|
|
|
|
|
|
Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret |
|
Nous avons vu dans l'analyse des tableaux de Rennes-Les-Bains, la Pietà et la Crucifixion, que Henri Gasc, aumônier à Notre Dame de Marceille de 1838 à 1872, était aussi artiste peintre à ses heures perdues. Nous savons aussi, que Gasc, dépositaire d'un fabuleux secret par son prédécesseur Gaudéric Mèche, était littéralement obsédé par le legs de son savoir.
Comment poursuivre cette œuvre sans la divulguer ? Pourrait-je un jour trouver un successeur digne de ma confiance et suffisamment intelligent pour ne pas sombrer dans la cupidité ? Ces questions, Gasc a du se les poser à maintes reprises jusqu'à ne plus pouvoir dormir. On imagine alors aisément que l'arrivée de Henri Boudet, jeune ecclésiastique talentueux et dévoué, fut sans aucun doute pour lui une bénédiction.
Mais pour satisfaire cette obsession de léguer aux générations futures un ou plusieurs messages, Gasc dut se surpasser en intelligence. Pour dissimuler cette connaissance, Il eut recours à la cryptographie symbolique et allégorique, appliquée à un domaine qu'il connaissait bien : la théologie et les évangiles. Gasc étant avant tout un homme d'Église, il utilisa tous les moyens que lui offrait sa formation ecclésiastique pour codifier son ou ses messages.
Mais quoi de plus normal pour un aumônier artiste que d'utiliser son art pictural dans l'art du secret ? L'Église Chrétienne est une école de la symbolique où la peinture a toujours été largement utilisée dans ce sens. Peindre une toile pour y cacher quelques idées secrètes ou subversives était certes un exercice périlleux, mais déjà souvent utilisé par de nombreux artistes depuis la Renaissance.
Vous trouverez donc ici deux beaux exemples de l'ingéniosité dont fit preuve Gasc pour préparer son legs. Il aura fallut attendre tout de même 150 ans pour que certains chercheurs s'intéressent à ces toiles mais ce n'est pas si mal après tout ...
L'étude de la Pietà et de la Crucifixion comporte 2 volets :
|
|
Dans la perspective ou les tableaux de Rennes-Les-Bains furent élaborés par Henri Gasc, il est clair qu'ils sont obligatoirement porteurs de messages allégoriques subtils. Pour s'en rendre compte, prenons l'original et la copie faite par Gasc de la Crucifixion et comparons les deux toiles : |
|
Un exemple est visible en examinant le paysage peint par Gasc dans "La Crucifixion" en bas à gauche de la toile et en le comparant avec l'original.
Il est facile de comprendre que Gasc a voulu, en isolant certaines constructions de la ville représentée dans le tableau original, attirer l'attention sur un lieu ou un symbole. Mais de quoi s'agit-il ? |
|
|
|
|
Il est évident que la ville est Jérusalem, et cette mystérieuse pyramide tronquée est tout simplement "la mosquée d'Omar I", appelée aussi "le dôme du rocher". Elle fut érigée au VIIe siècle sur le rocher où, selon la légende, s’élevait le Temple du roi Salomon. Le dôme fut construit en 691. |
|
|
|
Quelle était donc l’intention cachée de l’aumônier de ND de Marceille, le chanoine Henri Gasc, lorsqu’il peignit une allusion au Temple de Salomon dans l’arrière plan difficilement décelable d’un tableau de "La Crucifixion" qu’il destinait uniquement (la dédicace au dos le prouve) à son confrère de Rennes-les-Bains ?
Voulait-il tout simplement, au vu de documents provenant du 17e siècle qu’il aurait découverts sous son sanctuaire de Notre Dame de Marceille quelques années auparavant, signifier par la copie d’un tableau de maître précisément du 17e siècle que l’on pouvait lier le Temple de Salomon à la région de Rennes-les-Bains ?
Nous laissons le lecteur libre de se faire sa propre opinion… |
|
Dans cette affaire riche en symboles et en messages anciens, il est clair que chaque nouvelle piste a beaucoup de chance d'engendrer de nouvelles surprises. Comme je le dis souvent, une découverte est souvent liée à un hasard de circonstance et non exclusivement à un nombre d'heure de réflexion. J'en veux pour preuve cette seconde révélation qui n'est que le fruit d'un hasard heureux...
Le tableau de la Crucifixion présent dans l'église de Rennes-Les-Bains est sans aucun doute passé inaperçu auprès de la totalité des chercheurs à cause de son caractère religieux classique et trop évident.
