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Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret |
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La disposition des statues dans l'église n'a pas été faite au hasard. Elle semble soigneusement calculée. Certaines se font face alors que d'autres sont isolées, mais ce qui est surprenant c'est qu'elles semblent aller par paire. En fait, le regard de l'une appelle le regard de l'autre. La plupart des statues ont été placées entre 2 stations du chemin de croix. Et de la même manière qu'elles se font face, les stations du chemin de croix sont aussi en vis à vis. Une première remarque est donc que statues et chemin de croix doivent être probablement interprétés par groupes de deux. D'ailleurs, le plan sur le sol de l’église aide à rendre plus clair la lecture. Mais avant de commencer toute analyse, il est nécessaire de présenter chaque saint qui peuple l'église. En effet, chaque élément joue un rôle capital dans la compréhension de ce que Saunière et Boudet ont voulu exprimer dans cette impressionnante imagerie. L'église comprend 9 statues principales, dont 5 dans la nef. On trouve depuis l'entrée à gauche et dans le sens des aiguilles d'une montre : Elles ont toutes été commandées par Bérenger Saunière à l'entreprise Giscard de Toulouse. Excepté le diable qui est une commande très spéciale, les statues sont toutes issues du catalogue de Giscard. Mais ce n'est par pour autant qu'il faut prétendre qu'elles ne comportent aucun message particulier. Certaines d'entres-elles ont visiblement subies des petites modifications, imperceptibles pour nos yeux de candides, mais terriblement révélateur pour un homme d'église averti. Enfin comme nous le verrons ci-dessous, leur position et leur symbolique n'ont pas été choisies au hasard. |
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Saint Jean-Baptiste
Saint Jean Baptiste se tient debout, au-dessus de Jésus et le baptise. Il est vêtu à la romaine, ce qui est pour le moins étrange. Selon les descriptions bibliques, il était toujours vêtu très sommairement. Un ruban est drapé au-dessus de la croix qu’il tient dans la main gauche. Les lettres Alpha et Omega, apparaissent sur le socle et rappellent les parchemins. Mais le plus intéressant est que Jésus a adopté presque exactement la même position que celle du diable près de la porte, mais en miroir. De plus, à l'instar du Diable à l'entrée de l'église, on se rend compte que Jésus regarde vers le sol. Attitude singulière pour un tel personnage recevant le Baptême de la part du dernier Prophète Chrétien. |
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Est-ce que Bérenger Saunière ou
Boudet
souhaitaient informer le visiteur en l'invitant à
regarder vers le sous-sol de l'église ? Ou bien est-ce une
indication sur la méthode de lecture de
l'échiquier représenté par le dallage ?
On fête Saint Jean Baptiste à 2 dates : le 24 juin, jour de sa naissance, et le 29 août, date adoptée aux environs de 1801, pour commémorer sa décollation. |
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Sainte Germaine de Pibrac Cette statue représente Sainte Germaine de Pibrac. Bien qu’elle fût bergère et vécût dans la plus grande pauvreté, elle apparaît ici richement vêtue. Les moutons et son tablier fleuri de roses sont ses attributs classiques. Sainte Germaine naquit en France vers 1579. Fille d'un modeste laboureur, elle s’appelait en fait Germaine Cousin et était originaire de Pibrac près de Toulouse. Dès son plus jeune age, elle fut atteinte de scrofules tuberculeuses et atrophiée d'une main. Elle perdit également sa mère et sera humiliée par sa belle-mère et ses proches. Dès l’âge de 9 ans, on lui confia un troupeau de moutons à garder, ce qui lui permit de se réfugier dans la prière. A cause de son extrême piété, elle fut méprisée par les villageois, mais elle restait toujours aimable et n'hésitait pas à donner du pain aux pauvres. |
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La sainte est célèbre pour avoir accomplie 3
miracles. Un jour, alors qu'elle voulut traverser un
ruisseau en crue, les paysans qui l'observaient virent les
eaux s'ouvrirent devant elle. Elle put ainsi traverser au
sec. Une autre fois, alors qu'on l’accusa d’avoir volé du
pain pour nourrir les pauvres, elle fut forcée d’ouvrir son
tablier. A la surprise générale, celui-ci contenait une
brassée de roses en fleurs.
