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Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret |
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Lorsque l'on veut évoquer les peintures
liées à Rennes-Le-Château, le premier sujet qui vient à
l'esprit est celui des
Bergers d'Arcadie, traité principalement par
Nicolas Poussin
mais aussi par d'autres artistes. Or ce qui est moins
connu, c'est qu'il existe une multitude de tableaux et de
gravures inspirés de l'oeuvre du Maître.
Mais pourquoi ce thème fascine t-il plus que les autres ? Sans doute parce que le tableau de Nicolas Poussin "Les bergers d'Arcadie (version 2)", regroupe à lui seul un ensemble de curiosités et de propriétés étonnantes. On pourrait résumer les caractéristiques extraordinaires de ce tableau par quelques points :
Le thème des Bergers d'Arcadie est récurrent : 2 ou 3 bergers et une femme assimilée à une bergère, contemplent un tombeau sur lequel on peut lire dans certains cas l'inscription latine "ET IN ARCADIA EGO". Le tombeau est parfois surmonté d'un crâne. Le tableau le plus célèbre est de loin celui de Nicolas Poussin dans sa seconde version et visible au Louvre. |
Nicolas Poussin - Les Bergers d'Arcadie (1)
1ère version réalisée entre 1629 et 1630
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Voici la première oeuvre de
Nicolas Poussin sur le thème de la mort en
Arcadie. Elle fait partie de la collection du duc et
de la duchesse de Devonshire, Chatsworth house,
Derbyshire, en
Angleterre.
L'oeuvre montre, dans une campagne idyllique, 2 bergers en compagnie d'une femme découvrant avec tristesse un tombeau portant le message "Et IN ARCADIA EGO". Comme dans la peinture de Guercin, mais avec moins de proéminence, un crâne est déposé sur le tombeau. Un autre élément intéressant et inexistant dans la 2ème version de Poussin est la présence en bas à droite de Alpheus "Dieu du fleuve", versant l'eau d'une amphore (allusion sans doute au fleuve souterrain Alphée qui traversait l'Arcadie). De manière allégorique le fleuve souterrain symbolise le flot de la connaissance cachée. |
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L'esquisse de la première version - Tout est déjà en place...
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Il faut noter que la première
version des Bergers d'Arcadie est associée à une autre toile
faite en
1624:
"Midas se lavant à la source du Pactole" Dimensions :
Inspiré de la mythologie grecque, la légende du roi Midas se rapporte à une eau qui devint or, d'où l'expression "Toucher le Pactole" |
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Voici une gravure peu connue de J. F.
Ravenet éditée en 1763.
Curieusement elle fut déjà redimensionnée (
Voir la chronique de Patrick Merle) Une
bande de 8cm à gauche est déjà présente et celle de
4cm à droite est déjà absente. A noter, les différences au niveau des nuages, du paysage et de la ligne d'horizon par rapport à l'original Merci à Patrick Merle pour sa contribution |
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Voici une autre gravure de
E.Lingée, édité en 1803. Sa qualité bien que moyenne nous offre un détail très intéressant. Au dessus du tombeau arcadien et du crâne, une croix chrétienne est nettement suggérée. En observant les autres tableaux, ce symbole bien que très discret est effectivement présent. Pourquoi insister sur ce symbolisme, comme si la présence d'un crâne et du tombeau ne suffisait pas à évoquer la mort en Arcadie ? Merci à Patrick Merle pour sa contribution |
Nicolas Poussin - Les Bergers d'Arcadie (2)
2ème version réalisée officiellement entre 1638 et 1640
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Les Bergers d'Arcadie (2) - Nicolas Poussin
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Peut-être insatisfait par sa 1ère
version mais peut être aussi parce qu'il avait un
message particulier à laisser à la postérité,
Nicolas Poussin réalisa autour de 1640
(date officielle mais contre versée) une seconde toile qui
deviendra la plus célèbre. Nous ne savons pas officiellement
qui a commissionné la peinture, mais c'est en 1685
quelle entra dans la collection de
Louis XIV et dans les comptes des bâtiments du
Roi, sous la dénomination de "Pasteurs d'Arcadie".
Sachant sans doute qu'elle devait receler quelques secrets
inestimables, Louis XIV
préféra la conserver hors de portée du public. C'est
ainsi qu'il la garda précieusement dans ses appartements
privés jusqu'à sa mort.
