![]() |
|
|
|
|
Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret |
|
Pour beaucoup
l'église Saint Sulpice de Paris est devenue
médiatiquement célèbre grâce à l'auteur Dan Brown et
à son Best Seller DA VINCI CODE. Selon le
public, elle serait soit le symbole d'un ordre secret et
mystérieux, soit une simple église que l'écrivain aurait
exagérément utilisée pour le bien de son scénario et ceci
jusqu'à énoncer des erreurs historiques. Mais j'avais
oublié, le DA VINCI CODE n'est qu'un roman ...
Tout ceci a finalement nui à la beauté historique, artistique et architecturale du monument, le public n'y voyant maintenant qu'un formidable montage publicitaire au service du roman le plus vendu au monde. Pourtant l'église Saint Sulpice mérite bien autre chose. Car les chercheurs de Rennes-Le-Château le savent bien. L'église Saint Sulpice est depuis fort longtemps liée au secret du Razès pour de multiples raisons et des liens forts existent. |
L'analyse de
l'église Saint Sulpice est composée de 3 volets :
|
|
|
|
Après avoir abordé dans le thème précédent
les différents liens que l'on peut mettre en évidence entre
l'église Saint Sulpice et
Rennes-Le-Château, il reste a examiner quelques
curiosités qui contribuent certainement à la complexité du
mystère.
Le Serpent Rouge facilite heureusement la lecture puisqu'il fournit un fil d'Ariane relativement clair. Et même si certaines allégories évoquées sont difficiles à traduire et à comprendre, il évite que le chercheur se perde sur des pistes ésotériques inextricables. Mais la difficulté lorsque l'on aborde Saint Sulpice vient aussi du fait que l'observation de certains détails engendre de nouvelles questions qui ne cadrent pas avec l'histoire classique Boudet / Saunière. L'église Saint Sulpice, pour
ceux qui l'on étudiée en détail, fascine. La multitude des
artistes qui se sont succédés et qui ont laissés leurs
traces, explique sans doute ce sentiment de désordre
ordonné. Car
Saint Sulpice est déconcertante pour cela.
Derrière ce mélange artistique et baroque qui s'est
construit durant des siècles, se cache une logique secrète,
un ordre implacable pour qui sait le décoder. A t-on utilisé l'église de Saint Sulpice pour coder le Serpent Rouge ? C'est maintenant pratiquement sûr. A t-on utilisé les peintures de Delacroix et Signol pour exprimer un lien avec Rennes-Le-Château ? Sans aucun doute. Mais alors,
Même si des liens entre Rennes-Le-Château et Saint Sulpice sont clairement établis et même si nous commençons à comprendre le Serpent Rouge aujourd'hui, il reste néanmoins des interrogations qu'il faut accepter et pour lesquelles nous n'avons pas de réponse. Leur rattachement direct à l'histoire de Rennes-Le-Château est certainement plus difficile et plus obscur, mais on ne peut les ignorer. Fidèle à mes convictions, je reste persuadé qu'il faut conserver une vision très large de l'affaire pour espérer se repérer dans ce labyrinthe rhédasien et pour en déduire des thèses solides. |
|
Qu'est-ce qu'un Gnomon ?
Ce que l'on appelle Gnomon, du grec gnômôn «connaître ou indiquer», est un instrument d'astronomie conçu pour suivre les variations de la hauteur du soleil à midi. Un gnomon est l'expression la plus simple d'un cadran solaire. Un bâton planté verticalement dans le sol ou tout simplement le corps d'un homme peut servir de gnomon et le procédé est connu depuis l'antiquité. L'heure se détermine soit en fonction de la
longueur de l'ombre, soit en fonction de son orientation. Les chinois l'on sans doute utilisé
2 400 ans
avant notre ère, de même que les Incas, les Aztèques
et les Babyloniens qui l'aurait fait connaître aux Grecs.
Les Égyptiens utilisèrent leurs obélisques. |
|
|
|
Au cours d'une journée, l'ombre
pivote autour de la base du gnomon en fonction de la
course du soleil. Ceci permet de repérer les instants clés
du jour, comme par exemple le zénith, correspondant au midi
solaire.
