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Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret |
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La dalle dite "Des chevaliers" fut découverte au cours des premiers travaux dans l'église de Rennes-Le-Château par Bérenger Saunière en 1887. Elle était placée au pied de l'ancien autel dans l'église, face gravée contre terre, et recouvrant une sépulture. Saunière la replaça à l'extérieur au pied du calvaire face gravée vers l'extérieur, au risque d'en abîmer le haut relief, ce qui fut le cas d'ailleurs. |
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| Son emplacement d'origine est d'ailleurs décrit à la page 10 des "Cahiers de Rennes-Le-Château N°11" : |
| "... on est porté à croire que c'était la chapelle (l'église Sainte Marie-Madeleine) des Seigneurs du lieu, d'autant plus qu'un parchemin indique qu'en 1705, "a été inhumée dans l'église de ce lieu, au Tombeau des Seigneurs, qui est auprès du Balustre Dame Anne Delsol et en 1724, Noble Messire Henry du Vernet"... / ... Ce tombeau des seigneurs fut découverts par l'abbé Saunière "en septembre 1891 lors des travaux exécutés pour changer la chaire en bois par une chaire neuve, en terre cuite, et lors du carrelage des couloirs de la nef. Ce tombeau, dit l'abbé Saunière à ses visiteurs, "était recouvert d'une pierre tombale placée à plat, très friable"... / ... Ce tombeau se trouvait au milieu du couloir de la nef "au bas de ces deux marches en pierre de taille, qui avaient été mises en 1827 pour monter au sanctuaire". Cette dalle mortuaire est appelée "la Dalle du Chevalier". |
| Mais c'est grâce au bulletin 31 de la Société des Études Scientifiques de l'Aude en 1927. et à son dessin, que nous connaissons l'état de la dalle le plus proche de sa redécouverte par l'abbé Saunière. C'est également cette note qui confirme son exposition aux intempéries et l'origine de sa dégradation: |
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Bulletin de la Société d'Études Scientifique de
l'Aude Reproduction d'une pierre tombale
carolingienne découverte Pierre tombale
carolingienne (771) trouvée en 1884-5 sous l'Autel de
l'église romane de Rennes-Le-Château, ancienne capitale bien
déchue du comté du Razès. Henry Guy |
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| Déjà auparavant, la société d'étude scientifique de l'Aude avait remarquée cette curieuse pierre comme l'indique l'extrait de 1905 tome 17 page 100 : |
| "...cependant dans un petit jardin contigu à l'église l'un des nôtres a reconnu une dalle grossièrement taillée... un ancien vestige qui daterait du Vième siècle. Il est regrettable que cette dalle serve de marche d'escalier." |
| Ou encore en 1909 tome 20 page 128 : |
| "... au pied de la croix de Mission, on remarque une pierre tombale... elle est en grés très friable... On y voit deux cavaliers la lance au poing, dans un décor ogival..." |
| L'emplacement extérieur de la dalle ne fut pas choisi au hasard comme le montre le plan des jardins ci-contre. L'abbé Saunière plaça la dalle dans la position inversée (face en relief vers le haut), alors qu'il la trouva face contre terre. De plus il la positionna au même niveau que l'ancien autel si l'on applique la fameuse translation du plan de l'église dans le jardin. |

La dalle des chevaliers exposée actuellement au musée
de Rhédae à Rennes-Le-Château
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Son usure, due à son exposition aux
intempéries pendant de longues années, rend son
interprétation difficile, mais il est généralement admis que
la dalle est d'époque carolingienne.
Certains auteurs ont vu dans la scène de droite une allusion aux templiers chevauchant à deux le même cheval, mais cette dalle est largement antérieure. Une autre interprétation classique de la scène est celle du dernier descendant des rois mérovingiens, Sigebert IV, sauvé et amené, alors enfant, dans le Razès. |
| Cette dernière thèse, non prouvée
historiquement, est importante à la compréhension de l'affaire
et conforte le fait qu'une descendance mérovingienne
aurait continuée dans le Razès. En effet, lors des travaux conduits par l'abbé Saunière dans son église, il découvrit des parchemins roulés dans des tubes de bois scellés à la cire. Ces "documents" permirent de reconstituer la généalogie des Comtes de Rhédae, de descendance mérovingienne semble-t-il, depuis Sigebert IV dit le Rejeton Ardent (ou "Le plantard"), fils de Dagobert II roi d'Austrasie, et ramené à Rennes-Le-Château le 17 janvier 681 après l'assassinat de son père dans la forêt des Ardennes près de Stenay. |
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Cette thèse est également reprise par
l'opuscule de Stublein où l'on peut voir le commentaire:
"Dalle de la sépulture des princes Sigebert IV - Sigebert V et Béra III dans l'église St Madeleine" |
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