Son père ébranlé, interdit sa femme de frapper Germaine. Il
lui demanda également de réintégrer la maison à la place de
la remise où elle avait l'habitude de dormir. Elle refusa.
Un jour de 1601, son père la trouva morte sur son lit. Elle avait 22 ans. Elle fut enterrée dans l'église de Pibrac et peu à peu tout le monde oublia l'existence de sa sépulture. Traditionnellement, on attribue la date de sa mort au 17 janvier mais celle-ci n'est pas historiquement vérifiée. Cette date provient en fait d'une confusion faite avec Sainte Roseline morte le 17 janvier 1329. Il faut dire que Sainte Roseline possède une biographie très proche de Sainte Germaine de Pibrac. D'autres saintes aux roses existent d'ailleurs comme Sainte Elisabeth de Hongrie ou Sainte Rosalie… On retrouve aussi Sainte Germaine dans la fresque en haut relief. On la fête le 15 juin...
Un mystère entoure aussi Sainte Germaine de Pibrac
après sa mort. Le 22 septembre 1661, le vicaire général de l’archevêque de Toulouse, Jean Dufour, vint à Pibrac. Étonné de voir ce cercueil dans la sacristie, il le fit ouvrir et découvrit un corps dans un état de fraîcheur anormal. Il creusa tout autour de là où le corps avait été trouvé. Les morts enterrés au même endroit n'étaient plus que des squelettes. Devant ce miracle, le vicaire général demanda la canonisation de Germaine en 1700. Finalement, elle fut canonisée en 1867. |
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Saint Antoine l'Ermite
Comme toutes les autres statues, Saint Antoine est richement vêtu. Un cordon est noué autour de sa taille, semblable à celui des moines. Dans sa main gauche il tient un livre fermé, sans doute la bible, tandis que dans la droite il a un bâton se terminant par un T (le Tau) et une clochette. Un cochon est accroupi à ses pieds. Saint Antoine naquit en Égypte à Qeman (Fayyoum), près d’Heracléopolis, vers le milieu du IIIe siècle. Sa famille était aisée, et lorsque ses parents moururent il hérita de leur fortune. Un jour, alors qu’il se trouvait à l’église, il entendit les mots: «si tu veux être parfait, va et vends tout ce que tu possèdes». Pensant que ces paroles lui étaient destinées, il se débarrassa rapidement de tous ses biens terrestres et entra en religion. Il commença par mener une vie d’ascète, et en observant les vies d’autres ascètes, il affina sa philosophie. Il prit ensuite résidence dans une tombe où, dit-on, il dut se battre pratiquement à mort contre des démons et des bêtes sauvages. |
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Ces épisodes de sa vie ont d'ailleurs
fait le bonheur de
Téniers le Jeune qui a peint
ce thème sur d'innombrables toiles.
Après environ 15 ans de cette vie, à l’âge de 35 ans, il se retira alors dans un fort abandonné près de Der el Memum, où il vécut dans un isolement complet pendant 25 ans. Pendant ce temps, il ne porta le regard sur aucun autre être humain. On lui jetait de la nourriture par-dessus les murs. A mesure que les années passaient, des pèlerins vinrent rendre visite à cet étrange reclus et, au fil du temps, une petite colonie d’adeptes se constitua non loin de là. Bien qu’il ne vît jamais ses visiteurs, il céda cependant à leur prière de devenir leur guide spirituel, et vers 305 il abandonna sa retraite. Sa réputation et le nombre de ses adeptes augmenta et un monastère fut fondé dans le voisinage. On dit souvent qu’il a été le fondateur du monachisme chrétien. Après avoir passé quelque temps à prêcher ses nouvelles ouailles, il retourna à une vie de réclusion et trouva une grotte près de la Mer Rouge, dont il fit sa demeure. Il devait passer là 45 ans. Saint Antoine dit le Grand ou Antoine d'Égypte aurait donc vécu de l'an 251 à 356. Il mourut à l'âge de 105 ans entre les bras de ses 2 disciples Macaire et Amathas, le 17 Janvier 356. Saint Antoine fait partie aussi du mythe du 17 janvier |
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Depuis très longtemps l'attribut
canonique du Saint Antoine Ermite est un cochon.
