|
|
|
|
|
|
Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret |
|
L'étude de l'église de Rennes-Le-Château passe obligatoirement par la connaissance d'une manufacture célèbre à Toulouse, la maison Giscard. Statuaire du sud-ouest spécialisé dans les ornements religieux, il est intimement lié aux travaux de restauration de Bérenger Saunière dans son église Marie-Madeleine.
Giscard n'est pas seulement un nom de la région, c'est aussi une entreprise familiale sur 4 générations qui eut un énorme développement dans le domaine très particulier de l'artisanat en terre cuite. Son art fut dédié principalement aux objets du culte. La manufacture Giscard est aussi à l'origine de nombreuses ornementations de l'architecture néo-classique de Toulouse.
Mais depuis l'année 2005, date à laquelle la famille Giscard fit don de ses archives à la ville de Toulouse, son épopée devint avec l'affaire de Rennes une nouvelle légende d'autant que des documents commencent à apparaître.
|
|
L'étude et l'histoire du statuaire toulousain Giscard est composé de 2 volets :
|
|
Le catalogue Giscard... |
|
Comme toute grande manufacture, la prestigieuse maison Giscard avait aussi son catalogue. Indispensable à toute commande, il permettait de choisir en toute connaissance le produit le mieux adapté en fonction de son prix. Les prêtres de la fin du 19e siècle n'échappaient pas à cette procédure. Ils consultaient aussi ce livret afin d'équiper au mieux leur lieu de culte, ceci en fonction des moyens accordés par l'évêché. Mais Bérenger Saunière disposait curieusement d'une caractéristique supplémentaire. Il choisissait systématiquement parmi les produits dits "Extra riche" comme dans le cas du statuaire et du chemin de croix. La maison Giscard fournira aussi une nouvelle chaire décorée polychrome et, on le sait moins, la sculpture du tympan de l'église avec Marie-Madeleine portant une croix. Ce sera ensuite de nombreuses décorations et les fameuses peintures de la fresque fleurie.
Le catalogue
présenté ici est une pièce rare originale datée de 1914
et qui fut découverte par hasard lors d'une brocante par
Didier Héricard de Thury. Il est fascinant de penser que
Saunière le consulta pour choisir son mobilier de culte. On
y trouve bien sûr le fameux modèle de chemin de croix, le
n° 52 style roman extra riche, qui fut pendant des
années l'objet de recherche et de débat. En effet,
déterminer le bon modèle c'est aussi tenter de retrouver la
trace de tous les chemins de croix identiques vendus à cette
époque... Identiques ? oui, mais à quelques exception près...
Ce catalogue rare est mis en ligne ici avec
l'aimable autorisation de
Je tiens bien sûr à les remercier pour cette
contribution unique |
|
|
Le catalogue original Giscard 1914 est au format A4 à l'italienne sur papier intérieur blanc et couverture toilée cartonnée.
Collection Franck Daffos |
|
|
| La consultation du catalogue nécessite l'installation Adobe Flash Player Download Adobe Flash Player. |
|
Téléchargez... |
|
TELECHARGEZ LE CATALOGUE...
Une version imprimable est proposée en téléchargement sous le format .pdf
Pour télécharger le document, faire click
droit sur le lien ci-dessous
|
| L'intérêt de cet ouvrage, hormis sa caractéristique d'être une pièce rare, est principalement la confirmation que le chemin de croix de l'église de Rennes-le-Château est bien au catalogue Giscard 1914. Il s'agit du modèle style roman en terre cuite extra riche n° 52 (page 52-53). Le modèle est présenté sans la polychromie, celle-ci étant choisie à part en option. On sait maintenant que Saunière eut plusieurs entretiens avec la maison toulousaine pour sans doute ajouter quelques spécificités... |
| Pendant très
longtemps le codage ou non du chemin de croix de Rennes a été un
débat de chercheurs très animé et récurent. Encore aujourd'hui
quelques auteurs prétendent qu'il n'en est rien et que ce chemin
serait parmi d'autres bien classique. Je le dis souvent, le temps apporte toujours sa vérité mais il faut savoir attendre parfois très longtemps... C'est Gérard de Sède le premier qui révéla dans "L'Or de Rennes" en 1967 certaines anomalies. Personne n'y accorda de crédit excepté quelques illuminés... Il faudra 45 ans pour qu'enfin des preuves voient le jour... |
|
|
|
Copyright © - Tous droits réservés - Jean-Pierre Garcia - http://www.rennes-le-chateau-archive.com |