A cet instant, l’ombre est la plus courte et se situe dans le prolongement du méridien. |
|
|
Au
IIIe siècle av JC,
Ératosthène parvint même à calculer le diamètre
de la Terre à partir de 2 obélisques situés, l’un à
Alexandrie, l’autre à Syène, avec une précision qui laisse
ébahis les astronomes d’aujourd’hui. Au IIe
siècle,
Ptolémée calcula la dimension approximative du
globe terrestre. Mais le gnomon est compliqué à
utiliser : la longueur et la position de son ombre varie de
manière complexe selon les saisons, rendant les calculs
approximatifs. C'est pourquoi les cadrans solaires seront de
plus en plus sophistiqués.
Plus un gnomon est important, plus il est précis, mais plus il lui faut de l'espace. Le gnomon peut alors, s'il est bien conçu, mesurer non seulement la journée mais aussi repérer les solstices, les saisons, et décrire l’année avec une précision inouïe. Un exemple est Le gnomon d'Auguste à Rome qui occupe la place de Montecitorio, près de l'église San Lorenzo in Lucina, là où se trouve le tombeau de Poussin... |
|
Il est toujours fascinant de mettre en
application un beau modèle physique :
Pour voir l'animation d'un Gnomon |
|
|
Le Gnomon de Saint Sulpice
La particularité du gnomon de Saint Sulpice est que son fonctionnement diffère du simple bâton faisant une ombre. Celui-ci est un instrument astronomique qui mesure la hauteur du soleil à midi en projetant sur le sol puis sur un obélisque, l'image du soleil.
Le gnomon fut construit, à la demande de Jean-Baptiste Languet de Gergy (1675-1750), curé de Saint-Sulpice à partir de 1737. Son objectif était de déterminer l'équinoxe de mars et ainsi, la date exacte de Pâques.
En effet, cette fête chrétienne qui commémore la résurrection du Christ, doit être célébrée le dimanche suivant la première pleine lune, après l'équinoxe de printemps, entre le 22 mars et le 25 avril. |
|
Languet de Cergy
chargea alors le célèbre horloger anglais Henri de
Sully de construire ce gnomon, mais ce dernier mourut le
13 octobre 1728 alors qu'il venait juste de commencer le
projet. Les travaux reprirent avec
Claude Langlois en 1744, ingénieur aux
galeries du Louvre, sous la direction de l'académicien
Pierre-Charles Lemonier (1715-1799).
Mais le gnomon eut aussi un autre enjeu pour les scientifiques, car il devait permettre d'étudier avec précision les mouvements de rotation de la Terre. C'est ainsi que la famille Cassini, la célèbre dynastie d'astronomes qui dirigèrent successivement l'Observatoire de Paris aux XVIIe et XVIIIe siècles, découvrirent que l'obliquité de l'axe de la Terre diminue de 45 secondes d'angle par siècle. Les mesures actuelles diffèrent seulement d'une seconde et quelques centièmes (46 sec 85 centièmes). Le gnomon de Saint-Sulpice est constitué de 3 éléments :
|
|
L'obélisque
L'obélisque construit en 1773 est constitué d'un bloc de marbre blanc, haut de 10,72m et surmonté d'une sphère dorée et d'une croix. Il est traversé en son milieu par une ligne de laiton qui se prologue sur le sol en direction nord-sud, marquant ainsi le méridien de midi Le 21 décembre, au solstice d'hiver, quand le soleil est le plus bas, il reçoit l'image du soleil et marque à l'endroit où une ligne est gravée sur le marbre, l'équinoxe du printemps et le jour de Pâques. |
|
La ligne de laiton