C'est pourquoi on peut observer un cochon au pied de Saint
Antoine.
Mais ce qui est surprenant et unique dans le cas du statuaire de Rennes-Le-Château c'est qu'ici il est muni de défenses. Ce cochon a donc été transformé en sanglier sans doute par Boudet. Il est vrai que l'on retrouve dans son livre "La vraie langue celtique" un chapitre sur "la chasse au sanglier" p299 |
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Bien que pour un observateur classique ces défenses peuvent
paraître très banales, pour un ecclésiastique, elles sont
tout à fait anormales car elles ne correspondent pas à la
symbolique classique. Boudet le savait, et en
ajoutant ce détail il prévoyait d'attirer la curiosité sur
cette statue.
Car celle-ci comporte un autre secret. La tête de ce Saint Antoine est en fait celle du RP Joseph Chiron (1789-1852) qui fut ermite à Galamus. On le retrouve aussi dans le chemin de croix, station 14. (voir "Le secret dérobé" de Franck Daffos) |
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Joseph, père de Jésus, est représenté ici richement vêtu. Il est placé en face de son épouse, la Vierge Marie. Historiquement, on connaît très peu de choses au sujet de Joseph et dans la Bible on le mentionne à peine. Sa légende de Saint ne commença à se répandre qu’aux alentours du XVIIe siècle. Mais ce qui troubla le public, c'est cet enfant Jésus qu'il porte à son bras. Car si l'on observe en face la statue de la Vierge Marie, elle porte également un enfant identique. Cela nous fait donc 2 Jésus identiques, face à face et pour une même symbolique. Le mythe des 2 Jésus, frères jumeaux, était ainsi né... |
| Saint Joseph se fêtait le 19 mars, mais plus tard, le pape Pie XII décida qu’on le commémorerait le 1er mai. |
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Cette statue représente la Vierge Marie et que Saunière s’est contenté de nommer "Vierge Mère". Elle tient l’enfant Jésus sur son bras droit. Comme pour toutes les statues de l’église, Marie resplendit dans des vêtement très élégants. De même que pour Saint Joseph en face, elle porte dans ses bras un enfant Jésus identique... Bibliquement parlant, on sait très peu de chose au sujet de Marie et les évangiles y font à peine allusion. Elle naquit à Jérusalem vers 19 avant l’ère chrétienne et y mourut vers l’an 46 de notre ère. Elle fut la première à croire en Jésus et se tint fermement à ses côtés lors de la crucifixion vers l’an 30 de notre ère. |
| Après la mort de Jésus, Marie passa de nombreuses années à transmettre ses souvenirs au groupe sans cesse croissant des adeptes de son fils. Selon les textes les plus fiables de la Bible, elle passa le reste de sa vie à Jérusalem et y mourut. La croyance populaire veut qu’à la mort de sa mère, Jésus Christ vint prendre son corps et son âme pour les emmener dans les Cieux où elle fut couronnée reine du Ciel et de la Terre. |
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Saint Antoine de Padoue
Saint Antoine de Padoue est représenté ici dans des vêtements de grande qualité. Sa taille est ceinte d’une cordelette dans laquelle est glissé un crucifix. Dans sa main gauche il tient un livre ouvert sur lequel se trouve un petit enfant Jésus. Sur son bras droit tendu reposent un grand bouquet de lis blancs. Saint Antoine de Padoue est probablement l’un des saints les plus connus et les plus aimés. Pratiquement aucune église n’est estimée complète sans sa statue. Il est presque toujours représenté avec l’enfant Jésus dans ses bras, ou tenant un lys, un livre, ou les 3. |
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Saunière a mis en valeur ses
statues de façon remarquable. Chacune est posée sur un socle
richement décoré. Ici Saint Antoine de Padoue est
porté par 4 anges
