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Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret |
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Voici un autre symbole célèbre de Rennes-Le-Château. Dès que l'on passe le porche de l'église, on est accueilli sur la gauche par un bénitier bien mystérieux et qui ne laisse pas indifférent. Pour tous les chercheurs, il représente un classique de l'imagerie ésotérico-mystique de Bérenger Saunière. |
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Le premier regard porte immanquablement vers
le bas du bénitier où se trouve un diable hideux et
inquiétant que l'on associe à Asmodée.
Pour découvrir l'entrée de l'église de Saunière en 360° (Une version QuickTime déjà installé est indispensable) |
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Ce qui frappe dans cette sculpture, c’est la
posture incroyablement inconfortable du diable. Il n’est ni
agenouillé, ni debout, ni accroupi. Il paraît préparé à se
lever ou à s'asseoir, mais il se serait retrouvé dans cette
position douloureuse. Sa main gauche paraît relever son
vêtement pour faire apparaître son genou droit et une partie
de sa cuisse. Sa main droite fait un geste des plus
étranges, comme si elle voulait former la lettre O
ou quelque chose de rond. En fait, il faut savoir
qu'en son temps
Bérenger Saunière
avait placer un trident dans la main de la statue afin
de faire plus "vrai". Celui-ci faisait à l’origine partie de
la statue, mais il a été enlevé par la suite.
Le diable grimace de manière hideuse. Il a une expression d’intense douleur ou d’inconfort extrême, causé sans aucun doute par sa position. En fait, quiconque tenterait de prendre cette posture la trouverait très rapidement intenable. |
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Sa tunique est très belle et semble être faite de soie verte. Sa taille est ceinte d’une ceinture doréequi paraît être un anneau d’or plutôt qu’une ceinture de cuir ou de tissu. Il pourrait s’agir ici d’une allusion à l’un des rois carolingiens, Jean XI, dont le lignage remonte à Sigebert IV. Les armoiries de Jean XI comportent le haut d'une armure au-dessus d’un champ strié verticalement, et au centre duquel se trouve une fleur de lys entourée d’une bande dorée. La devise est "ET IN ARCADIA EGO". Le diable porte des fonts baptismaux sur ses épaules. Il faut noter que ces fonts sont représentés par une coquille d’huître géante. |
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Certains auteurs prétendent qu’il est assis sur un petit siège invisible. Mais si l'on inverse l'allusion (la technique d'inversion chère à Saunière est aussi une règle que l'on retrouve dans toute l'affaire de Rennes-Le-Château), le siège invisible se transforme en "Le fauteuil du diable". Or ce site existe ! Il se trouve non loin de la "Source du Cercle" près de Rennes-Les-Bains. De nombreuses théories circulent à propos de caractéristiques anatomiques de ce diable, mais aucune d’entre elles n’a apporté une contribution importante à l’éclaircissement du mystère. Une énigme de plus est celle des inscriptions étranges ressemblant à des coups de griffes. Elles sont visibles uniquement sur l'aile gauche du diable. Peut-on réellement penser que ces marques soient là par accident ? Peut-on croire que l'artisan et Bérenger Saunière aient pu ne pas les remarquer ? |
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Légèrement en arrière et au dessus du diable se trouve un groupe de 4 statues d’anges. Chacun de ces anges est en train d’exécuter
un des mouvements qui composent le signe de la croix. A
l’exception peut-être de l’ange qui se trouve dans la
position la plus élevée, et celui qui est agenouillé, car
ceux-ci semblent voir quelque chose qui se passe au loin et
pointer du doigt quelque chose qui se trouve vers le bas. Au
pied du groupe se trouve l’inscription : Juste en dessous de l’inscription se trouve une petite plaque ovale sur laquelle sont écrites les lettres BS. En dessous de cette plaque se trouvent 2 salamandres dont la queue soutient un anneau placé au sommet d’une pomme de pin. Des flammes semblent surgir tout autour d’elles. |
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Étant donné la proximité avec le diable, la conclusion qui vient immédiatement à l’esprit est que cette plaque BS se réfère au diable : «Par ce signe tu le vaincras». A nouveau, ce qui est intéressant, c'est cette expression qui comporte 22 lettres (Nombre hautement symbolique pour Saunière). |
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Comme si le groupe des statues
d’anges n’invitait pas déjà assez à la curiosité, une
nouvelle énigme se trouve juste au-dessous.