Faussement appelée "Ligne de cuivre", c'est en fait une baguette de laiton incrustée dans le sol. Elle rejoint l'obélisque du côté nord et une plaque de marbre du côté sud. La ligne est très précisément orientée nord-sud. Elle symbolise le méridien de midi. Elle est aussi l'ancien méridien de Paris. Curieusement la ligne traverse une partie du choeur et passe derrière la balustrade de bronze doré. C'est ainsi que cette balustrade qui marque l'entrée du choeur, fut sauvée à la Révolution grâce à ce méridien. |
|
La lunette dans le vitrail
A Saint Sulpice, le gnomon n'est pas basé sur le principe d'un bâton créant une ombre, mais sur un orifice laissant passer le soleil. La lumière solaire traverse donc une minuscule ouverture située à 25 mètres au-dessus du sol. Jadis cette ouverture était équipée d'une lentille à peine visible sur le bord droit de la baie. Sur le côté du vitrail situé sur le transept sud, un minuscule trou est à peine visible. Malheureusement, la lentille qui le garnissait n'existe plus aujourd'hui, ce qui explique que le gnomon est maintenant hors d'usage. |
|
|
Le principe
Chaque jour, les rayons du soleil traversent le gnomon sur le transept sud et la lentille projette une image du soleil sur le sol. A midi vrai ce disque lumineux franchi, d'Ouest en Est, la ligne de laiton en un point qui se déplace tout au long de l'année. |
|
Au solstice d'hiver, le 21 décembre,
quand le soleil est à son point le plus bas, un pâle rayon
passe à midi vrai (midi solaire) par l'orifice du transept
sud et atteint l'obélisque à l'endroit marqué par une ligne
gravée dans le marbre.
Au solstice d'été, le 21 juin, lorsque le soleil est à son zénith, le rayon frappe une plaque de marbre placée au sol du croisillon sud. Enfin, lors des équinoxes du 21 mars et du 21 septembre, la lumière passe sur une plaque de cuivre ovale, située derrière la porte qui ouvre sur la balustrade du choeur.
Ci-contre, la plaque circulaire derrière le portillon du choeur et le méridien |
|
|
Le mystère de son inscription
Ceux qui on eut l'occasion de visiter ce gnomon ont certainement remarqué les inscriptions gravées sur l'obélisque. |
|
Mais il est très facile de voir que certaines
parties des textes ont été censurées.
Ils ont en fait été supprimés au burin à la Révolution Française en 1789, jugeant certainement leur propos trop royalistes. On y trouvait notamment des références à Dieu, au Roi, et aux ministres. L'inscription fournit les motivations de Languet de Cergy, désireux de connaître exactement les équinoxes et de fixer ainsi la date de Pâques. |
|
Mais lorsque l'on observe la version
officielle et complète de ces inscriptions, on s'aperçoit
que 2 symboles au centre ont aussi été mutilés.
|
|
|
|
Le symbole de gauche est le signe du
Scorpion inscrit dans un cercle. Le Scorpion domine le ciel du
22 Octobre au 21 Novembre. Il représente la malice et la
fourberie. Le symbole de droite est plus complexe.
On y voit le signe des Poissons dans un hexagone et
un croissant de lune. Le poisson domine le ciel du 22
février au 22 mars.
Vers le haut du gnomon, le
Capricorne est représenté en forme d'alpha, symbolisant
le solstice d'hiver. Cette reproduction est supposée officielle, mais dans son livre "Le trésor des Templiers" Jean-Luc Chaumeil nous donne une autre version datant de 1752 encore plus troublante, puisqu'elle fait apparaître un PI dans un cercle à gauche et un dessin qui rappelle celui de la pierre de Coume Sourde à droite... Tout ceci n'est pas sans rappeler
également la phrase que l'on peut lire sur la pierre de Coume Sourde :
"In Medio Linea Ubi M Secat Linea
Parva" |
|
Autre fait curieux, l'inscription du
gnomon est retrouvée dans les feuillets associés au
Serpent Rouge par Plantard et
retrouvés dans
les dossiers secrets.