Le tableau appartenu auparavant au Chevalier d'Avice et Louis XIV l'acheta avec d'autres toiles au marchand Hérault. Pendant 2 siècles cette scène mythique inspirera les artistes, les auteurs, et les poètes. La toile est maintenant exposée au Louvre. C'est sur cette peinture que le thème des bergers d'Arcadie est traité dans sa forme la plus aboutie et certainement la plus complexe. Elle a suscité d'ailleurs de nombreuses analyses tant les aspects allégoriques et géométriques sont subtils. On y trouve 3 bergers et une bergère contemplant un tombeau qu'ils découvrent et sur lequel ils déchiffrent une inscription : "ET IN ARCADIA EGO". |
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La formulation ET IN ARCADIA EGO que l'on retrouve sur d'autres peintures est remarquable tout simplement par ses propriétés d'anagramme : 1ère anagramme :
TEGO peut se traduire par "Je voile", "Je couvre", "Je dissimule", "Je cache" et même "Je protège". Nous obtenons alors une traduction possible qui pourrait être : "Va ! Je cache les secrets de Dieu" 2ème
anagramme :
Ce qui peut se traduire par: "Je touche le tombeau de Dieu Jésus" 3ème
anagramme :
Ce qui peut se traduire par : "Reine par décret de Dieu"
Les 3 bergers semblent découvrir avec étonnement un tombeau et son inscription. La bergère pose une main rassurante sur l'un des bergers. L'Arcadie est une contrée montagneuse de l'ancienne Grèce et plus précisément du Péloponnèse. Dans la mythologie grecque l'Arcadie était appréciée par les Dieux car il faisait bon y vivre. Surtout par le Dieu Pan, Dieu des bergers et des troupeaux, fils de Zeus roi des dieux et de Callisto. En peignant l'Arcadie, Nicolas Poussin procéda par allégorie pour désigner des symboles chrétiens. L'Arcadie, lieu d'allégresse, est à rapprocher du paradis. Le Dieu Pan est à rapprocher de Jésus, gardien des bergers (les apôtres et les prêtres). Pan est fils de Zeus et roi des dieux, alors que Jésus est roi des juifs et fils de dieu. Les bergers d'Arcadie apparaissent comme les gardiens du tombeau, et si l'on suppose que ce dernier représente le tombeau de Jésus, les bergers deviennent les gardiens de la connaissance cachée (symbolisée par Alphée fleuve souterrain d'Arcadie), mais aussi certains apôtres du Christ. La bergère ne serait alors que Marie Madeleine, la première qui découvrit le tombeau de Jésus vide. On pourrait alors interpréter cette
main rassurante semblant dire : Une autre lecture du tableau, qui est
d'ailleurs complémentaire, tourne autour de l'inscription
"ET IN ARCADIA EGO". Cette formule mystérieuse, sans
verbe, est pointée du doigt par l'un des bergers qui semble
s'interroger sur sa signification. La bergère, en mettant sa
main sur l'épaule semble dire: Par rapport à la première version, on constate l'absence du crâne ("Memento mori") sur le tombeau. La scène et le paysage semblent correspondre au tombeau près d'Arques: Le tombeau des Pontils. Au fond on trouve les profils de Blanchefort, du mont Cardou, et de Rennes-Le-Château. Cette toile fait également partie des 3 tableaux que Bérenger Saunière aurait réclamé au Louvre, lors de sa supposée visite à Paris. |
| Le monument des bergers de Shugborough |
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La scène, inversée et en relief, présente
quelques divergences par rapport à la seconde version de
Nicolas Poussin. Le paysage de Rennes-Le-Château
au fond n'est plus visible, et le tombeau semble être
matérialisé par un luxueux cercueil posé sur un promontoire
pyramidal. Les positions des personnages, des mains,
et l'angle des bâtons sont identiques.
Le marbre se trouve à Shugborough Hall dans les jardins d'une superbe demeure au milieu de la campagne anglaise. Ce site magique est d'ailleurs entouré de mystères. |
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En toute probabilité, la toile fut
commissionnée par la famille florentine Barberini,
l'une des plus importantes familles protectrices des arts à
Rome. D'ailleurs le cardinal Francesco Barberini lui
avait déjà commandé une autre oeuvre : "La mort de
Germanicus". Quant à la formule ET IN ARCADIA EGO
on suppose qu'elle fut inspirée par le prélat Giulio
Rospigliosi, grand amateur et protecteur des arts et qui
deviendra le pape Clément IX.
