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Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret |
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Le petit village de Rennes-Le-Château est aujourd'hui un lieu touristique reconnu, perché au sommet d'une colline dite "envoutée". Mais cette commune qui rassemble aujourd'hui moins de 100 âmes, ne fut pas aussi tranquille qu'on pourrait l'imaginer. Son emplacement privilégié fut très vite repéré par nos ancêtres et du haut de son oppidum, les pierres gardent la mémoire d'un passé particulièrement mouvementé.
En fait les recherches actuelles montrent que Rennes-Le-Château (Rhedae), était dans des temps reculés, tout aussi important que Narbonne ou Carcassonne. Mais petit à petit l'Histoire fit de cette grande cité prospère un lieu où seul un château fortifié tente fièrement de conserver son allure d'antan, le château d'Hautpoul. |
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Curieusement, l'affaire de Rennes démarra après les années 1956 (date de publication de l'affaire dans un journal local par Noël Corbu) non pas par l'exploration du château de Rennes, mais plutôt au travers d'une curieuse stèle publiée par Gérard de Sède en 1967, la stèle mortuaire de la marquise de Blanchefort. Les premiers chercheurs et historiens commencèrent alors tout juste à s'engouffrer dans l'histoire de Rennes et celle de la marquise, ouvrant le champ à une fresque épique et complexe sur la dynastie des Hautpoul et les derniers seigneurs du Haut Razès.
Cette recherche trouve maintenant toute sa force car, on le sait dorénavant, la famille d'Hautpoul-Blanchefort fut, par différentes affaires avec Nicolas Pavillon, au cœur du Secret au XVIIe siècle, la stèle servant de point d'entrée à cette saga mystérieuse.
Sources utilisées pour La généalogie des Hautpoul et son histoire :
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Le château de Rennes est intimement lié à la dynastie d'Hautpoul et à ses Seigneurs, une très ancienne famille de la noblesse française du Languedoc. On retrouve une première trace en 936 où Bernard-Raymond d'Hautpoul apparaît dans la fondation de l'abbaye de Saint Pons de Thomières.
En 1231, c'est la période noire de la croisade contre les Albigeois. Tout n'est que massacre et terreur. Rennes devient alors la propriété de Pierre de Voisins et à sa mort, il transmet les terres à son fils Pierre II et à son épouse Jeanne de Voisins. Nous sommes au XIVe siècle et Jeanne de Voisins épouse Sicard de Marquefave. Rennes change de propriétaire.
Une baronnie se succède alors avec Guillaume-Pierre d'Hautpoul († 1420), puis Armand-Raymond d'Hautpoul qui épouse en 1394 Hélène de Veyrac. C'est aussi à cette époque que la seconde branche d'Hautpoul va naître avec Auger, auteur de la branche Hautpoul-Féline.
Puis en 1422, Pierre-Raymond d'Hautpoul se marie à Blanche de Marquefave qui descend de la grande famille des de Voisins. Ceci permit d'apporter en dot à la famille d'Hautpoul, la baronnie de Rennes. C'est ainsi qu'à cette date la famille d'Hautpoul sera liée à la destinée du haut-Razès, abandonnant leur manoir situé au sud de Mazamet. Le château de Rennes commencé au XIIIe siècle va alors rester dans la famille pendant plusieurs siècles, mais son aspect à cette époque nous est inconnu. Pierre-Raymond de suivra aussi le comte de Toulouse, Raymond de Saint Gilles, en Palestine et participera à la croisade. |
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| Mazamet est un petit village médiéval accroché au bord d'un piton rocheux et sur lequel une forteresse domine toute la vallée. Ce premier château d'Hautpoul garde en réalité l'entrée de la Montagne Noire et une immense forêt qui la recouvre. Comme d'autres villages de la région, Mazamet n'a pas été épargné par l'Histoire. Catharisme, croisade contre les albigeois et guerres de religion se sont succédés entre le XIIIe siècle et le XVIIe siècle, fournissant à notre Histoire les années les plus sombres et les plus intolérantes du moyen-âge. Selon la légende, la forteresse aurait été fondée par un roi wisigoth en 413. |
En fait, c'est entre 1583 et 1640 que la fortification prendra sa forme actuelle. Il sera construit par 3 barons successifs :
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Blaise I d'Hautpoul (1610-1694)
Tous les passionnés de Rennes le connaissent au moins de nom, car son règne se situe à une période très particulière de l'affaire, puisque nous sommes peu après l'an 1645, date de la supposée découverte d'un fabuleux trésor par le berger Ignace Paris.
Fils du baron François-Pierre de Hautpoul et de Marguerite de Saint Jean de Pointis, le baron Blaise d'Hautpoul et de Rennes fut chevalier coseigneur d'Aussillon et ancien capitaine de la Marine. Un jugement souverain de M. de Bezons le 4 janvier 1669 le confirma d'ailleurs dans la baronnie du diocèse.