Saint Antoine de Padoue naquit au Portugal, mais il passa le plus clair de sa vie en Italie. A l’origine moine augustinien, il devint par la suite franciscain. Sa conversion à l’ordre franciscain fut le résultat du massacre des franciscains au Maroc. Lorsque leurs corps mutilés furent rapatriés, il fut si bouleversé qu’il décida de devenir martyr lui aussi. On le nomme parfois : « le pourfendeur d’hérétiques », à cause de sa manière simple et parfois miraculeuse d’enseigner. Saint Antoine était un grand rassembleur de foule et connut un très grand succès. Un jour, alors qu’il prêchait un groupe d’hérétiques qui ne l’écoutaient pas, dans un geste de mépris il se mit à prêcher pour des poissons qui se trouvaient là, et ils parurent l’écouter avec le plus grand intérêt. En une autre occasion, confronté à un hérétique, Saint Antoine plaça le Saint-Sacrement et du foin sur le sol devant une mule affamée. La mule s’inclina devant le Saint Sacrement avant de manger le foin. Il est réputé avoir eu une vision de l’enfant Jésus. Mais le plus intéressant est qu'il est le symbole des objets perdus et retrouvés. Il mourut à l’âge de 36 ans, en 1231. On le fête le 13 juin. |
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Sainte Marie-Madeleine
Sainte Marie-Madeleine est ici représentée dans une robe resplendissante. Elle tient une grande croix rustique dans la main droite, tandis que dans la main gauche tient le vase à parfums qui devait lui servir à embaumer le corps du Christ. A ses pieds se trouve un crâne reposant sur un livre ouvert. Vase, crâne, livre et croix rustique sont les attributs symboliques de Marie Madeleine. Sœur de Saint Lazare et de Sainte Marthe, on la qualifie souvent de «Pénitente». Sainte Marie avait été nommée Madeleine parce que, bien que juive de naissance, elle vivait dans la ville chrétienne de Magdala, juste au nord de la Galilée. Les évangiles de Saint Luc disent qu’elle était une «pécheresse notoire» et que 7 démons avaient été chassés de son corps. Elle était présente lors de la Crucifixion, et plus tard près du tombeau vide de Jésus. |
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14 ans après la mort du Christ, Sainte
Marie Madeleine fut jetée par les Juifs dans une embarcation
sans voiles ni rames, avec
Saint Lazare, Sainte Marthe, Saint
Maximin (qui la baptisa), Saint Sidoine
("l’homme né aveugle"), sa servante Sera, et le
corps de
Saine Anne, la mère de la Bienheureuse Vierge.
Ils dérivèrent sur la mer et atterrirent au sud de la France, où Sainte Marie Madeleine passa le reste de sa vie dans une grotte connue sous le nom de Sainte-Baume. |
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Des anges lui apportèrent quotidiennement la Sainte Eucharistie, qui fut sa seule nourriture. Elle mourut à l’âge de 72 ans. Juste avant sa mort, Saint Marie Madeleine fut transportée miraculeusement dans la chapelle de Saint Maximin, où elle reçut les derniers sacrements. On la fête le 22 juillet. Il existe une autre Marie-Madeleine, connue sous le nom de Marie-Madeleine de Pazzi. Elle naquit à Florence le 2 avril 1566 et mourut le 25 mai 1607. De nos jours elle est la patronne de Florence. Elle était fêtée le 25 mai, mais à présent on la célèbre le 29 mai. |
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Saint Roch
Saint Roch est représenté ici portant une robe élégante. Il lève le bas de son vêtement pour révéler une blessure sur sa cuisse. Il porte des bottes solides, mais une seule est visible. A ses pieds se trouve un chien qui le regarde. Originaire de Montpellier dans le Languedoc, il est connu pour avoir soigné les malades pendant une épidémie de peste en Italie du nord. Pendant ces temps terribles, on dit qu’il se rendit en divers lieux pour guérir les victimes par des moyens surnaturels. Plus tard, il fut lui-même victime de la maladie alors qu’il se trouvait à Piacenza. Selon la légende, alors qu'il était étendu sur le sol, un chien errant vint et le soigna. Il se remit de sa maladie, mais son apparence changea tellement lors de son retour dans sa famille qu’on ne le reconnut pas et les autorités le jetèrent en prison pour imposture. Il y resta jusqu’à sa mort. |
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Un récit semblable place les
événements en
Lombardie, où on le soupçonna d’espionnage et
où il croupit en prison jusqu’à son décès.
