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Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret |
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Inévitablement, lorsque l'on entre dans les
mystères de Rennes-Le-Château et que l'on étudie ses racines
historiques, on est confronté à la dynastie des
Mérovingiens. Ce sujet étant incontournable pour comprendre
les liens complexes qui unissent,
Prieuré de Sion,
descendance mérovingienne,
lignée Christique, et
Rennes-Le-Château, il est important de rappeler
cette page de notre histoire de France et les légendes qui
l'entourent...
Pour vous aider, la lignée des Rois est disponible ci-dessous |
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Quelques caractéristiques
Les Mérovingiens régnèrent de 447 à 750 ap JC sur un royaume qui s'étendait de part et d'autre du Rhin et donc sur des terres de la France et de l'Allemagne actuelle. Ils sont issus de peuples barbares venus de Germanie et s'installèrent aux frontières de l'Empire romain. Ce sont les Francs et les Goths. Ces nouveaux arrivants s'intégrèrent facilement avec les gaulois, et ils participèrent à l'offensive pour repousser les Huns d'Attila. Le règne des mérovingiens est aussi associé à de nombreuses légendes qui trouvent leur racines dans des récits fantastiques comme le Roi Arthur, les chevaliers de la table ronde, ou le Graal. La dynastie trouve l'origine de son nom dans Mérovée qui d'après la légende naquit de 2 pères, le roi Clodion, et une créature "La bête de Neptune". Mérovée hérita de nombreux pouvoirs magiques et surnaturels, qu'il transmit ensuite à ses descendants. Ainsi, les Mérovingiens se croient investis de pouvoirs surnaturels. Ils guérissent avec les mains et parlent avec la nature. Comme pour tracer la dynastie, les nouveaux nés sont marqués d'une croix rouge sur le coeur ou sur le dos, symbole que l'on retrouvera plus tard chez les Templiers. Les pièces de monnaie sont gravées avec la croix des croisés de Jérusalem. C'est à l'age de 12 ans qu'un futur souverain devient effectivement Roi et il devient alors un symbole. L'important est de paraître et non de diriger. Le pouvoir monarchique est relayé par le "Maire du palais" qui gouverne directement la région qui lui est attribuée. Les Rois Mérovingiens sont polygames et possèdent des harems. L'objectif est de préserver le sang royale et donc ne pas le mélanger à d'autres lignée pour des raisons politiques ou pécuniaire. La vertu mérovingienne vient du sang et la sauvegarde de la race en dépend. Les rois Mérovingiens sont également appelés "Les rois aux cheveux longs", car leur chevelure était symbole de pouvoir magique. Le crâne des rois défunts était trépané pour permettre à l'âme de quitter le corps. L'incision est très visible sur le crâne de Dagobert II. C'est cette coutume qui permit par exemple d'associer à la sculpture " Cap de l'Hom" le nom de Dagobert II. Un trou est en effet présent sur le sommet du crâne. |
| La dynastie royale comprend 40 souverains et leur généalogie est complexe du fait de la polygamie et de plusieurs mariages entre Mérovingiens. |
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La liste des Rois
mérovingiens 428 à 447 CLODION le
chevelu (Roi des Francs Saliens) |
592 à 595 CHILDEBERT II (Paris,
Austrasie, Bourgogne) |
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Les débuts de la dynastie
La lignée mérovingienne démarra par Mérovée, chef franc en 417, puis par son fils Mérovée le Jeune, roi des francs de 448 à 458. Vint ensuite sur le trône Childéric Ier de 458 à 496. A cette époque le royaume est prospère, et le commerce ainsi que l'agriculture se développent rapidement. Les souverains étaient d'ailleurs très riches (une importante fabrique royale se trouvait à SION en Suisse). La tombe de Childéric Ier fut découverte le 27 mai 1653 à Tournai, à quelques kilomètres de la frontière française. Celle-ci était entourée de fosses rayonnantes, à une vingtaine de mètres de distance de la sépulture, renfermant plusieurs dizaines d'étalons sacrifies lors des funérailles. On retrouva dans le tombeau 300 abeilles en or, l'abeille est un symbole sacré mérovingien. Elles furent confiées à Léopold Guillaume de Habsbourg, puis récupérés par Napoléon qui en fit le principal ornement de ses habits. Outre les abeilles d'or que Bonaparte s'appropria, Childéric Ier portait au doigt un anneau sigillaire représentant sa tête coiffée d'une longue chevelure tressée. |
