![]() |
|
|
|
|
Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret |
|
Antoine Gélis Né le 1er avril
1827 On connaît peu de choses sur le troisième curé du Razès, mais la fin de sa vie et sa disparition sont entourées d'un épais mystère. Aussi discret que Henri Boudet, il est souvent oublié dans l'affaire de Rennes-Le-Château, et pourtant son assassinat fournit certainement des clés de recherche que l'on ne peut écarter. |
![]() |
| Dans la série des curés mystérieux de Rennes-Le-Château, voici celui qui recèle une énigme digne d'un grand roman policier. En effet, cette énigme qui a attiré de nombreux passionnés est celle de la mort mystérieuse de l’abbé Antoine Gélis et du lien qui l'unissait à Bérenger Saunière et à Henri Boudet. Curé de Coustaussa, petit village situé à quelques kilomètres de Rennes-Le-Château, il est le 3ème prêtre à avoir certainement découvert les secrets du Razès. |
|
Jean, Antoine, Maurice Gélis est né le 1er avril 1827 à Villesèquelandes (Landes). Il fut d'abord curé de Durban, puis curé de Lanet en 1855. Il fut ensuite nommé à Coustaussa en 1857. |
|
Au matin de la Toussaint, le 1er novembre 1897, Antoine Gélis, 70 ans, fut trouvé gisant sans vie dans une flaque de sang, sur le sol de la cuisine de son presbytère. Il était tout habillé et portait son chapeau d’ecclésiastique. Sa montre était arrêtée précisément sur 12
heures 15 (minuit et 15 minutes).Le corps fut découvert le
jour même, par son neveu inquiet de ne pas l’avoir vu : |
|
|
Devant l’horreur du crime,
des mesures furent prises immédiatement : Voici ce que fit paraître "Le courrier de l'Aude" :
Les autorités
utilisèrent les grands moyens pour surprendre l'assassin
inconnu : L'assassin du curé Gélis ne devait jamais être découvert. |
|
Les faits envisagés selon le dossier
d'instruction
L'enquête ouverte par le Ministère Public et par le Juge d'Instruction de Limoux, a été initiée le 2 novembre 1897, le lendemain du décès de Gélis. Ce dossier a été retrouvé par 2 avocats, Julien Coudy et Maurice Nogué, et publié sous forme d'une analyse dans le Midi Libre, le 3 octobre 1975. Voici un extrait de l'article :
|
|
Les premières conclusions :
|
|
Un coupable trop facile Au cours des mois qui suivirent l’événement on soupçonna Joseph, le neveu de l’abbé Gélis, qui avait des problèmes financiers et avait emprunté 100 F à son oncle. Joseph assura que le soir en question il ne se trouvait pas à Coustaussa mais avait accompagné son épouse à Luc-sur-Aude, où la femme d’un de leurs fils était sur le point d’accoucher. Pendant la soirée, il fut obligé de revenir à Coustaussa et il profita de l’occasion pour rendre visite à l’abbé Gélis et lui annoncer la bonne nouvelle. Il était arrivé vers 19h30 et était reparti vers 21h pour Luc-sur-Aude. Le 14 décembre suivant, les autorités de Montpellier reçurent une lettre anonyme exprimant l’étonnement de voir que Joseph n’était toujours pas sous les verrous. Peu à peu, des fragments d’information, de nouveaux témoins, et de nouvelles déclarations commencèrent à desservir Joseph. On l’arrêta et on le maintint en détention, mais les magistrats de Montpellier ordonnèrent son élargissement, et il fut libéré le 2 août 1898 suite à un non-lieu rendu par la cour d'appel. Le présumé coupable n'était pas dans la région la nuit du meurtre. Une visite singulière 18 jours avant le drame, l'abbé Gélis reçut une visite inhabituelle. Entrant dans la sacristie à l'improviste, sa nièce le trouva en compagnie d'un homme assis sur une chaise et qu'elle n'avait pu distinguer. Gélis aussitôt referma la porte pour empêcher sa nièce d'identifier le visiteur. Plus tard il répondit à sa nièce que c'était un ami. L'ami d'un prêtre qui n'en a guère est souvent un autre prêtre. Des revenus mystérieux L'abbé Gélis percevait de l'état 900 F par an et quelques fermages. Ses comptes de 1895 à 1897 le prouvent: il dépensait 700 F par an. Or, un de ses vieux amis, le curé-doyen de Trèbes, dira au juge que, depuis 3 ans, Gélis lui confia 1000 F par an à placer pour lui en obligations du chemin de fer. Le doyen le reçut encore en visite le 24 septembre 1897 et à cette occasion Gélis lui remit 1200 F aux mêmes fins ajoutant de NE JAMAIS LUI ÉCRIRE A CE SUJET. D'où provenaient ces recettes? Document codé et trésors cachés Les surprises que réservait Gélis ne s'arrêtèrent pas là. Sa maison était truffée de trésors cachés : Le juge d’instruction, transporté au presbytère de Coustaussa, le 4 novembre 1897, trouva un écrit de l’abbé épinglé à une note de dépense du 24 septembre 1897, et rédigé le jour même de sa visite au curé-doyen de Trèbes. Cet écrit révéla que l’abbé cachait pour 13 000 Francs (soit de quoi vivre durant 20 ans!) de pièces d’or en divers endroits de sa maison et de la sacristie. Le document était en outre codé.