L'observation des 2 symboles effacés aujourd'hui, montre bien le signe du scorpion et celui des poissons, confirmant ainsi la version officielle... |
|
L'église est célèbre pour son
L'église de Saint-Sulpice est mondialement connue pour son gnomon, ce curieux cadran solaire annuel qui fait évoluer un rayon de soleil le long d'une bande de laiton insérée dans le sol. Le gnomon fut utilisé jusqu'en 1672 comme méridien de référence pour mesurer le temps. Mais Saint Sulpice n'est pas le seul monument de Paris où l'on trouve un méridien. D'autres existent au Moulin de la Galette Place Pigalle, à la Comédie Française, au Palais Royal, au Bureau des Longitudes, à l'Hôtel des Monnaies, au Jardin du Luxembourg, à l'Observatoire de Paris, au Parc Montsouris, et à l'observatoire météorologique.
L'obélisque de Saint-Sulpice
est l'un des 3 instruments astronomiques de Paris permettant
de connaître le midi solaire, les 2 autres étant la pyramide
de l'hôtel des Monnaies et le petit canon installé dans le
jardin du Palais-Royal. Enfin il faut signaler que le 17 janvier 2003, entre 12h50 et 13h10, à midi vrai, 6 à 7 cercles de lumière vinrent frapper le gnomon de l'église Saint-Sulpice et sont descendus le long du fil de laiton du Méridien... |
|
Le méridien de midi officiel
Pour des raisons mystérieuses et indéfinissables, le méridien a toujours fasciné les hommes, sans doute parce qu'il représente un instant divin où le soleil est au zénith. A ce moment très particulier de la journée, l'astre est à mi chemin entre le matin et le soir, entre l'est et l'ouest, entre le levant et le couchant. |
|
L'ancien méridien de Paris officiel futdéfini en 1667 par le plan médian de l'Observatoire de Paris, construit sous le règne de Louis XIV par l'architecte Claude Perrault. Il est matérialisé par une règle de laiton insérée dans le marbre. Sa prolongation se fait par la mire Nord, proche du Moulin de la Galette, à Montmartre, plantée par l'abbé Jean Picard (1620 -1682) astronome et géodésien, en 1675 ; et par la mire Sud, située dans le parc Montsouris, construite en 1806 sous l'Empire. Le méridien de Paris passe donc par le centre de l' Observatoire de Paris et il est situé à 2° 20' 14.025" à l'Est de celui de Greenwich . Il est aussi connu sous le nom de Méridienne de France ou Méridienne verte (tracée de Dunkerque à Perpignan)C'est jusqu'en 1884 que ce méridien est l'origine pour la France, c'est-à-dire le point 0 par rapport auquel on compte les degrés de longitude. Mais la nécessité d'avoir une référence horaire mondiale obligea les scientifiques à établir une nouvelle référence adoptée par tous. Lors de la Conférence Internationale de Washington en 1884, le méridien de Greenwich fut adopté. L'heure GMT était née (Greenwich Mondial Time) |
|
Les médailles ARAGO
Entre 1989 et 1994, la France commanda à l'artiste sculpteur néerlandais Jan Dibbets la réalisation de 135 médaillons de bronze, incrustés dans les trottoirs de la ville de Paris, sur le tracé de l'ancien méridien de Paris. Ces médaillons sont marqués du nom d'Arago et les lettres N et S indiquent le nord et le sud dans l'axe du méridien. Ces médaillons sont devenus célèbres au travers du "Da Vinci Code" car ils permettent au héros Robert Langdon de découvrir l'ancien axe sacré... |
|
|
La ligne des médaillons s'étend entre les 2
mires Nord et Sud. Le nom ARAGO rend hommage au
savant François Arago (1786-1853), chargé en
1806 de prolonger le méridien jusqu'aux îles
Baléares.
