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L'église Marie-Madeleine
Son jardin

Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret

 

   Le jardin attenant à l'église ressemble à beaucoup de jardins de nos paroisses françaises et rien ne semble anormal, à première vue, lorsque l'on s'y promène. Mais pour apprécier toute la subtilité cryptographique de ces prêtres codeurs il faut prendre un peu de hauteur et observer attentivement.

 

Le plan du jardin

 

Le jardin, directement accolé à l'église, paraît respecter une curieuse géométrie. Chaque mobilier possède une place bien précise. Un triangle équilatéral inversé domine la structure. Une grille, aujourd'hui disparue, fermait ce triangle comme pour bien montrer son importance. En son centre se trouve le calvaire. Mais nous verrons que toute cette mise en scène n'est pas dû aux fantaisies artistiques du jardinier Saunière. Ces plans, comme d'ailleurs ceux du Domaine, ont été réfléchis et travaillé pour passer un message bien précis et attirer la curiosité.

 

Survolez le plan et cliquez sur les éléments de votre choix
En bleu une grille avait été placée par Saunière. Elle a aujourd'hui disparu

 

Sa création

 

Courant janvier 1891, Bérenger Saunière demande l'autorisation au conseil municipal de Rennes-Le-Château de clôturer à ses frais la place publique devant son église. Le 21 juin de la même année, au cours d'une mission de dévotion envers Notre Dame de Lourdes, le petit jardin de la vierge est inauguré. Une statue commémoratrice fut posée sur le pilier carolingien de l'ancien autel qui a été installé en ce lieu et curieusement placé à l'envers.

 

Cette erreur est volontaire. D'ailleurs, les cas d'inversion tout au long de cette affaire sont extrêmement nombreux, comme s'il fallait marteler ce procédé de codage.

 

Comment un prêtre de la trempe de Bérenger Saunière qui a travaillé de nombreuses années dans la restauration de son église aurait pu se tromper à ce point ?


La statue commémoratrice sur l'une des colonne inversée de l'ancien autel

 

La finition du jardin pris environ 6 ans et son inauguration eut lieu le 6 juin 1897 en présence de Mgr Billard à l'occasion d'une visite épiscopale.

 

C'est aussi lors de cette journée très festive que l'évêque put constater les travaux de rénovation de l'église Marie-Madeleine. Et contrairement à un étonnement qui aurait pu se comprendre compte-tenu de l'ampleur des sommes visiblement engagées, Mgr Billard félicita le curé de la paroisse.

 

Une plaque commémorative de l'événement existe toujours. Elle est visible au pied du calvaire.

 

Les curiosités

Le positionnement et l'inversion du pilier carolingien est un élément déconcertant quand on connaît les nombreuses autres inversions observées autour de l'affaire. Un autre exemple qui montre cette symétrie subtile est la dalle des Chevaliers qui a été découverte par Saunière face gravée contre terre devant l'autel. Elle fut replacée à l'extérieur face gravée vers le haut au pied du calvaire.

 

Et si on élargie cette analyse sur l'ensemble du jardin on peut remarquer un fait troublant : On retrouve la forme de l'église dans la construction géométrique du jardin en appliquant une simple translation de son plan.

 

Ainsi, la fresque de la Montagne Fleurie devient à l'extérieur, le pilier inversé, l'allée centrale de l'église devient le chemin qui mène au calvaire, l'autel devient le calvaire. La dalle des Chevaliers se retrouve donc devant le calvaire puisqu'elle a été découverte devant l'autel. L'ancien bénitier représenterait alors la oule d'or que Saunière découvrit par hasard.

 

 

Tout ceci respecte clairement une logique et dans ce contexte on peut comprendre l'importance de cette grille posée par Saunière et qui semble complètement inutile.

 

Autres curiosités, le bout du jardin en forme de triangle équilatéral et que l'on ne peut apprécier que sur un plan.

 

Il y a aussi la présence d'une grotte qui est censée représenter celle de Lourdes et ce banc qui possède une inscription mystérieuse. Pourquoi tant d'efforts déployés, d'autant que les travaux ont commencé 6 ans avant la restauration complète de l'église ?

 


La grotte reconstituée aujourd'hui

 

Le banc constitue à lui seul un indice incontestable et aussi un réel mystère. Que signifie cette inscription matérialisée par des petits cailloux cimentés ?

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A ce jour, aucun décryptage satisfaisant n'a su résoudre ce message

 


Le banc au fond de la grotte et une inscription KXS LX

 

En 1999 la commune de Rennes-Le-Château prit la décision de restaurer les jardins de l'église. Cette rénovation fut réalisée sous la direction de Alain Féral. La grotte de la vierge fut reconstruite à l'identique de celle de l'époque.
Voir l'album photo de Saunière.

 

Peut-on en déduire un indice ?

 

Une hypothèse sérieuse est donc que le jardin représente une réalité inversée intégrant le plan de l'église. On peut alors imaginer qu'il s'agit d'une représentation de la paroisse telle que Saunière l'a découverte dans son sous-sol. Un fait confirme cette hypothèse : la dalle des Chevaliers, qui à l'origine était devant l'autel à l'intérieur de l'église et qui fut déplacée à l'extérieur devant le calvaire comme pour marquer l'inversion.

 

Pour simplifier, on pourrait dire qu'il y a eu une volonté manifeste de conserver à la mémoire et de façon symbolique le plan de l'église tel qu'il fut découvert lors de la rénovation, tout comme le ferait un archéologue lors d'un relevé topographique !

 

Mais ce n'est sans doute pas tout. Que signifieraient alors ces formes géométriques très bien agencées ? Le triangle équilatéral serait dans ces conditions porteur d'un message, d'une indication, d'une direction, ou tout simplement d'un plan. Nous aurions alors un sens de lecture qu'il faut démarrer dans l'église pour ensuite continuer à l'extérieur. N'oublions pas également que tout ceci s'inscrit dans un projet bien plus vaste puisque la construction du Domaine suivra pour finir vers 1904...  

 

Bien sûr, ce sont des hypothèses mais une chose est certaine aujourd'hui. Saunière ne fut pas l'auteur des plans des jardins et du Domaine. Nous avons également la preuve que l'église est codée. Le hasard et la fantaisie artistique sont donc exclus...

 

Tout ce raisonnement déclenche évidemment plus de questions qu'il n'en résout. Par exemple, si l'on admet que chaque élément symbolise un objet ou un lieu important, que représente le banc et son inscription ? S'agit-il d'un tombeau ? S'agit-il d'un sarcophage ? Que représente la grotte ?

 

Les jardins nous parlent, il reste à les comprendre...

 

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