De nos jours, en France Saint Roch est encore invoqué pour demander sa protection contre les maladies. On le représente souvent accompagné d’un chien. Il est fêté le 16 août. |
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Beaucoup d'auteurs et de chercheurs ont
pensé pendant longtemps que le décryptage du statuaire était
d'ordre mathématique ou du moins basé sur une logique
scientifique implacable. En fait, compte tenu de ce que l'on
sait aujourd'hui au travers d'autres découvertes comme celle
du
jumelage des 2 tableaux de Rennes-Les-Bains
réalisé par
Gasc, le codage est très subtil et hautement
symbolique. Il est impossible d'en déduire un quelconque
message si on a pas de bonnes bases théologiques et une
forme de pensée proche d'un homme d'église à l'époque de
Saunière et de Boudet.
Il n'existe pas une seule façon de décoder mais sans doute plusieurs qui s'entremêlent et qui se croisent avec d'autres indices historiques, matériels ou allégoriques. On pourrait écrire un livre sur le statuaire de Saunière / Boudet et sur ses différentes interprétations. Voici quelques observations simples et évidentes que chacun peut constater... Nous savons que les statues, excepté le diable du bénitier, sont standards et appartiennent au catalogue de Giscard, mais ce n'est pas si simple. Si l'on prend Saint Antoine, il est évident que sa tête est spécifique et qu'elle a été retravaillée pour ressembler à un personnage précis : Joseph Chiron. Ceci prouve que des détails ont été ajoutés, modifiés ou supprimés. Mais un autre fait à prendre en compte est le choix et le positionnement des statues. Leur agencement semble bien orchestré et chacune guide l'observateur dans sa quête. Une constatation facile à observer est que les statues, comme d'ailleurs le chemin de croix, sont organisées par deux. |
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Ces 2 statues semblent s'opposer, l'une le diable, l'autre Jésus. Tous les deux sont agenouillés dans une position pratiquement identique mais inversée. Notons également que le diable, Jésus et Saint Jean Baptiste paraissent tous regarder un même point du sol au centre de l’église et directement devant le confessionnal. Le socle sur lequel se tient Saint Jean Baptiste porte les lettres Alpha et Omega (le début et la fin de toute chose). D'origine biblique, ces lettres se retrouvent aussi dans les parchemins. Peut-être que Saunière/Boudet voulaient simplement dire qu’ici se trouvent le début et la fin de la lecture du message après avoir parcouru l'église. Un autre élément troublant et commun à toutes les statues est le fait que tous les personnages portent des vêtement splendides. Pourtant Saint Jean Baptiste est toujours dépeint dans la Bible comme un homme vêtu extrêmement simplement, tout comme Jésus. Ceci est un réel mystère. De même, la représentation du diable possède
aussi son lot d'hypothèses. De nombreux auteurs pensent
qu'il s'agit d'Asmodée, le gardien mythique du trésor du
Temple du roi Salomon. D'ailleurs son visage, sa
physionomie et sa couleur de peau semble indiquer des
origines orientales. Sa posture est aussi intrigante et tous
les chercheurs sont unanimes pour affirmer qu'elle veut nous
livrer un message. |
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Le O de la main droite
Puisque ses doigts semblent former un cercle, on peut supposer qu’il indique la Source du Cercle, petite source proche de Rennes-les-Bains. En fait, Bérenger Saunière avait fait placer un trident dans cette main, mais celui-ci fut retiré plus tard de peur que quelqu'un se blesse. Le doute subsiste donc. |