On peut lire sur une plaque ovale en noir sur fond rouge l’inscription BS. En dessous et de chaque côtés se trouvent 2 salamandres. |
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Voici donc un autre beau défi posé aux chercheurs. Que peuvent signifier ces initiales ? Pendant de nombreuses années les auteurs n'ont pas manqué d'imagination pour proposer une solution. J'en retiendrais que quelque unes qui sont aussi les plus classiques :
J'ai tout de même une grande préférence pour Boudet Saunière qui est une très belle manière de signée en laissant le doute avec Bérenger Saunière. En effet, si l'on considère ces initiales comme la signature de Saunière, quoi de plus normal. Après tout, l'église de Rennes-Le-Château est officiellement sa création et il ne s'en est jamais caché. Mais si l'on choisit Boudet / Saunière, la signification est tout autre. Cette inscription devient alors une preuve manifeste que Henri Boudet à participé à la conception et à la décoration de l'église. Compte tenu des recherches actuelles, il semble bien que cette solution doit être privilégiée... Mais il faut aussi être prudent. Boudet, dans son art de la cryptographie, nous a habitué à peser les mots, les symboles, et les doubles sens. Plus les années passent, plus certains détails s'estompent et disparaissent. Heureusement, la photo est là pour rétablir la vérité. l'inscription BS que nous voyons aujourd'hui a été en fait restaurée, mais sans respecter la typographie d'origine. Or, Saunière ou Boudet semble avoir choisi une forme de caractère bien particulière et inexistante ailleurs dans l'église. Ceci, comme tous les autres symboles, n'a pu être choisi au hasard. Certains auteurs on vu dans ces
symboles le
8ème signe zodiacale du
scorpion. |
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Sous la plaque portant les lettres BS, on peut voir 2 salamandres desquelles jaillissent des langues de feu. La salamandre a toujours été considérée comme une créature mythique née du feu et vivant dans le feu. La queue des salamandres semble tenir un anneau déposé au sommet d’une pomme de pin. Le groupe qui comprend l’anneau et la pomme de pin ressemble à des armoiries. La situation des salamandres, proches du diable qui se trouve en dessous, est peut-être appropriée et pourrait faire allusion à leur origine. Est-ce que le diable envoie les salamandres vers le haut, vers les anges, ou bien sont-ce les anges qui les envoient vers le bas, vers le diable?
Il s’agit très certainement de salamandres entourées de flammes. Mythologiquement, la salamandre était une créature qui vivait dans le feu. Elle a fréquemment été adoptée pour emblème du courage et de la patience dans la souffrance. Jean d’Aragon l’a incluse dans sa devise “Durabo” (je souffrirai avec patience), et François Ier de France l’a placée dans la sienne : « Nutrisco et Extinguo » (je nourris et j’éteins) ; il a été parmi les premiers, à prendre cette créature pour emblème un peu partout dans ses châteaux, en particulier dans ceux de Blois et de Chambord. La salamandre a également été utilisée en héraldique, pour signifier la constance et la justice, l’homme qui demeure impassible et indemne dans le feu des tourments. Pour les chrétiens, la salamandre a également une signification particulière, comme on peut le constater dans le "Bestiaire Divin" (écrit vers 1210/1211) de Guillaume le Clerc qui écrit ce qui suit à propos de la salamandre:
‘Cette bête (la salamandre) signifie l’homme de raison menant une vie sainte, et qui est si plein de la foi parfaite qu’il éteint sur son chemin le feu de la luxure et la chaleur ardente du vice. Je vous prie de ne pas penser que je vous dis un mensonge. Le feu qui tourmente les âmes ne peut affecter ceux qui servent bien Notre Seigneur, dans la bonne et parfaite foi. Ils ne craignent pas les flammes que le diable peut vouloir préparer à leur intention, lui qui est si méchant et si malin. Dans le feu se sont retrouvés Ananias, Misael et Azarias; ils n’y ont été blessés d’aucune manière, parce qu’ils étaient soutenus par la foi. Mes maîtres, il n’y a aucun doute là-dessus: par la foi et la conviction juste, l’homme est sûr de surmonter toutes les sortes de tourments. Les Ecritures en témoignent : c’est écrit dans Isaïe, que par la foi les saints ont complètement vaincu le péché et éteint le feu. ….
Parallèlement au texte écrit sous les anges : "Par ce signe tu le vaincras", l’ouvrage de Guillaume le Clerc utilise également le mot "Vaincre":
Ceci semble signifier que "Par ce signe tu le vaincras" a été la manière dont Saunière a exprimé l’idée que «l’on peut surmonter toutes les sortes de tourments et en éteindre le feu par la foi et la victoire sur le péché».
Il se peut que la salamandre ait encore une autre connotation: elle a été utilisée en héraldique par le Comte de Chambord (dont l’épouse avait fait un don de 3.000 Francs à Saunière) et par les comtes d’Angoulême, dont l’illustre ancêtre était François Ier de France. Si l’on considère que les opinions politiques de Saunière étaient ouvertement royalistes, alors les salamandres prennent une signification tout à fait particulière, c’est-à-dire qu’elles font référence à la monarchie française. Souvenons nous que lorsque Saunière est entré en fonction à Rennes-Le-Château, des élections eurent lieu et il a alors fortement fait campagne contre les Républicains:
"Les Républicains !", a-t-il tonné en chaire de vérité "voilà le diable qui doit être vaincu. Voilà ceux qui devraient fléchir le genou sous le poids de la religion et de ses baptisés. Le signe de la croix est victorieux et est à nos côtés..."
En disant "à nos côtés" il parlait sans doute du côté des royalistes. Les salamandres surmontent justement un diable hideux, ce qui implique que la famille royale triomphe du démon (les républicains). |
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