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Clovis, un règne charnière
En 481, l'année fut cruciale pour la dynastie mérovingienne. Clovis devint le premier roi franc de la lignée et étendit son royaume du Nord de la Gaule jusqu'à la Loire. Il se maria à Clotilde, fervente catholique romaine. Ceci le décida à se convertir au catholicisme et par lui la France. Ce fut fait à Reims en 496. Pour Rome et le pape, ce pacte assure l'implantation de l'église en occident. En échange il obtint l'autorisation de régner sur l'ancien empire romain sans durée limitée. C'est le pacte de Clovis et c'est cet héritage qui sera transmit à la descendance mérovingienne. |
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Clovis fit imposer par tous les moyens la foi
catholique, et étendit son royaume vers l'Est et le Sud de
la Gaule. Il fit de Paris la capitale.
Il repoussa ses ennemis jurés, les
Wisigoths, en
507 hors d'Aquitaine. Les Wisigoths se retranchèrent
alors à Carcassonne, puis à Rhédae (Rennes-Le-Château) où
ils firent leur capitale.
Mais à sa mort en 511, son pouvoir se divisa parmi ces 4 fils, ce qui provoqua des rivalités et le chaos. Le royaume fut partagé progressivement en 3 régions: Neustrie (la Normandie) Austrasie (la Loraine) et Burgonde (la Bourgogne). |
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C'est à partir de cette époque que le
pouvoir des Mérovingiens devint confus, naviguant entre
l'autorité d'un roi et la souveraineté des maires du palais
qui gouvernaient les régions. Les rivalités et les
affrontements devinrent alors nombreux.
A partir de 639, le pouvoir des Mérovingiens s'affaiblit et les maires du palais prirent le dessus. Les rois sont alors nommés "Rois fainéants". Règnent ensuite dans l'ordre Chilpéric Ier, Clotaire II, Dagobert Ier, et Sigisbert III. Il faut alors attendre Dagobert II, fils unique de Sigisbert III pour que la dynastie mérovingienne connaisse un nouveau rebondissement. |
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Il est né en 652 et assassiné le 23 décembre 679 à Stenay Il devient Roi à 24 ans de 676 à 679 Il épouse Mathilde, puis Gisèle, princesse wisigothe Il meurt à 27 ans et son règne dura 3 ans |
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Son histoire
Né en 652, fils unique de Sigisbert III et d'Immachilde, il est le petit fils de Dagobert Ier. Avant que naisse Dagobert II, le maire du palais, Grimoald, adopta son propre fils Childebert qu'il voulait faire roi. A la mort de Sigisbert III en 656, il confia à Grimoald son fils Dagobert II. Mais, le maire du palais, voyant en lui un futur roi potentiel, il l'écarta du trône. Pour cela il le fit tondre, et le confia à l'évêque de Poitiers qui l'exila en Irlande avec sa mère, au monastère de Slane situé au nord d'une cité dont le nom actuel est Dublin. Dagobert II avait alors 4 ans. Childebert pris ainsi sa place et devint Childebert III l'adopté.
Ce fait provoqua la révolte des Grands d'Austrasie et Childebert III, livré aux Neustriens fut mis à mort ainsi que son père Grimoald. Les Neustriens imposèrent alors sur le trône d'Austrasie Childéric II. Mais à la mort de Clotaire III en 673, le maire du palais de Neustrie, Ébroïn, choisit Thierry III comme successeur. Les Grands d'Austrasie se révoltèrent alors et réclamèrent Childéric II comme roi. Pour marquer sa prise de pouvoir, ce dernier fit tondre Ébroïn et Thierry III puis il les enferma dans un monastère. C'était sans compter sur les amis d'Ébroïn qui l'assassinèrent avec sa femme enceinte.
