foi et la victoire sur le péché».
Il se peut aussi que la salamandre ait une autre connotation : elle a été utilisée en héraldique par le Comte de Chambord (dont l’épouse avait fait un don à Saunière) et par les comtes d’Angoulême, dont l’illustre ancêtre était François Ier de France.
Si l’on considère que les opinions politiques de Saunière étaient ouvertement royalistes, alors les salamandres prennent une signification tout à fait particulière, puisqu'elles font référence à la monarchie française. Souvenons nous que lorsque Saunière entra en fonction à Rennes-Le-Château, des élections eurent lieu et il fit fortement campagne contre les Républicains :
"Les Républicains ! ", a-t-il tonné en chaire de vérité "voilà le diable qui doit être vaincu. Voilà ceux qui devraient fléchir le genou sous le poids de la religion et de ses baptisés. Le signe de la croix est victorieux et est à nos côtés..."
En disant "à nos côtés" il parlait sans doute du côté des royalistes. Les salamandres surmontent justement un diable hideux, ce qui implique que la famille royale triomphe du démon (les républicains). Mais tout ceci n'est qu'hypothèse... |
| Il est
passionnant de voir que certains détails de Rennes sont
retrouvés petit à petit sur d'autres sites. C'est tout à fait
naturel si l'on considère que la
Maison Giscard, le
célèbre statuaire toulousain, alimenta la plupart des paroisses
de la région du Sud-Ouest de la France durant de nombreuses
années.
C'est ainsi que François Pous, notre passionné globe-trotter, mis la main en juin 2009 sur ces salamandres dont nous savons maintenant qu'elles ne sont pas uniques. Cette station 14 Giscard d'une église de Haute-Garonne en est la preuve. La commande de la station fut effectuée en 1899 et donc bien après celle de Rennes-Le-Château.
Station 14
dans une église du Tarn |
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| On peut observer que le moulage de la partie basse de cette station 14 a littéralement servi au bénitier. Seul l'emplacement du numéro de station a été réservé pour y incruster les supposées initiales des auteurs Boudet / Saunière... |
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La salamandre, petit dragon, est un amphibien et non un lézard, doté d’une queue et qui est sortit des marécages à l'époque des dinosaures. Les salamandres, tritons, sirènes, amphiumes et axolotls constituent l'ordre des Caudata (anciennement Urodèles). Beaucoup de salamandres sont très colorées, signalant à leurs prédateurs, qu'elles ont mauvais goût car venimeuses. La plus grande salamandre est la salamandre géante de Chine, suivie de près par la salamandre géante du Japon. Elles peuvent être terrestres, aquatiques, semi-aquatiques et même arboricoles |
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