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Le siège invisible du diable De nombreux auteurs ont émis l’idée que le diable aurait dû être assis pour pouvoir prendre une telle position ou qu'il serait assit sur un siège invisible. En inversant l'assertion, on peut interpréter ceci comme "Le Fauteuil du Diable". Un site de ce nom existe bel et bien, non loin de la Source du Cercle près de Rennes-Les-Bains. Il est vrai également que ce siège invisible pourrait être un petit tabouret, une sellette, ou une selle. Or, la prononciation de "selle" est «sel» ; le sel dans sa forme latine «sal» apparaît dans l’un des codes du grand parchemin: "Panis AW Sal". |
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Le torse du diable Sur l'un des côtés de son torse, son muscle pectoral est mal formé : il est plus plat que l’autre. On pourrait le qualifier de "Plat d'une Côte". Or cette expression légèrement transformée donne Pla de la Coste, ce qui est le nom d'un plateau surplombant Rennes-les-Bains. Notez également que dans ces 2 groupes, le diable, Jésus et Saint Jean, ils ont tous le sein droit dénudé. S’agirait-il d’une allusion à la Franc Maçonnerie? |
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La main gauche du diable Le diable place les 5 doigts de sa main gauche sur sa cuisse droite comme s'il voulait les montrer. Le chiffre 5 serait-il important ? La main n’est pas posée à plat sur la cuisse mais légèrement relevée. |
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Les griffes énigmatiques
Un trait remarquable de ce diable est sur son aile gauche. 5 petites marques qui ressemblent à des cicatrices ou à des égratignures cicatrisées sont discrètement gravées. Il n’y aucun doute qu’elles ont été placées là intentionnellement par l’artisan et, puisque Saunière était si rigoureux dans ses instructions, ces marques ont certainement été placées là parce qu’il l’avait ordonné. Ces marques au nombre de 5 semblent être dessinées pour attirer l'attention, car le diable a la main gauche placée sur sa jambe droite d’une façon qui suggère aussi le chiffre 5. De nombreuses études numérologiques très intéressantes ont été effectuées mais les conclusions sont toujours difficiles. |
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Ces 2 statues semblent se compléter. Saint Roch regarde Saint Jean, alors que Sainte Germaine regarde Sainte Marie Madeleine. Les 2 personnages possèdent un animal au regard attendrissant. Tous les deux ont eu une vie extrêmement modeste, mais ils sont représentés ici avec de riches habits comme si leur condition avait brusquement changée. Tous les deux montrent l'objet du miracle, l'un une blessure qui causa sa maladie, l'autre des roses qui étaient à l'origine du pain pour les pauvres. |
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Saint Antoine l'Ermite, comme de nombreux saints, a mené une vie extrêmement austère. Ses riches vêtements, quasiment princiers, sont donc tout à fait déplacés sur ce personnage qui passa la majeure partie de sa vie au fond du désert égyptien et dans la pauvreté. A côté de lui, un petit cochon paraît heureux d’être couché à ses pieds et les origines de cette symbolique sont confuses, d'autant que Saunière/Boudet ont ajoutés des petites défenses signifiant ainsi qu'il s'agit d'un sanglier. Or il existe un autre saint pour lequel ce petit cochon est très significatif. Il s’agit de Saint Antoine de Galamus. Celui-ci vivait à l'ermitage de Galamus, dans une grotte creusée à flanc de montagne et à une hauteur de 576m. Pendant toute sa vie il combattit le démon et, un jour, ayant réussi à le maîtriser, il le condamna à prendre la forme d’un cochon et à rester à ses côtés jusqu’à la fin de sa vie. Nous savons d'ailleurs aujourd'hui que cette hypothèse est confirmée car son apparence physique rappelle Joseph Chiron, ermite de Galamus, Alors que Saint Antoine tient un bâton et un livre, Sainte Marie Madeleine tient une imposante croix rustique et le vase à parfum. Comme toutes les autres statues, elle porte des vêtements resplendissants. Le personnage de Marie Madeleine est omniprésent dans l'imagerie de Saunière. On la retrouve dans la dédicace de son église ou dans le nom de sa Tour, la Tour Magdala. Appelée également Marie de Magdala, des thèses sérieuses ont montré que Jésus aurait pu être marié à Marie de Magdala:
Dans la tradition juive ainsi que dans de nombreuses autres cultures de la région, l’onction de la tête ne pouvait être accomplie que par l’héritière, la prêtresse royale ou la fiancée du roi. La scène indique donc ici que la personne oignant la tête de Jésus est en fait son épouse Marie de Magdala. S’il en est ainsi, on peut se poser de nombreuses questions quant à la symbolique de la statue. A ses pieds se trouve un crâne auquel il manque 2 canines, et posé sur les pages d’un livre ouvert. Le crâne paraît regarder dans la direction de Sainte Germaine. |
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Ces 2 statues sont intéressantes du fait
qu’elle comportent chacune une représentation identique
de l’enfant Jésus. Normalement, les églises en ont une,
mais 2 et si proches l’une de l’autre est quelque peu
inhabituel. En fait, l'église de Saunière contient 3
représentations avec Saint Antoine de Padoue
qui porte aussi l’enfant Jésus. Pour Saint Antoine de Padoue
et Saint Joseph l’enfant est tenu par la main gauche, tandis
que Marie tient l’enfant par la main droite. D'autre part,
les statues de Joseph et de Marie sont presque le reflet
l’une de l’autre comme pour signaler une symétrie.
Joseph porte des vêtements splendides. Sa main droite soutient Jésus, mais il tient aussi rassemblés des plis de ses vêtements. Le même geste se retrouve sur la statue de Sainte Madeleine. Dans la main droite il tient un petit bouquet de lys, que l'on trouve aussi chez Saint Antoine de Padoue, et qui est symbole de pureté associé à Jésus. Nous avons vu que les regards étaient importants en menant le visiteur de l'une à l'autre, or ici les 2 personnages semblent regarder vers l’autel qui serait donc le point culminant. Saunière/Boudet auraient-ils voulu nous montrer que tout vient de La découverte des parchemins sous la pierre de l’autel ? Jésus tient les deux bras étendus vers l’autel, en un geste de bienvenue. Ils sont étendus également vers son image reflétée en miroir. A gauche on peut observer Joseph, le "père" terrestre de Jésus et sur la droite Marie "Mère" spirituelle qui d'habitude, porte l'enfant Jésus. Mais là où l'église de Rennes-Le-Château se démarque des autres églises c'est que Joseph porte aussi l'enfant Jésus. Nous nous trouvons donc devant les "parents" terrestres de Jésus portant l'un et l'autre l'enfant ; et de plus ils se font face. Que faut-il y voir ? Il est impensable que Bérenger Saunière, prêtre d'exception, n'ait pas vu l'ambiguïté qu'il allait soulever. Ce message est donc délibéré, mais quel est-il? L'idée la plus évidente et en même temps la plus audacieuse est celle de la thèse du frère de Jésus, voir de son jumeau. Bérenger Saunière aurait utilisé ces statues pour suggérer une allusion voilée au fait que Jésus n’aurait pas été enfant unique mais aurait eu un frère... |
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| La mise en place de ces statues de style Saint-sulpicien n'a pas été faite sans raison. Le croire serait stupide. |
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Saunière / Boudet n'en
finiront jamais de nous étonner : Si l'on isole les initiales de certaines statues en suivant le M de Marie Madeleine on obtient le mot mythique GRAAL :
De plus ces statues forment le M autour de la statue de Marie Madeleine. Le M est d'ailleurs une lettre que l'on retrouve régulièrement tout au long de l'affaire, comme par exemple sur les habits de prêtre de Saunière ou sur la fresque de Cocteau |
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