L'armoirie d'Hautpoul
est d'or à 2 fasces de gueule accompagnées de 6 coqs de sable
crêtés, becqués et barbés de gueule, |
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Beaucoup de mystères entourent son règne et son personnage. Que l'on s'intéresse aux démêlés qu'il eut avec Nicolas Pavillon, que l'on examine les destinées de sa descendance, ou bien que l'on enquête sur son testament, tout nous ramène à l'affaire de Rennes et à ses interrogations.
L'un des faits remarquable et incontestable, puisque vérifié sur d'anciens registres, est que tous ses fils eurent des destins de grande lignée. Alors que la baronnie d'Hautpoul à cette époque n'était qu'une famille noble sans richesses particulières, 3 d'entres eux deviendront Chevalier de l'Ordre de Malte et tous suivront des carrières militaires importantes. Ce point est fondamental car il faut savoir qu'à cette époque, l'intégration dans un Ordre militaire ou prestigieux représentait énormément d'argent. Comment Blaise d'Hautpoul put-il offrir à ses fils de telles carrières et avec quel argent ? (Voir "Le puzzle reconstitué" de F. Daffos)
Blaise d'Hautpoul eut 8 fils et 2 filles :
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Ces extraits proviennent du manuscrit de
famille sur l’Histoire de la Maison d’Hautpoul (Xe
siècle – 1864) déposé aux Archives départementales de
l’Aude et à la Bibliothèque Municipale de Carcassonne
Ce document généalogique fut cité pour la première fois dans un mémoire : Mémoire Diplômes d’Etudes appliquées - Histoire et civilisations de la Renaissance à nos jours - Analyse critique des études relatives à Rennes-le-Château : aux fondements de l’histoire présenté par Benoit Jalabert sous la direction de Mme le professeur G. Gavignaud-Fontaine - Années universitaires 2002 - 2003. |
| Les carrières
prestigieuses de tous ses fils seraient restées bien discrètes
si deux évènements de cette époque n'étaient pas reliés à
l'affaire de Rennes :
La suite est tout aussi curieuse. Y aurait-il eu un arrangement financier entre les deux plaignants après ce procès fleuve ? Ceci est en tout cas une excellente explication à cette subite propulsion des fils de Blaise Hautpoul vers des destins privilégiés et financièrement très lourds. |
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L'Ordre de Malte fut fondé au monastère Sainte-Marie-des-Latins à Jérusalem au milieu du XIe siècle par des marchands amalfitains. Vers 1080, un hôpital est créé par Gérard, un supérieur du monastère. Le rôle de cet hospice dédié à Saint Jean est d'accueillir et de soigner les pèlerins chrétiens venus accomplir le «voyage en Terre Sainte». Jérusalem est alors sous domination musulmane. En 1099, la première Croisade fait basculer Jérusalem sous la domination chrétienne mais ce nouvel équilibre créé des tensions et de l'insécurité dans la région. Les frères hospitaliers sont reconnus "Ordre monastique" le 15 février 1113 par le pape Pascal II et deviennent vite des chevaliers hospitaliers. |
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| L'Ordre de Malte devient
alors grâce au maître Raymond du Puy, le second Ordre militaire
de la Terre Sainte après les Templiers fondés vers 1120. Le pape
Innocent II attribuera ensuite à sa demande, aux Hospitaliers,
le drapeau à croix blanche pour les différencier des Templiers
qui portent la croix rouge. L'Ordre a survécu jusqu'à nos
jours... Il est à noter la curieuse ressemblance entre une branche de la croix de malte et le graphisme de la Pierre de Coume Sourde... |
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La descendance des Seigneurs de Rennes se poursuit donc par Henry d'Hautpoul qui eut avec Marie du Puy de Vatan, une puissante famille alliée à celle de la Rochefoucauld, 4 fils et une fille. L'un d'eux, François d'Hautpoul, prendra le flambeau de baron. Pour les autres, Blaise III sera mousquetaire sous Louis XV, Charles capitaine à Royal artillerie, Joseph coseigneur de Rennes de Monthaut et capitaine au régiment de Noailles, Marie-Anne sera religieuse à Prouille.
Un document intéressant est celui du testament d'Henry d'Hautpoul où l'on peut lire que son souhait est d'être enseveli dans l'église paroissiale de Rennes-le-Château... |
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[...] Je recommande mon âme à Dieu et à toute la Cour céleste voulant qu'après mon décès mon corps soit enseveli dans l'église paroissiale du dit rennes tombeau de mes prédécesseurs et qu'après les homélies funèbres me soient faites selon la volonté de Dame Marie Dupuy [...] |
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| Dans l'hypothèse où ce document est authentique, et il n'y a aucun élément permettant d'en douter, nous avons ici une certitude que la crypte de l'église de Rennes contiendrait effectivement les tombeaux des derniers seigneurs. Si tel est le cas, Bérenger Saunière aurait obligatoirement découvert les sépultures et pourquoi pas, des documents importants... |
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Document testamentaire
de Henry d'Hautpoul fait le 24 avril 1695 |
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Après Henry ce fut son fils
François qui prit le flambeau de la baronnie...