Pendant ce temps là, en 666, Dagobert II épousa Mathilde, princesse celte, et ils s'installèrent à York en Angleterre. Wilfrid évêque d'York remarqua le jeune Dagobert et compris qu'il était le successeur légitime du trône Austrasie. Il s'occupa alors de lui et assura son éducation en tant que conseiller.
En 670, Mathilde mourut et Wilfrid orchestra un nouveau mariage en 671 (Dagobert avait 21 ans) avec Gisèle de Rhedae, fille de Béra II, Comte de Rhedae de sang wisigoth. Le mariage eut lieu à Rhedae. L'histoire est souvent faite de contradiction. Voici qu'un mérovingien, dont la tradition est de préserver le sang de sa race, se marie à une Wisigothe, peuple ennemie juré de Clovis. De ce mariage naquit Sigisbert IV en 676. Ce fait, comme nous le verrons par la suite, est contesté car il ne repose sur aucune preuve historique.
Après l'assassinat de Childéric II, les Grands d'Austrasie eurent alors un seul objectif, remettre Dagobert II sur le trône. Wulfoad, le maire du palais d'Austrasie et successeur de Grimoald organisa son retour en Ardenne. Dagobert fut proclamé Roi d'Austrasie en 674 avec la complicité de Wilfrid et de l'évêque de SION en Suisse. Il revint de son exil officiellement en 676. Une légende prétend d'ailleurs que Dagobert II, de retour de son exil d'Irlande, se serait réfugié dans le Razès. Il est intéressant de remarquer que cette légende est sans doute née du fait du mariage de Dagobert II et de Gisèle à Rhedae.
Devenu roi, Dagobert II s'imposa très vite en supprimant l'anarchie. Il fut accepté par de nombreuses provinces mais pas la Neustrie. Il reconquit l'Aquitaine en 679 grâce à l'appui financier de Rhédae. |
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Dagobert II possédait une forte personnalité et il voulut rapidement restaurer l'autorité mérovingienne en s'opposant violemment contre les Maires et notamment Pépin de Herstal (635-714), maire carolingien d'Austrasie, à qui il supprima le droit de gouverner à sa place. Il mit un frein à l'expansion de l'église de Rome, et s'opposa aux nobles désireux d'indépendances. Il s'attacha aussi à combattre le pouvoir de ceux qui assassinèrent son prédécesseur Childéric II, un mérovingien. Il implanta également la capitale mérovingienne à Stenay.
Ces prises de position signèrent sa perte et un complot organisé par Pépin de Herstal (sur ordre de Ébroïn pour certains historiens), fut monté avec la complicité du pape. |
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Son assassinat
Nous sommes le 23 décembre 679. Alors que Dagobert II chasse dans la forêt de Woëvre près de Stenay (au nord de Verdun, près de la frontière), il s'arrête près d'une fontaine pour se détendre et s'endort. Sa garde s'est imprudemment éloignée sur ordre. Dagobert II, isolé, est alors assassiné par l'un de ses serviteurs. Il est tué d'un coup de lance dans l'oeil et on le retrouve clouer à un arbre. Il avait 27 ans. Son escorte ramena son corps à Charmoy puis il fut enterré dans la basilique Saint-Rémi de Stenay. Dagobert II, jouissant d'une renommée très populaire, il fut proclamé saint et martyr. |
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Mais le 10 septembre 872
on retrouve par hasard sous le choeur de la basilique le
tombeau de Dagobert II. Le Roi
Charles II le Chauve exhuma le corps et le transporta
à Douzy où il fut
mystérieusement canonisé le 10 septembre 872 par le
concile métropolitain.