Le Guerchin est le premier peintre connu à avoir illustré le thème de la mort en Arcadie. On y voit 2 bergers surpris par la vue d'un crâne humain qui attire une abeille, une souris, et une chenille. Il faut d'ailleurs noter que certains auteurs identifient un peu vite l'abeille à une grosse mouche, ce qui est inexact, comme on peut le remarquer ci-dessous. Le crâne repose sur un socle portant l'inscription ET IN ARCADIA EGO |
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La souris symbolise le temps qui
dévore toute chose. La chenille est un symbole repris dans
toutes les traditions spirituelles. La métamorphose de la chenille en papillon
représente l’âme humaine appelée à renaître des épreuves et
à s’éveiller à la sagesse.Mais que symbolise l'abeille?
Depuis nos origines, l'abeille possède une très riche symbolique. Dans l'ancienne Égypte et en France, elle représente le pouvoir royal et impérial. 300 abeilles d'or furent découvertes dans le tombeau de Childéric 1er en l'an 481, et Napoléon 1er prit l'abeille comme motif sur ses tapis et son manteau de sacre. Dans la religion grecque elle matérialise l'âme, mais aussi la résurrection. Pour les celtes elle symbolisait la sagesse et l'immortalité. Pour les hébreux elle symbolise la parole, l'éloquence, et l'intelligence. Son miel est le symbole de la connaissance, du savoir et de la sagesse. Enfin, pour son miel et son dard, l'abeille est aussi le symbole du Christ, douceur et miséricorde contre justice en tant que Christ - juge. Mais l'abeille fait référence aussi aux mérovingiens qui utilisaient cet insecte pour représenter l'immortalité de l'âme. Il faut également remarquer 2 détails troublants en haut et à droite de la toile. On distingue, perché sur une branche un chardonneret, mais le jeu d'ombre et de lumière dessine un second crâne. On pourrait qualifier ce détail de coïncidence. Je ne le pense pas. Il faut rappeler que la construction du tableau est basée sur une symbolique extrême réservée à des initiés. Si l'on suppose que l'abeille sur le crâne symbolise le Christ, la résurrection, et la connaissance, les autres crânes dans l'arbre ne sont-ils pas une allusion à la croix et à l'arbre éternel de vie? La souris ronge le crâne ce qui rend la mort inéluctable mais la résurrection de l'esprit symbolisée par l'abeille permet de faire vivre l'arbre des générations et donc la descendance christique... La présence des 3 symboles: les bergers, un crâne, et la formule "ET IN ARCADIA EGO" préfigure le thème qui sera repris par Nicolas Poussin dans "Les bergers d'Arcadie" (versions I et II) ... |
| Les Bergers d'Arcadie de Castiglione |
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Cette peinture a été réalisée par
Giovanni Benedetto CASTIGLIONE (Gênes, 1609 - Mantoue,
1664), dit "Il Benedetto" en France.
Bien qu'assez différente du thème de
Poussin, la toile rappelle les Bergers d'Arcadie mais en
utilisant d'autres symboles. La bergère et l'inscription
"ET IN ARCADIA EGO" ont disparu. En revanche, une autre
inscription latine est pointée du doigt:
Temporalis (qui désigne ce qui est temporaire
comme le temps) et
Aeternitas
(éternité). |
| Une gravure d'origine inconnue |
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On connaît peu de choses sur cette
gravure qui représente Les Bergers d'Arcadie,
mais inversée comme dans un miroir. On retrouve une même
inversion sur le marbre de
Shugborough. Le texte sous le dessin
indique :
Le souvenir de la mort au milieu des prospérités de la vie |
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Gravure du 19e
siècle
Franck Daffos, auteur et chercheur, nous fait l'amitié de compléter cette collection des Bergers d'Arcadie en y ajoutant une gravure authentique du 19e siècle issue de sa collection privée. Merci à lui pour sa contribution au site |
| Le N inversé des Bergers d'Arcadie |
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| Voici une autre gravure issue du musée du Louvre. Contrairement au marbre de Shugborough et à la gravure précédente, la scène n'est pas inversée. Mais 2 détails intéressants, provoqués par l'artiste, ne peuvent échapper à un chercheur averti. Le N inversé de l'expression ET IИ ARCADIA EGO, et le A qui disparaît sous la canne de l'un des bergers. Ceci nous invite à lire ET IN ARCADI, peut être pour rappeler le titre du tableau, ou tout simplement pour jeter un voile discret sur la formule originale. |
| Les Bergers d'Arcadie du tombeau de Poussin |
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Voici une autre version des
Bergers d'Arcadie visible sur
le tombeau de Poussin