François d'Hautpoul (1689-1753) Fils de Henry d'Hautpoul, il fut coseigneur d'Aussillon, baron d'Hautpoul, de Rennes et marquis de Blanchefort, seigneur de Saint-Just le Bézu, les Bains et Granès. En 1732, François d'Hautpoul épousa Marie de Négri d'Ablès et deviendra la célèbre marquise de Blanchefort. Elle apporta en dot les seigneuries de Niort et de Roquefeuil. |
Nous voici donc arrivé à la fameuse marquise de Blanchefort, la dame de Niort et Roquefeuil, celle qui cristallisa pendant des années l'énigme de Rennes autour d'une mystérieuse pierre, sa stèle mortuaire soit disant retrouvée et burinée par Bérenger Saunière. Marie de Négri d'Ablès fut l'épouse de François d'Hautpoul, le dernier seigneur de Rennes-Le-Château. Elle représentait donc aussi le dernier espoir de la baronnie, celui de posséder une descendance.
Sa mère est Marie
d'Hautpoul-Blanchefort qui épousa le 26 septembre 1752
son cousin, Joseph d'Hautpoul, chevalier et
marquis. |
| L'épitaphe
de la stèle nous rapporte qu'elle décéda le
17 janvier
1781, une date mythique dans
l'affaire de Rennes. Car non seulement on retrouve le 17
janvier, mais aussi le 17 dans l'année ainsi que le
81, rappelant le fameux 681... Hasard ? Certainement, mais ceci ne veut pas dire qu'il faut l'ignorer. Le ou
les codeurs utilisèrent toutes les ressources possibles pour
passer des indices. Ce hasard a été une fois de plus parfaitement
exploité. Mais s'agit-il de sa vraie date de mort ? La main d'Antoine Bigou, ancien curé de l'église de Rennes-le-Château, nous le confirme comme on peut le lire sur l'acte de décès : |
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En marge : "Obiit Dame
Marie De Nègre de Blanchefort" L'an mil sept cent quatre vingt un et le dix neuvième jour de janvier, a été ensevelie par nous curé de cette paroisse soussignée, noble Marie de nègre d'able dame de Blanchefort, Seigneuresse de la présente paroisse, décédée le dix septième du dit mois, âgée d'environ soixante sept ans, après avoir reçu les sacrements de pénitence et d'eucharistie. La cérémonie de sa sépulture a été faite en présence des Srs. Charles Vival de Mabouillet et de ... Rougé du présent lieu figurés et en présence de notre grande assemblée, au foy de ce. |
| On trouve là
aussi la confirmation qu'elle fut, selon les termes utilisés
dans l'acte, ensevelie dans la paroisse de
Antoine Bigou. Notons aussi que l'on parle de la paroisse dont elle était Seigneuresse et non de son cimetière. Ceci pourrait suggérer que sa sépulture se trouve également dans la crypte de l'église et non à l'extérieur. Notons enfin l'expression "noble Marie de nègre d'ables dame de Blanchefort" qui rappelle, aux anomalies près, la formule se trouvant sur la stèle.