Malheureusement, la plupart des médaillons ont aujourd'hui disparu, autre conséquence de la folie des fans du Da Vinci Code ! |
|
Les méridiens de Saint Sulpice et de
Paris
Curieusement, le méridien du gnomon de Saint Sulpice ne coïncide pas avec le méridien de Paris. Car ce dernier, officiellement instauré par Louis XIV en 1667 est distant de quelques centaines de mètres de celui de Saint Sulpice. Hormis le fait qu'un gnomon destiné à fournir la date exacte de Pâques a plus de raison d'être dans une église que dans un observatoire, on peut se poser la question suivante : Pourquoi les scientifiques comme Les Cassini ont-ils préférés travailler sur ce méridien officieux plutôt que sur le méridien officiel de l'observatoire ? Une réponse possible est que le méridien de l'observatoire servait de référence géographique pour les longitudes, alors que le méridien de Saint Sulpice était utilisé comme référence du temps. Le gnomon servira d'ailleurs de référence jusqu'en 1884 Quoiqu'il en soit, cet écart avec la
ligne officielle ne fit que renforcer la légende entre les 2
méridiens, l'un officiel et l'autre officieux, voire
ésotérique et que l'on nomma la ligne rose ou Rose Line,
sans doute à cause du reflet cuivré du laiton au soleil. |
|
La méridienne Saint Sulpicienne
de
Lemonnier n'est pas la première qui a été tracée
dans cette église. En
1727 l'horloger Henri de Sully avait
entrepris d'en mesurer une autre, mais il mourut en 1728
et ne put la terminer.
Aujourd'hui il reste une trace de cet essai près de la porte sud. |
|
|
Le méridien et le Serpent Rouge
Le méridien de Midi est une pièce fondamentale dans le puzzle de Rennes-Le-Château. Il serait ridicule de le nier. Pour s'en convaincre il suffit de lire le Serpent Rouge à la strophe 5 :
Où à la strophe 9 :
Mais aussi à la strophe 10 :
|
|
Le méridien et le Prieuré de Sion
Pierre Plantard, dans son élaboration du Prieuré de Sion moderne, utilisa largement cette dénomination de "Ligne Rose". On la retrouve d'ailleurs dans les dossiers secrets. Est-ce aussi pour relier ce méridien avec le mystère de Sainte Roseline et donc avec le fameux 17 janvier ? A présent on y vénère une autre statue, celle de ND du Bon Chemin... |
|
Alors que les allégories de
Delacroix
sont relativement
interprétables, celles de
Signol sont hermétiques. Et pourtant les
2 oeuvres sont liées non seulement par la fameuse date
1861 mais aussi grâce au Serpent Rouge...
Émile Signol naquit en 1804 et mourut en 1892 à Montmorency. Il obtint le Prix de Rome en 1830 et devint académicien en 1860. Rigoureux dans son art, il se détourna constamment du romantisme et de l’impressionnisme pour se spécialiser dans la peinture religieuse. |
|
|
Signol réalisa entre 1872 et 1879 pour l'église Saint Sulpice, 4 fresques réparties sur les 2 transepts nord et sud.
Une coïncidence de plus dans ce mystère : SIGNOL à l'envers donne LONGIS, qui est le nom du centurion romain qui transperça Jésus sur son flanc droit à l'aide de sa lance. Nous allons voir d'ailleurs que si Saunière et Boudet se sont amusé à ce jeu des inversions, Signol a aussi largement utilisé ce principe. Voici donc la description des fresques dans l'ordre de la passion : |
|
La fresque "La Trahison de Judas"
Toutes les fresques sont de très grande taille (environ 10m sur 5m), ce qui ajoute à la dimension spirituel du lieu. Cette première scène célèbre est celle de Judas trahissant Jésus dans le jardins des oliviers. |
|
La scène porte d'ailleurs un autre nom
qui la lie très solidement à Rennes-Le-Château,
aux parchemins et à
la stèle de la Marquise de Blanchefort : "L'Épée" Pourquoi ? Tout simplement parce qu'elle illustre les mots clés "MORTE ÉPÉE", indispensables pour décrypter le grand parchemin et que l'on retrouve aussi dissimulé sur la stèle de Blanchefort. On aperçoit au premier plan et à droite du tableau, Saint Pierre tirant son épée. Devant le Christ, Saint Jean est à genoux. En haut sur des nuages, Jérémie, Habacuc et Michée. Mais le plus troublant est la signature de Signol que l'on peut distinguer en bas à droite : EM. SIGИOL 1879 orné d'un N inversé |
| espérait qu'après avoir conduit les gardes à
Gethsémani, il pourrait simplement désigner
aux soldats ou tout au plus exécuter
la promesse de
saluer par un baiser, puis partir.
