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Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret |
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Henri Boudet, prêtre discret et secret, nous a laissé de nombreux témoignages codés. Son livre "La Vraie Langue Celtique" est certainement son œuvre majeure qu'il faut obligatoirement associer à l'église non moins codée de Saunière. Mais lorsque l'on étudie la vie de ce prêtre étrange et mystérieux, il faut aussi se tourner vers sa paroisse qui recèle également de nombreuses surprises.
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Cette étude est composée de deux sections :
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La petite église de Rennes-les-Bains, dédiée aux Saints Celse et Nazaire, repose tranquillement et discrètement au milieu du village. Il s’agit d’une structure extrêmement ancienne. Déjà citée en 1162, elle fut certainement modifiée à plusieurs reprises avant cette date. Et en dépit des bouleversements dont elle a été le témoin tout au long de son histoire, elle a remarquablement résisté aux ravages causés par l’homme et par le temps.
Côté nord, elle côtoie le presbytère et un petit jardin. Côté sud-est, elle protège son petit cimetière et au fond la Sals qui coule paisiblement.
Voici donc la fameuse paroisse d’Henri Boudet, prêtre mystérieux et dans laquelle il œuvra durant 42 ans. Pendant toutes ces années et tout comme Saunière, il dépensa des sommes énormes, mais toujours en faisant le bien. Il s’offrit le luxe de son époque mais il porta généreusement secours à tous ceux qui étaient dans le besoin. |
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Tout comme l'église de Rennes-Le-Château, celle-ci possède sa part de mystère. Malheureusement, certains détails ne sont plus visibles aujourd'hui du fait de la malveillance de certains, ou tout simplement pour effacer des indices trop évidents. C'est ainsi que, comme les pierres tombales de Rennes-Le-Château, le cimetière de l'église de Rennes-Les-Bains laisse deviner des signes curieux montrant que l'affaire ne se limite pas à l'environnement de Bérenger Saunière.
L'accès se fait par une petit ruelle et par un porche donnant soit sur le cimetière, soit dans l'église. Pour des raisons bien compréhensibles, l'intérieur du bâtiment est aujourd'hui fermé à clé. |
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Le petit cimetière de Rennes-Les-Bains, tel qu'on peut le voir aujourd'hui, semble bien triste si on le compare à d'anciennes photos. Les arbres ont disparu et cette ambiance de jardin à la française n'est plus perceptible. Tout y est maintenant agencé à la règle et les fleurs sauvages sont rares. Cette remise en ordre du cimetière nous prive malheureusement maintenant d'un témoignage précieux, celui des 2 tombes de Paul Urbain de Fleury !
Ce personnage connu pour ses liens maçonniques, aurait eu droit à 2 sépultures. Une seule d'entre elles est visible aujourd'hui. Mais il existe aussi 2 autres tombes importantes : celle de la famille Boudet, la mère et la sœur de Henri Boudet, et celle de Jean Vié, curé prédécesseur de Boudet à Rennes-Les-Bains. Henri Boudet préféra pour une raison inconnue être enterré à Axat avec son frère Edmond Boudet. |
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Voici donc en détail, les différentes curiosités de cette petite église aux apparences bien trompeuses ... |
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Jusqu'en 1992, lorsqu'on se trouvait derrière l'église, côté cimetière, une sculpture étrange était visible sur le mur du presbytère à droite. Cette tête sculptée, figée sur le mur par Henri Boudet, proviendrait d'un menhir décapité situé dans un amas rocheux dont le nom occitan est "Cap de l'Hom", et qui se traduit par "Tête de l'homme". Ce site se trouve sur les hauteurs à 250 m à l'ouest de Rennes-Les-Bains. |
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Boudet, dans son livre "La vraie langue celtique ou le Cromleck de Rennes-les-Bains" y consacre d'ailleurs quelques lignes (page 234) : |
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En face du point où se trouve la station thermale et l'église paroissiale , la ligne courbe faite par l'assise de rochers porte le nom de Cap dé l'Hommé. Un menhir était conservé à cet endroit, et on y avait, dans le haut, sculpté en relief, une magnifique tête du Seigneur Jésus, le sauveur de l'humanité. Cette sculpture qui a vu près de dix-huit siècles, a fait donner à cette partie du plateau le nom de Cap dé l'Hommé (la tête de l'Homme), homme par excellence, filius hominis. Il est déplorable qu'on ait été obligé, au mois de décembre 1884, d'enlever cette belle sculpture de la place qu'elle occupait, pour la soustraire aux ravages produits par le pic d'un malheureux jeune homme, lequel était bien loin d'en soupçonner la signification et la valeur. |
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Le livre fournit d'ailleurs une carte "Rennes celtique" dessinée par son frère Edmond Boudet où l'on peut situer parfaitement le site à gauche de Rennes-Les-Bains |
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Il est amusant de voir comment Henri Boudet cherche à nous persuader qu'il s'agit d'une représentation de Jésus (la tête du sauveur") alors qu'il nous décrit une sculpture issue d'un menhir celte.