Cette dernière coïncidence est troublante car elle voudrait dire que la représentation de cette stèle fut dessinée soit avec l'acte de décès sous les yeux, soit en utilisant la stèle réelle. Le codeur était en tout cas bien informé... |
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| Le mystérieux testament
de François Pierre d'Hautpoul Parmi les mystères de la famille il existe celui du testament de l'un des barons... Pour comprendre ce curieux épisode, il faut revenir en 1644, date à laquelle François Pierre d'Hautpoul, le père de Blaise I d'Hautpoul, fit enregistrer le 23 novembre son testament chez Maître Captier, notaire à Espéraza. Il y joindra des documents relatifs à la succession des fiefs et des titres qu'il détenait depuis le XIe siècle. Malheureusement ses héritiers ne purent jamais prendre connaissance de cet acte, ni des documents associés car tout disparut mystérieusement. Toutefois, cette disparition ne fut que temporaire, car en 1780, le testament resurgit chez un autre notaire, Maître Jean Baptiste Siau. Ceci permit à un descendant, Pierre d'Hautpoul, seigneur de Seyres et fils de Hyacinthe de Roquevert (voir généalogie 1) de le réclamer à nouveau. C'est alors que la réponse du notaire fut incompréhensible :
« il n'y aurait pas de
prudence de ma part de me dessaisir Décidemment ce testament semble contenir des informations suffisamment importantes pour ne pas pouvoir les délivrer facilement, même aux descendants de la famille d'Hautpoul. Le mystère resta donc entier et le testament retourna dans son secret. Mais en décembre 1780, Maître Jean-Baptiste Siau confia finalement les précieux documents à Marie de Nègre d'Ables. Elle les remettra ensuite à Antoine Bigou, son chapelain, peu avant sa mort le 17 janvier 1781. Une partie du testament sera ensuite transmis aux filles de la marquise, mais le contenu ne sera jamais révélé. Nous pouvons à ce stade reconnecter cette histoire avec celle décrite par Gérard de Sède et les parchemins supposés mis au jour par Bérenger Saunière. Selon la légende rennaise, Saunière aurait découvert 4 documents : le petit et le grand parchemin, en fait réunis sur un document recto-verso, une généalogie des rois mérovingiens avec le sceau de Blanche de Castille, six lignes liées à Saint Vincent de Paul et ce fameux testament de François-Pierre d'Hautpoul. Il est aujourd'hui admis que Saunière put difficilement retrouver ces papiers dans le pilier de l'autel compte-tenu du peu de place. Par contre, il est tout à fait envisageable que le prêtre découvrit des papiers importants lors de l'exploration de la crypte de son église, soit laissés par Bigou, soit placés dans une sépulture. |
| La
descendance de la marquise La mort de Marie de Nègre d'Ables marqua la fin définitive de la baronnie de Rennes qui s'étala tout de même de 1350 à 1753, soit 5 siècles. Sa descendance va alors se poursuivre par ses 3 filles, Elisabeth, Gabrielle et Marie qui partageront la seigneurie.
Sa fortune donnant des signe de faiblesse, une saisie de ses biens deviendra inévitable. Le Château lui appartenant, il sera vendu aux enchères à son ancienne servante, Julie Avignon, le 2 septembre 1816 pour la somme de 52.000 F. Cette dernière est l'épouse de Michel Captier, qui sera Maire de Rennes-le-Château en 1826. Le château sera ensuite vendu en 1867 aux frères Dalbiès de Couiza. Aujourd'hui, le château appartient à la famille Fatin. |
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| Comme nous
l'avons vu précédemment, la famille d'Hautpoul démarra en 936
avec Bernard-Raymond, qui contribua avec Pons 1er, comte de Barcelone et Ermengarde, vicomtesse de Béziers à la fondation de
l'abbaye de Saint Pons de Thomières. A partir du XIIIe siècle, la famille se divisa en plusieurs branches telles que celles de Félines, de Cassagnolles, de Ventajou et de Salettes. Les descendances sont multiples et variées. Parmi elles, un personnage devint célèbre sous la première période napoléonienne, Jean-Joseph-Ange comte et général d'Hautpoul. D'après les historiens, il serait bisaïeul de Pierre-Raymond de et de Guillaume Pictavin de . |
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Il naquit le 13 mai 1754 au château de la Salette, dans le Tarn et il s'engagea à 15 ans dans la Légion corse, puis à 17 ans comme volontaire dans les dragons de la légion du Dauphiné. Maréchal des logis en 1776, il devint sous-lieutenant l'année suivante. Sa carrière fut fulgurante. En 1792, il passe capitaine en mars et lieutenant-colonel en août. Le 15 octobre 1793, il participa à la délivrance de Maubeuge. Chef militaire exemplaire, il est réclamé et plébiscité par ses hommes. Chef de brigade en 1794, le 13 septembre 1795 il repart au combat de Blankenberg. Il sera toutefois blessé à l'épaule devant Altenkirchen et se verra promu divisionnaire en octobre 1796. Il est aussi remarqué par ses actes héroïques et se bat courageusement à Engen et Biberach en mai 1800.
Inspecteur général de la cavalerie en 1801, il commande en 1805 la 2ième division de cuirassés à la réserve de cavalerie de la Grande Armée sous Murat. Le 2 décembre, il pénètre à Austerlitz en chargeant en tête avec ses hommes.
Nommé sénateur en mai 1806, il continua ses combats à Iéna et à Lübeck. Mais le 8 février 1807, en chargeant plusieurs fois à Eylau, un mousquet lui ouvre la cuisse. Transporté au château de Voren, le général d', s'éteignit dans d'atroces souffrances le 17 février 1807. Le Grand Aigle de la Légion d'Honneur n'était plus.
L'Empereur Napoléon fit ramener son corps à Paris et l'inhuma au Panthéon. Il ordonna également que l'on prenne 24 canons à l'ennemi lors de la bataille d'Eylau et qu'on les fonde pour faire ériger à Gaillac une statue équestre du général d' dans le costume de général de division de cuirassés.
Le nom d’Hautpoul figure aujourd'hui sur l’arc de triomphe de l’Etoile à Paris. |
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