Le juge inventoria : Seuls, les 1000 F signalés dans une cave ne furent pas retrouvés. Sans doute y sont-ils encore.
Pourquoi diable l’abbé Gélis aurait-il
codé l’emplacement de ses cachettes ?
Résumé des faits
|
|
Son enterrement eut lieu à Coustaussa avec la participation de Saunière, de Boudet, des prêtres de Couiza, d'Arques, de Montazels, de Luc-sur-Aude et d'Antugnac. On nota également la présence du représentant de l'évêque de Carcassonne, le Vigário-Geral Cantegril. La cérémonie se déroula sans incident. La tombe de l'abbé Gélis est toujours visible dans l'ancien cimetière de Coustaussa. Elle se dresse aux deux tiers de l'allée qui traverse l'étroit cimetière en pente. Mais fait curieux, contrairement aux autres sépultures qui sont orientées au couchant, celle-ci est orientée vers Rennes-Le-Château ... |
|
On remarquera la stèle surmontée de l'emblème de la Rose-Croix (symbole des rosicruciens) Antoine Gélis, autre curieux curé du Razès, ne ressemble pas à nos 2 fameux prêtres: Saunière et Boudet, mais il a su comme eux emporter son secret dans sa tombe.
Ci-dessous le texte de l'épitaphe : |
|
SOUVENEZ-VOUS DANS VOS PRIERES de l'âme de Mr GELIS ANTOINE Curé de Coustaussa de 1857 à 1897 Assassiné dans cette paroisse Victime de la haine des méchants Dans la nuit du 31 octobre Au 1er novembre 1897 Erat vir simplex et rectus, ac timens |
|
|
Les bonnes relations qu'entretenaient habituellement les prêtres des paroisses voisines étaient courantes à la campagne. Cependant la collaboration des abbés Saunière, Gélis et Boudet débordait largement des limites ordinaires. Bérenger Saunière était le benjamin, Gélis l'aîné, et Boudet était 10 ans plus jeune que Gélis. En 1886, année où Saunière découvrit les parchemins, Saunière avait 35 ans, Gélis 59 ans et Boudet 49 ans. Boudet et Saunière, marcheurs infatigables, partageaient le même goût pour l'histoire et l'archéologie de la région. Gélis et Saunière, a en croire leur correspondance, étaient très proches. Enfin, de façon inexpliquée, ils étaient riches tous les trois. Mais cette entente ne dura pas. En 1897, année de l'assassinat de Gélis, Saunière et Boudet ne se sont plus vus. La mort de Gélis brisa le trio, et on raconte que dans les jours qui précédèrent la mort de Saunière et Boudet, respectivement en 1917 et 1915, ceux-ci reçurent également de mystérieux visiteurs. |
|
Un document codé bien étrange
La découverte par le juged’un "document codé"
fut le tournant de l’enquête :
Les autorités ont-elles eu ainsi
connaissance du mobile du crime et même de l’identité du (ou
des) meurtrier ? Serait-ce une affaire d'état ? L'hypothèse Rose-Croix Une autre hypothèse avancée depuis longtemps est celle des rosicruciens. En effet, pendant les 3 années de relative tranquillité précédant la soumission des parchemins à Paris, les curés Boudet / Gélis / Saunière avaient beaucoup progressé vers la solution. Il est probable que leurs découvertes suscitèrent alors la convoitise des trésoriers de Rose-Croix. L'hypothèse Saunière Une hypothèse classique à ce mystère est la suivante: Antoine Gélis, tout comme Saunière et Boudet, aurait eu connaissance d'une série de parchemins que peut-être Saunière lui aurait confiés dans l'intention de lui demander son opinion. On peut alors imaginer que Gélis ait su déchiffrer par lui-même les codes cachés et ainsi découvrir un trésor ou même un grand secret. Gélis a pu alors demander l’avis de Saunière sur la manière d’en disposer. Antoine Gélis avait peut-être l'idée de remettre cette fortune à l’Église, ou au gouvernement, ou de la