Certains auteurs ont prétendu qu'il s'agissait plutôt de la tête d'une femme d'époque gallo-romaine. Mais le trou situé au sommet du crâne a aussi permis une allusion avec la coutume mérovingienne qui consistait à pratiquer la trépanation du défunt. L'allusion à Dagobert II Roi perdu est à peine voilée, et est à l'origine d'un autre nom pour cette sculpture : "Le mégalithe décapité de Dagobert"
On peut encore lire sur la plaque : "Sculpture détrônée d'un menhir placé sur l'extrême rebord du Pla des Brugos..." |
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Cette sculpture, qui fut donnée à Henri Boudet pour son intérêt à l'archéologie et qu'il plaça sur le mur de son presbytère, fut retirée suite à l'inondation de 1992. La tête est aujourd'hui visible dans un musée local. |
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Le prédécesseur de Henri Boudet dans l'église de Rennes-Les-Bains fut l'abbé Jean Vié et dont sa tombe est située immédiatement à droite de celle de la famille Boudet.
A première vue, l'épitaphe paraît relativement ordinaire. Pourtant, si on l’examine de plus près, on peut faire des découvertes étonnantes. Bien sûr, ce ne sont peut-être que des coïncidences... |
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La ligne qui attire le regard est celle qui indique la date de sa mort. L’inscription révèle les chiffres 1 et 7 qui combinés, donnent le nombre 17.
A présent, si on associe ce nombre à son nom Jean Vié, on obtient "17 Janvier". Voici donc que le graveur a peut-être profité de la sonorité du nom Jean Vié pour jouer avec une date très particulière.
Car il faut savoir que dans toute l'affaire de Rennes-Le-Château le 17 janvier est une date remarquable qui revient régulièrement et qui est mise en valeur dans "Le Serpent Rouge". |
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Ceci nous amène donc à la Marquise de Blanchefort, Marie de Négri d'Ables, décédée un 17 janvier comme l'indique sa stèle.
Coïncidence ? Pas vraiment, car Jean Vié n'est pas mort à cette date. Il est donc envisageable que celle-ci fut volontairement faussée par Jean Vié lui-même ou par Boudet et dans un but précis.
Enfin il existe une autre coïncidence remarquable sur les années :
1840 - 1808 = 1872 - 1840 = 32 ans
Nous voici maintenant en pleine allégorie d'un jeu d'échec avec 32 cases blanches, 32 années dans le civil et 32 cases noires, 32 années de prêtrise. Rappelons que le grand parchemin fut décodé en utilisant la marche du cavalier. |
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La tombe de la famille Boudet présente aussi quelques curiosités. La croix de pierre affiche 2 flèches gravées qui se croisent en angle droit. Le motif pourrait être qu'une simple décoration et pourtant si on examine le dessin, la flèche verticale est orientée. La pointe est vers le haut. Boudet voulait-il nous indiquer une direction ou un méridien à utiliser et une méthode, celle du croisement de 2 axes pour situer un lieu ? |
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Certains auteurs ont vu dans ces symboles fléchés le signe de la marque du méridien Rose Line (Ligne rose).
Malheureusement, la tombe ayant été très probablement déplacée après l'inondation de 1992, cet indice devient difficilement exploitable.
Mais si l'on en juge par son ancienne orientation, la flèche verticale indiquait le Nord et donc un méridien. La flèche horizontale serait alors une latitude qu'il faut croiser pour trouver un point précis.
On retrouve bien sûr ces types de flèches sur d'autres stèles, mais il faut reconnaître qu'ici elles prennent un sens tout à fait particulier. |
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Les anciennes photos du cimetière de l'église de Rennes-Les-Bains sont rares.
Voici un vieux document de la tombe de la famille Boudet. Autrefois, avant les deux crues historiques, le petit cimetière de Rennes-les-Bains était très différent, envahi par la végétation.
On peut distinguer nettement la fameuse croix fléchée qui orne la stèle et qui retient aujourd'hui toute notre attention. |
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Qui était Paul Urbain de Fleury ?
N’ayant pas de descendance mâle, François d’Hautpoul et Marie de Negri d’Ables transfèrent le titre de seigneur de Rennes et de Blanchefort à leur plus jeune fille Gabrielle. En effet, les terres de Blanchefort firent partie de la dot de Gabrielle et le titre conformément à la législation française resta attaché aux terres. C’est ainsi que lors du mariage de Gabrielle d’Hautpoul de Blanchefort et de Paul François-Vincent de Fleury, ce dernier devint seigneur de Rennes. Il fut également le donateur du tableau "Le Christ au lièvre" situé à l’intérieur de l’église.
De ce mariage, naquit un fils, Paul Urbain de Fleury (1778-1836) qui fut donc un descendant direct des seigneurs qui ont succédé aux Faydits d’Aniort (chevaliers occitans dépossédés de leurs terres et résistant dans la clandestinité à la Croisade des Albigeois).