Charles II fit construire une plus grande église à Stenay, la basilique Saint Dagobert. Une chasse d'or et d'argent fut construite pour y conserver les reliques dont une partie alla à l'abbaye de Juvigny. L'église Saint Dagobert devint la propriété dans seigneur de la région. |
| Plus tard, en 1093 un certain Godefroi de Bouillon, descendant mérovingien, siégea Stenay pour récupérer le sanctuaire. En 1789, la révolution détruisit l'église et les reliques furent dispersées. Seul, son crâne fut récupéré par les soeurs noires de Mons en Belgique. |
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Après sa mort Après la mort de Dagobert II, et n'ayant pas de descendance, Ébroïn, Maire du Palais de Neustrie, proposa de placer Thierry III sur le trône d'Austrasie. Pépin de Herstal refusa et l'Austrasie resta sans roi, laissant ainsi le pouvoir au maire pour gouverner la province. C'est la période des "rois fainéants" durant laquelle les souverains trop jeunes furent écrasés par le pouvoir des maires. Pépin de Herstal dit Pépin le Jeune, devint roi des francs de Neustrie et d'Austrasie. Il mourut le 16 décembre 714 et ce fut son fils unique illégitime qui lui succéda, Charles Martel, qui avait 26 ans. |
| Charles Martel, connu pour avoir arrêter l'invasion arabe en 732 à Poitiers, dut se battre pour régner sur le royaume franc, la noblesse neustrienne voulant se soulever. Il dut combattre la monarchie mérovingienne et prit peu à peu du pouvoir. |
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| Il mourut le 22 octobre 741, et malgré qu'il ne fut jamais roi des francs, on l'inhuma à la basilique Saint Denis avec les autres rois. La succession fut assurée par ses 2 fils Carloman et Pépin le Bref, père de Charlemagne. |
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Pépin le Bref usurpa alors le trône
avec l'accord du pape Zacharie, en destituant
Childéric III, neveu de Dagobert II, et qui fut le
dernier mérovingien connu. Pour ajouter à l'humiliation,
Pépin le Bref le fit tondre.
Pépin le Bref ayant la voie libre fut sacré roi des Francs le 27 juillet 754 à la place de Childéric III. La dynastie des carolingiens pouvait alors commencer. L'assassinat de DAGOBERT II, dernier roi mérovingien, se prétendant d'ascendance davidique, fut donc l'évènement qui permit l'usurpation du trône du royaume des francs par Pépin le Bref de dynastie carolingienne. |
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La fontaine Saint Dagobert, que l'on appelait "Fontaine d'Arphays", et qui est l'une des 2 sources de la forêt Woëvre, est l'endroit exact où fut assassiné Dagobert II, alors roi mérovingien. L'histoire raconte que c'est au cours d'une partie de chasse à cheval, qu'il fut mortellement frappé en traître sur ordre de Ebroin, maire du palais de Neustrie et de Burgonde (Bourgogne actuelle) |
| Mais pourquoi ce fait historique est-il aussi important? Simplement parce que cet assassinat marque la fin de la dynastie mérovingienne, Dagobert II n'ayant officiellement aucune descendance. La lignée mérovingienne s'éteignit ainsi définitivement. |
| La fontaine Saint Dagobert est devenu aujourd'hui un lieu de pèlerinage initiatique. Des visiteurs tentent par la randonnée pédestre (6km à partir du château de Charmois), de retrouver la trace de Dagobert II il y a 1500 ans, et l'atmosphère oppressante du lieu. Des reliques de Saint Dagobert y sont même présentées à cette occasion. Il faut souligner que la forêt de Woëvre a conservée son aspect de l'époque, verdoyante et épaisse, qui ajoute à la lourdeur du lieu chargé d'histoire. |
| C'est aussi cet épisode historique que l'on retrouve dans le tableau étrange de René d'Anjou " La Fontaine de Fortune" et qui cache certainement un message dans sa composition. On y voit 2 personnages dont un chevalier intrigué devant une stèle en forme de fontaine. On peut aussi remarquer une lance, peut-être celle qui servit à assassiner Dagobert II. |
La légende de Sigisbert IV, fils de Dagobert II
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Ce sont les mystères de
Rennes-Le-Château et
la dalle des chevaliers
trouvées par Bérenger Saunière qui firent remonter à la
surface une légende sur la descendance mérovingienne.