Pourtant il faut se remémorer qu'Henri Boudet à la fin de son ministère à Rennes-Les-Bains a absolument tenu à laisser son église décorée uniquement de deux toiles: La Pietà et cette Crucifixion. Or tout a toujours été mûrement réfléchi chez ce prêtre d’exception ; se pourrait-il donc que ces deux œuvres soient liées entre elles et ne soient en fait que les deux parties d’un même message ?
Mon pèlerinage dans le Razès durant l'été 2006 fut très riche en nouveautés et le travail une journée entière avec Franck Daffos à Notre Dame de Marceille puis à l'église de Pieusse contribua certainement à cette découverte inespérée.
Car c'est en publiant quelques jours plus tard les photos des tableaux de Rennes-les-Bains que l'inspiration survint... Il est vrai que la photo de la Crucifixion dont disposait Franck avait malheureusement subit un flash trop violent, éblouissant ainsi un bon quart du tableau. Cette première disposition, jamais réalisée jusqu’alors, des deux toiles sur un site Internet, côtes à côte et correctement éclairées suffit à Franck Daffos pour me communiquer son intuition. Il ne m’a fallu ensuite que quelques minutes pour agencer correctement les deux pièces du puzzle…
Je dédie cette découverte à mon ami Franck Daffos sans qui rien ne serait arrivé... |
|
Le point de départ du raisonnement de Franck Daffos s’avérait finalement très simple :
La réponse semble évidente : le ciel, l’horizon, et un rocher aux formes curieuses. |
|
|
|
Pourrait-on alors imaginer que ces deux paysages n'en fasse qu'un ?
Gasc aurait-il pu concevoir un cryptage nécessitant la prise en compte absolue des deux tableaux pour en extraire un sens ? En clair, l’un pourrait-il être le complément indispensable de l’autre ?
Cette méthode ne serait pas alors sans rappeler une célèbre aventure de Tintin "Le secret de la Licorne" où 3 maquettes de bateaux étaient nécessaires pour espérer reconstituer la carte d'un trésor ! En fait et bien mieux que la fiction, il suffit d'un peu d’observation pour s'apercevoir que la pierre en bas et à droite sur La Crucifixion pourrait être une partie du dolmen représenté sur la Pietà… |
|
|
Au delà de toutes les explications, un simple montage photo allait me permettre bientôt d'obtenir un résultat saisissant ... |
|
|
|
Les deux paysages de chaque tableau se confondent pour n'en former qu'un. Les deux parties rocheuses forment une pierre dolmen complète et chaque détail trouve sa continuation à gauche ou à droite. Même le bord de la grotte droite se poursuit sur le tableau de gauche. |
|
Fondus ...
La publication de ce jumelage des deux tableaux de Rennes-Les-Bains, qui jusqu'alors ne se connaissaient pas, a suscité de nombreuses réactions. Voici un travail complémentaire qui a été amicalement offert au site par le chercheur et photographe Jean Brunelin et que je remercie vivement. |
|
|
|
|
|
|
Le jumelage des deux tableaux a réveillé de nombreux artistes
Voici un autre travail proposé par un infographiste passionné. La peinture obtenue est remarquable par son réalisme... |
|
|
S'il est arrivé que certains chercheurs s’interrogent sur l'existence d'un lien quelconque entre ces deux toiles, voici un fait qui ne permet plus de douter. Il est également clair que seul un concepteur unique a pu imaginer un tel "trompe l’œil".
Ces deux tableaux étant définitivement scellés l’un à l’autre par leur complémentarité absolue, et la Crucifixion étant comme nous le savons signée de Gasc, la Pietà ne peut donc être qu’obligatoirement de lui.
Un tel travail de précision est à méditer car il nous renseigne sur la qualité et la complexité du message qu’a voulu nous laisser le chanoine Henri Gasc, aumônier de Notre Dame de Marceille de 1838 à 1872. On comprend dès lors le maître et l’initiateur parfait qu’il ne pût qu’être pour l’abbé Henri Boudet qui, en sorte d’hommage filial muet, ne pouvait que logiquement après sa disparition réunir les deux toiles de son mentor comme un dernier défi à la postérité ...
Ces deux exemples montrent assurément que nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises... |
|
Il fallait s'en douter. La révélation de la pierre dolmen, résultat du jumelage des 2 tableaux de Rennes, a suscité beaucoup de passion parmi les chercheurs et les internautes. Nombreux sont ceux qui ont commencé à scruter la géologie de la région afin de déceler cette forme caractéristique. Voici un bel exemple de pierre envoyé par Gil, un passionné :
(Merci à lui pour sa contribution au site) |
|
|
|
A suivre... |
|
|
|
Copyright © - Tous droits réservés - Jean-Pierre Garcia - http://www.rennes-le-chateau-archive.com |