Lors de la vente des biens nationaux, au lendemain de la Révolution française, Paul Urbain de Fleury racheta, on ne sait avec quelle fortune, le château de Rennes-Le-Château qui fut abandonné par sa tante Marie de Negri d’Ables.
Voilà donc les connexions possibles entre les familles Fleury, Hautpoul-Blanchefort et Jean Vié. En effet la présence du 17 sur la stèle de Jean Vié (17 janvier) est un brillant clin d'œil à Marie de Negri d'Ables, Marquise de Blanchefort , décédée un 17 janvier comme indiqué sur sa stèle.
Les familles Blanchefort et Fleury, ainsi que les prêtres de la région, devaient être unis par quelque lien ou quelque intérêt commun. |
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La tombe de Fleury visible aujourd'hui
Paul Urbain de Fleury fut enterré curieusement dans le cimetière de Rennes-Les-Bains et c’est Gérard de Sède qui, le premier, rapporta la présence anormale de 2 tombes pour le même nom.
Depuis, le cimetière a été remis en ordre et malheureusement une seule tombe située à droite en entrant, est encore visible. |
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La signification de cette inscription reste mystérieuse et paradoxale. C'est elle qui fit dire à Gérard de Sède que Paul Urbain de Fleury eut des liaisons maçonniques.
Il est a noter que, d’après Gérard de Sède, Paul-Urbain de Fleury aurait fait partie de la loge des «Enfants de la Gloire des Commandeurs du Temple» à Limoux et qu'il était Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte. Aucune preuve de son appartenance à cette Maçonnerie n'a pu être établie à ce jour. De plus cette loge, fondée le 26 novembre 1772, pratiquait le rite français. Elle n'eut donc aucun rapport avec la Maçonnerie « ésotérique » au Rite Écossais Rectifié.
Il faut aussi souligner un lien avec le Serpent Rouge dans lequel sont inscrits à la fin de l'opuscule, quelques mots troublants :
Pour voir le texte intégral : Le Serpent Rouge |
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L'inscription est à peine lisible comme si le temps ou quelques chercheurs mal intentionnés avaient voulu la rendre plus discrète. Le secret de cette inscription "Il est passé en faisant le bien" reste donc entier. Paul Urbain de Fleury aurait-il eu la joie de visiter la cache originelle redécouverte par Boudet et donc d'utiliser quelques ressources pour faire le bien ?
N'oublions pas non plus que Henri Boudet, curé durant 42 ans à Rennes-Les-Bains, eut certainement tout le temps nécessaire pour soigner ses indices ... |
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Le mystère des 2 tombes
Aujourd'hui, une seule tombe de Paul Urbain de Fleury est visible, mais il nous reste des indices et des témoignages attestant de la présence de 2 tombes portant le même nom. En fait l'une des 2 tombes (celle près de la famille Boudet) a aujourd'hui disparu. Simple réaménagement du petit cimetière de l'église, ou nouvelle manipulation des indices ? Il n'y a pas de réponse.
Il est vrai que nous n'avons aujourd'hui aucune preuve formelle de l'existence de la seconde tombe. Il en est de même de leur disposition avant la remise en ordre du cimetière. On peut toutefois dresser un plan approximatif à partir du schéma de Gérard de Sède: |
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La seconde tombe de Paul Urbain de Fleury était située à côté de la famille Boudet. Cette pierre tombale contenait de nombreuses anomalies et portait respectivement de chaque côté du chevet les textes suivants : |
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Les 2 épitaphes de la seconde tombe de Paul Urbain de Fleury, aujourd'hui disparue
| Alors que l'épitaphe de la tombe restante visible actuellement est : |
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Avec un peu de perspicacité on peut s'apercevoir que les dates sont incohérentes : les deux dates de décès sont différentes ! D'autre part ces dates sont différentes de celles connues officiellement (1778-1836)
Sur l'épitaphe de la tombe visible
aujourd'hui figure la date de décès 1856.
D’autre part, si l'on admet qu’il est mort en 1856 à l’âge de 60 ans, alors il ne peut être né en 1776 mais en 1796 (1856 - 60). Dans ce cas, ou bien le tailleur de pierre a tout mélangé, ou bien il y a quelque chose d’autre.
En fait, Paul Urbain de Fleury ne naquit à aucune de ces 2 dates, mais plutôt en 1778 et il mourut à l'âge de 58 ans (1836-1778).
Un autre fait remarquable est l’année du décès de Paul Urbain de Fleury (1856) qui correspond à la date d’exécution du calvaire en fonte que l'on retrouve sur son socle sous le porche.
Un peu de cryptage :
1) Prendre le 3 du "3 MAI" et
le 7 du "7 AOUT" et faire 3 x 7 = 21
On retrouve la date 1815 et si l'on établit la correspondance alphabétique on obtient :
Il est clair qu'il reste beaucoup de travail de décryptage sur ces pierres tombales. En effet la disposition curieuse des lettres "CI GIT PA", ou les accents manquants rappellent la technique de codage utilisée sur la pierre tombale de Marie de Negri d'Ables. |
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