craignait beaucoup que les apôtres
présents concentrent leur attaque sur lui pour punir d'avoir osé trahir leur instructeur
bien-aimé. Mais, lorsque Jésus l'accueillit comme un traître, il
fut tellement confus qu'il ne pensa plus à s'enfuir. Avant que traître ait pu joindre, Jésus fit quelques pas et interpella capitaine des Romains, en lui disant : “Qui cherches-tu ? ” capitaine répondit : “ de Nazareth”. Alors, se planta devant l'officier et lui dit : “C'est moi. ” Beaucoup de membres de la garde armée avaient entendu enseigner temple, et d'autres avaient entendu parler de ses oeuvres puissantes. Lorsqu'il déclara son identité, les soldats reculèrent soudainement. Ils furent saisis de surprise devant son calme. n'avait donc aucun besoin de poursuivre son plan de trahison. Tandis que les apôtres et les disciples se rapprochaient, s'avança vers , déposa un baiser sur son front et dit : “Salut, Maître et Instructeur. ” Au moment où embrassa son Maître, lui dit : “Ami, ne suffit-il pas de faire cela ! Veux-tu encore trahir Fils de l'Homme par un baiser ? ” Les apôtres abasourdis ne firent aucun geste. Puis , se dégageant de , s'avança vers les gardes et demanda de nouveau : “Qui cherchez-vous ? ” capitaine répéta : “ de Nazareth. ” Et répondit encore une fois : “Je t'ai dit que c'est moi. Si donc c'est moi que tu cherches, laisse les autres aller leur chemin. Je suis prêt à te suivre. ” était prêt à retourner à Jérusalem avec les gardes mais un certain Malchus, un Syrien garde de corps du grand prêtre, s'avança vers et commença à lui lier les mains derrière dos. Lorsque Pierre vit leur Maître soumis à cette indignité, il fut incapable de se contenir plus longtemps. Pierre tira son épée et se précipita avec les autres pour frapper Malchus. Mais, avant que les soldats n'aient pu accourir à la défense du serviteur du grand prêtre, leva la main vers Pierre en un geste d'interdiction et lui parla sévèrement : “Pierre, rengaine ton épée. Quiconque tire l'épée périra par l'épée. Ne comprends-tu pas que c'est la volonté du Père que je boive cette coupe ? capitaine des gardes, avec l'aide de ses soldats, lia alors rapidement Jésus. Tandis qu'ils lui attachaient les mains avec de fortes cordes, leur dit : “ Pourquoi sortez-vous contre moi avec des épées et des bâtons comme pour saisir un voleur ? J'étais tous les jours temple avec vous, enseignant publiquement peuple, et vous n'avez fait aucun effort pour m'appréhender. ” |
|
La fresque "La Mort"
Dans le même transept nord et en face, on peut contempler la scène de la crucifixion. 2 romains jouent aux dés les 2 robes, rouge et bleue de Jésus. |
![]() |
|
|
Le Titulus Crucis de
Signol
Si la signature est normale, un détail sur cette fresque l'est beaucoup moins. Émile Signol semble insister sur l'inversion. Comme s'il fallait attirer notre attention sur ce procédé : la pancarte sur la croix (Titulus Crucis) est écrite dans 3 langues et les écritures sont totalement inversées ! Le peintre nous souffle un mode opératoire ou une pensée allégorique basée sur l'inversion. Mais pour dire quoi ? |
|
|
| Pour obtenir le texte dans le sens normal
il faut réaliser une symétrie par rapport à un axe vertical,
procédé pour inverser une image selon un miroir. On pourrait donc interpréter ce message d'Émile Signol par : Le Christ que vous voyez sur la croix est le reflet d'un miroir. Idée lourde de conséquence... |
|
|
| Dit autrement, le Christ que vous voyez sur la croix n'est qu'un reflet ou plus exactement un double inversé. Ce n'est pas la première fois que l'on a affaire à cette suggestion. Rappelons nous du Christ à la sortie de Rennes-Les-Bains avec le coup de lance sur le flanc gauche et non le droit ... |