Nicolas Poussin repose à Rome dans l'église San Lorenzo en Lucina et c'est René de Chateaubriand, alors ministre de France à Rome, qui commanda la sépulture à un architecte Louis Vaudoyer. Cette représentation est intéressante pour plusieurs raisons. La scène étant gravée dans le marbre sous la directive de Chateaubriand, il est peu probable qu'elle ait subi depuis des modifications ou des altérations voulues ou non. Ceci rend son étude fiable. D'autre part, comme nous le verrons dans l'analyse de sa sépulture, Chateaubriand et peut-être son architecte furent certainement initiés. La comparaison entre cette version marbre et le tableau de Poussin doit donc s'imposer. |
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| Une constatation évidente est la disposition des mains et du message ET IN ARCADIA EGO. Celui-ci se trouve en partie masqué par la tête d'un berger et par une main ce qui donne T IN ARCA EGO. D'autre part, le doigt du berger de gauche ne désigne plus clairement une lettre. |
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| En fait, lorsque l'on compare les différentes versions et la position du message par rapport aux mains, toutes diffèrent et le doigt ne montre jamais le même endroit. Ceci tendrait à montrer que, contrairement aux dires de certains auteurs, le berger de gauche ne pointe pas une lettre mais tout autre chose comme une position, une direction, ou tout simplement le tombeau... |
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De nouveaux Bergers d'Arcadie
La consultation des acquisitions faites régulièrement par les musées d'art réserve parfois des surprises étonnantes aux chercheurs. Cette toile a pourtant été découverte par le public en 2004 mais à ma connaissance aucun auteur n'avait fait la relation avec la collection arcadienne de Rennes-Le-Château... Voici donc une nouvelle pièce à conviction que j'apporte à la série des bergers. |
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Cette peinture a été acquise par le
Musée des Beaux Arts de Valence le 26 juin 2004
lors d'une vente publique. Elle a été peinte par Hubert
Robert en 1789.
On y découvre des bergers dans un paysage arcadien avec une cascade. Un temple grec au sommet d'une colline signe l'Arcadie. Les bergers commentent un tombeau de forme différente de celle de Poussin et lisent une inscription : D.M. ET EGO PASTOR IN ARCADIA H. ROBERT 1789. et qui peut se traduire par "Je fus berger en Arcadie" Cette toile est étonnante de la part de Hubert Robert car elle ne correspond pas à son style beaucoup plus sobre et moins allégorique. Il faut noter également l'abréviation D.M. qui rappelle étrangement l'inscription sous les bergers d'Arcadie de Shugborough : |
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| Hubert Robert (1733 - 1808) Il naquit à Paris le 22 mai 1733. Il reçut une éducation classique et il se forma auprès de Michel-Ange Slodz, fervent admirateur de la culture italienne. En 1754, il partit pour Rome avec la suite du comte de Stainville, nommé ambassadeur de France. Mais ceci ne l'empêche pas de suivre des cours de l'Académie de France au palais Mancini dont il devint pensionnaire en 1759. De 1754 à 1765 à Rome, il travailla toutes les facettes de son art et il étudia les grands maîtres italiens (Pannini et Piranèse). Il redécouvrit également avec ses contemporains les grands sites archéologiques de Pompéi, Paestum, Herculanum. Passionné par Rome, il visita les architectures monumentales de la Rome antique, les villas Tivoli et Ronciglione. Il accumula croquis et esquisses qui feront de lui un des maîtres du "Paysage de ruines" et qui lui vaudront le surnom de "Robert des Ruines". |
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De retour à Paris en 1765, il connut un succès très rapide. Il fut nommé Dessinateur des jardins du roi en 1784 et devint Garde du Muséum chargé de l'acquisition et de la présentation des oeuvres de la galerie du Louvre en 1793. Arrêté sous la Terreur, il continua à peindre, devenant ainsi un précieux témoin des événements révolutionnaires. Il mourut à Paris en 1808. |
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Hubert Robert fut
incontestablement un passionné de l'art antique romain et
surtout de l'ambiance qui régnait à
Rome à son époque.
En effet c'était la période des découvertes archéologiques, des fouilles et des chasses au trésor.
Sa toile des Bergers d'Arcadie faite en 1789 n'est peut être pas un hasard. Initié à un secret qui lui fut peut être confié à Rome ou déduit de ses différentes recherches archéologiques et sentant la folie révolutionnaire proche, il préféra assurer ses connaissances sur une toile. |
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N'oublions pas non plus qu'il eut le
poste de "Garde du Muséum chargé de l'acquisition
et de la présentation des oeuvres de la galerie du Louvre en
1793", ce qui lui donna accès certainement à de
nombreuses archives royales dont celle de Louis XIV...