distribuer tout entière aux nécessiteux. On sait que Gélis disposait d’un revenu personnel et qu’il avait prêté des sommes assez importantes pour financer ses affaires, parfois plusieurs milliers de francs à la fois. Ceci indique que Gélis connaissait la valeur de l’argent, malgré sa vocation spirituelle et qu’il devait disposer d’une source de revenus autre que celle de ses appointements. Saunière a donc dû entrevoir le risque de voir s’en aller en fumée sa fortune, ses espoirs, ses rêves et ses ambitions. Peut-être même que Gélis était prêt à tout dévoiler. Saunière a pu alors décider d’agir de manière à régler ce problème une fois pour toutes. Voilà ce qui pourrait expliquer la réaction ténébreuse de l’abbé Rivière qui administra les derniers sacrements à Saunière. Saunière, était un homme extrêmement intelligent et motivé. Il était aussi séduit par la richesse, le pouvoir; et à partir du moment où il entra en possession de cette mystérieuse fortune, il ne laissa personne dénouer les cordons de sa bourse de son vivant. Il s’enveloppa d’un mystère qui suscita la suspicion en divers lieux. Ceci constitue en soi un argument en faveur de la thèse que Saunière était un homme qui n’aurait reculé devant rien pour pouvoir continuer à mener grand train. Les constatations effectuées sur le lieu du
crime prouvent que l’assassin était méticuleux et que son
crime avait été soigneusement mis en scène. Cet assassin
était connu de Gélis, et il devait connaître la disposition
de la cuisine et de son contenu. Cela signifie qu’il savait
trouver sur place des instruments meurtriers et ne devrait
pas devoir en apporter lui-même. Si Saunière est notre
mystérieux assassin, rien ne doit être laissé au hasard et
surtout pas ce papier à cigarettes, indice qui a dû être
placé là pour égarer les enquêteurs. Cette pièce à
conviction, en particulier, est remarquable à plus d’un
point de vue: Pourquoi le meurtrier a-t-il voulu
laisser un tel indice ? Pourquoi a-t-il écrit "Viva
Angelina" ? VIVA ANGELINA Quelle a pu être la signification de ces deux mots ? L’homme qui a laissé derrière lui ce papier à cigarette était à la fois sûr de lui et arrogant. Il était convaincu que même si ce papier était découvert, personne ne serait en mesure de le désigner comme coupable. Il est à noter que le papier de marque TZAR était fabriqué en France, mais distribué en Hongrie. La Hongrie où d'ailleurs Saunière avait un compte en banque ... La piste Saunière Saunière est un homme malicieux et sur de lui. Il a donc pu se jouer des enquêteurs avec son arme favorite : les messages secrets. Si l'on essaie de décoder VIVA ANGELINA avec le manuscrit "Le sot du pécheur (1)" on obtient un résultat surprenant. |
| (1) Ce document mystérieux est en fait un bout de papier sur lequel sont gribouillées quelques lignes de la main de Bérenger Saunière. Ce court document aurait été trouvé parmi les effets personnels de ce dernier, après sa mort. Comme pour la plupart des éléments qui composent ce mystère, personne ne peut dire avec certitude si c’est bien Bérenger Saunière qui a composé ce texte, bien que le contenu le fasse penser. Son utilisation reste non connue à ce jour. Ce texte ressemblant à un cryptogramme garde donc son secret ... |
|
Lorsqu’on regarde les lettres on aperçoit 4
chiffres romains: VIVI. A présent si on revient à la note de Saunière
"Sot pécheur". L’élément clé de ce message, apparaît
également dans son énigme, "Un Ange", à la ligne 9. En
confirmation de ceci, "Un Ange" commence à la 10ième lettre
du début de la ligne et se trouve à la 9ième ligne.
|