|
|
|
|
Le mystère du Titulus Crucis
L'écriture inversée sur le Titulus Crucis n'est pas en réalité une création de Émile Signol. Cette représentation est en fait inspirée d'une relique se trouvant à Rome et que le peintre a peut-être aperçu lors de l'un de ses voyages en 1830 . La relique se trouve actuellement dans l'église Sainte Croix de Jérusalem à Rome et elle est constituée d'une tablette de bois de noix de 15cm sur 25 cm. |
| C'est entre 1484 et 1493 que le cardinal Mendoza décida la restauration du choeur et du plafond de cette église. Or le 10 février 1492, la même année que Christophe Colomb découvrit l'Amérique, alors que les ouvriers travaillaient au sommet de l'arc de triomphe, ils découvrirent une plaque de terre cuite avec l'inscription TITULUS CRUCIS. Derrière cette plaque était dissimulée une niche contenant une boîte de plomb. A l'intérieur se trouvait une tablette de bois fortement abîmée et sur laquelle on peut lire quelques lettres en hébreu, en grec, et en latin. De plus une particularité inhabituelle est que toutes ces lettres sont inversées. |
|
|
|
|
|
| C'est certainement Lucius II en 1144 (Gérard Caccianemici dal Orso (mort en 1145) Cardinal de Sainte-Croix de Jérusalem, puis Pape en 1144) qui fit placé le Titulus Crucis dans cette niche. En effet il fut le commanditaire du transept de l'église dont une partie est l'arc de triomphe. De plus la boîte était scellée par 3 cachets datant de l'époque où il était cardinal dans cette église. On peut donc penser que le Titulus Crucis était déjà présent dans ce lieu et que le cardinal décida simplement de le protéger en le cachant dans un endroit discret. |
|
|
Le Titulus Crucis, vraie ou fausse relique ?
Les évangiles racontent que ce fut Ponce Pilate qui composa lui-même le texte et qu'il fit poser l'inscription sur la croix. Le texte fut écrit en 3 langues : hébreu, grec, et latin et on pouvait lire ceci : JÉSUS LE NAZARÉEN, LE ROI DES JUIFS L'un des prêtres juifs répondit qu'il fallait mieux écrire "Je suis le roi des Juifs" car c'est ainsi que Jésus se définissait. Ponce Pilate répondit : "Ce que j'ai écrit, j'ai écrit" Le texte donne donc (dans le sens normal) : |
| En Hébreu | ישו הנוצרי מלך מיהודים |
| En Grec | Ιησους ο Ναζωραιος ο βασιλευς των Ιουδαιων |
| En Latin | IESVS NAZARENVS REX IVDEORVM |
|
|
|
C'est ainsi qu'en associant ce texte
avec le morceau du Titulus Crucis on a pu
reconstituer la tablette entière, mais en inversant
l'écriture. Une explication de cette inversion pourrait être
que le
Titulus fut écrit par un hébreu. Ayant l'habitude
d'écrire de droite à gauche, il aurait tout simplement
inversé le sens d'écriture du grec et du latin. Curieuse
gravure tout de même, car il poussa l'exercice jusqu'à
inverser également les lettres ! Il serait en
tout cas intéressant de trouver d'autres exemples
équivalents dans l'histoire.
La tablette précieuse a été expertisée par une équipe scientifique et selon 2 experts (Prof. Thiede et Prof. Roll), son authenticité ne peut être discutée. Mais en 2002, l'université d'Arizona procéda à un essai de datation au carbone 14 et le test donna entre 980 and 1146 ap JC, alors qu'une datation précédente avait donnée l'an 1 après JC. Ces contradictions rappellent évidemment les difficultés de datation du Saint Suaire qui aujourd'hui n'a toujours pas de date confirmée scientifiquement. Si l'authenticité de la tablette est reconnue nous avons là peut-être les plus anciens N inversés liés à Rennes-Le-Château... et pas seulement les N... |
|
|
|
|