Hubert Robert est en tout cas
un peintre déroutant comme on peut s'en apercevoir sur cette
toile "La grotte" où |
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Cette sculpture bas-relief en
terre cuite fut réalisée par Marc Arcis
(mort en 1739)
Intitulé "Les Bergers d'Arcadie", la scène représentée ici est intéressante par le fait que l'on y voit un personnage couché (ou mort) sur le tombeau. La femme, une main sur la sépulture, invite le berger à regarder Il est a noter que Marc Arcis fut l'élève de Antoine Rivalz peintre toulousain célèbre et dont le père Jean-Pierre Rivalz eut l'honneur de travailler pour Poussin Dimensions : |
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| Marc Arcis fut un sculpteur français du XVIIe et XVIIIe siècles. Il fut l'élève du peintre Antoine Rivalz(1667-1735) et réalisa quelques bustes de la galerie des Illustres à Toulouse. À Paris il décora l'église de la Sorbonne et travailla également à Versailles. Vers 1690, il s'installa définitivement à Toulouse où il décora plusieurs chapelles et les églises Saint-Sernin et Saint-Etienne. Il mourut à Toulouse en 1739. |
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| Voici un très beau travail de gravure miniature sur une plaque d'ivoire, réalisé par E. Champion, graveur. L'oeuvre est datée de 1889 et elle est conservée au Château Musée de Dieppe (Dimension : 10 cm x 14 cm) |
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David Herrliberger (1697-1777),
d'après Sébastien Bourdon
Les Bergers d'Arcadie
Gravure
Paris, Bibliothèque nationale
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Suite à l'intervention sur
le forum "Les Bergers d'Arcadie" d'un
passionné restaurateur d'art et spécialiste de Poussin,
il me semble important d'illustrer son propos ici car les
impacts sur l'analyse du tableau peuvent s'avérer
importants.
Je tiens à remercier ce passionné chercheur (Patrick Merle) pour sa contribution au site et pour la fourniture des liens qui ont permis de mettre en relief cette perle du Louvre... La remarque porte sur 2 présentations du tableau qui est faite par le Louvre, l'une officielle et publique, l'autre réservée aux archivistes et aux experts. En effet, le public connaît la version officielle que l'on peut voir dans le musée mais aussi sur le site du Louvre et dont voici la réplique ci-dessous. |
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| Mais on connaît beaucoup moins l'aspect réel de la toile sans son cadre. Cette photo est issue de la base d'archive du Louvre. |
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Or en comparant les 2 photos précédentes,
il apparaît clairement qu'une partie non négligeable du
tableau a été coupée par le cadre. Mais le plus étonnant est
que si l'on observe les 2 troncs d'arbre,
on les devine aussi dans la partie supérieure restée non
visible. Pourrait-on alors aller jusqu'à dire que la toile a
subi quelques transformations ? Il n'y a qu'un pas...
Des questions se posent alors :
Vous trouverez ces réponses dans la chronique de Patrick Merle concernant les restaurations qu'a subi ce tableau et qui semblent tout à fait discutables... |
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Une polémique existait déjà parmi les
experts sur l'exacte datation du tableau de Poussin. Mais l'idée qu'en
plus, des modifications volontaires de la taille du tableau
eurent lieu, montre à quel point "Les
Bergers d'Arcadie" est une oeuvre décidemment
sulfureuse.
On peut en tout cas se poser des questions sur la communication officielle de nos chers experts faite aujourd'hui sur l'un des plus beaux chefs d'oeuvre du XVIIe siècle |
Soyez vigilant ...
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Certainement victime de son succès, le
mystérieux tableau de
Poussin a évidemment défié les copistes. Ceci ne
serait pas gênant si une information claire permettait
d'avertir le public. Il se trouve malheureusement qu'un
double se promène actuellement en toute impunité et qu'il
est visible aujourd'hui sous l'encyclopédie libre
Wikipédia (
http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Nicolas_Poussin_052.jpg).
Cette erreur de casting permet en tout cas de révéler une copie et ainsi d'affûter votre vigilance... |
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Comment faire la différence entre le vrai et
le faux ?
En y regardant de plus près et hormis les coloris qui restent difficiles à juger sur un support numérique, des différences sont perceptibles. Mais pour un oeil d'expert il n'y a pas photo... (Merci à Patrick Merle pour son oeil perspicace) Voici donc l'original et la copie. A vous de cherchez les erreurs... |
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▲ Ci-dessus la version originale ▼ Ci-dessous une copie |
| + - ▲ pour zoomer, Flèches ou click gauche appuyé glissé (main) pour parcourir l'image, ♂pour revenir à l'état initial. Utilisez le cadre rouge de l'aperçu pour vous situer dans l'image |
| A suivre ... |
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