Dagobert II aurait eu un fils Sigisbert IV en 676,
et pour certains, il serait mort avec lui dans la forêt de
Woëvre, pour d'autres il aurait survécu puis cacher afin
qu'il ne subisse le même sort que son père.
L'histoire officielle nous dit que Dagobert II n'avait pas de fils, et en effet aucune confirmation aujourd'hui ne permet d'affirmer le contraire. Mais comme dans toute l'affaire sur Rennes-Le-Château, les preuves manquent. On ne peut donc procéder que par faisceaux de présomption, telle une enquête policière. Que dit la légende ? Après l'assassinat de Dagobert II par le Maire du Palais Ebroin, ce dernier voulut également en finir avec le fils Sigisbert IV, roi potentiel. Il déploya alors tous les moyens pour parvenir à ses fins. Consciente du danger, Gisèle, la mère du jeune futur roi, décida de le protéger et de le cacher en l'éloignant de la région de Stenay. Il fallait non seulement le faire disparaître discrètement aux yeux des auteurs du complot, mais aussi le mettre à l'abri dans un lieu sûr et distant. Le Maire du Palais, Ebroin, chercha alors Sigisbert IV dans toute la région, mais en vain.
Gisèle, aidée d'hommes dévoués à sa cause, organisa le voyage de son fils. Ce fut alors un véritable tour de passe passe pour déjouer la surveillance des révoltés et brouiller les pistes. Sigisbert IV fut envoyé à un endroit diamétralement opposé à Stenay, dans le Comté du Razès, province du Sud de la Gaule, à Rhédae (Rennes-Le-Château).
A cette époque, Rennes-Le-Château, était une place forte Wisigoth. La citadelle de la cité, située au sommet d'une colline, et qui est le seul témoignage visible qui nous reste aujourd'hui, était réputée imprenable. Du sommet, la vue permet de surveiller toute la vallée de l'Aude et de la Sals, et les historiens pensent maintenant que Rhédae était certainement aussi important que Carcassonne et Narbonne. Dans ce contexte, il est évident que Sigisbert IV fut à l'abri, et put avoir une descendance.
Ainsi, le fils de Dagobert II, dit le rejeton Ardent, permit d'assurer la lignée mérovingienne. C'est en tout cas ce que nous rapporte la légende. |
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Les éléments qui confirmeraient la légende Plusieurs éléments convergents tendraient à démontrer que peut-être cette légende est la mémoire d'un fait historique bien réel.
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Les éléments en défaveur
Il est clair que du point de vue historique il n'y a aucune preuve, ni aucune trace d'un fils roi. Et pour les historiens qui admettent son existence, il aurait été assassiné avec son père durant cette partie de chasse. Il faut bien reconnaître que le doute existe. Si l'on suppose que Sigisbert IV a été assassiné dans la forêt de Woëvre, pourquoi n'a t-on aucun écrit ni aucune chanson d'un fait aussi important pour l'époque. La mort de Dagobert II est connue avec précision mais pas celle de son fils? Comment peut-on imaginer que l'on n'est aucune trace de la sépulture de Sigisbert IV alors que la dépouille du roi a été transférée dans une basilique puis transformée en relique. C'est sûrement grâce à la volonté de Bérenger Saunière et à un peu de chance que les découvertes à Rennes-Le-Château ont permis de soulever une partie du voile. Et sans cela, Il est fort probable que Dagobert II serait resté à tout jamais dans nos mémoires comme le dernier roi mérovingien. |
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Que peut-on en conclure ?
Si l'on admet que Dagobert II n'eut pas de fils, le problème est simple et toutes les hypothèses historiques autour de Rennes-Le-Château et de ses découvertes sont à revoir. Si l'on admet que le fil roi est mort avec son père, le problème se simplifie également car la lignée s'étant éteinte lors du complot, le pouvoir royal ne pouvait que changer de sang. Les hypothèses du Razès sont aussi à revoir. Mais si l'on admet que Sigisbert IV a existé et qu'il fut mis au secret, on peut considérer qu'il y eut usurpation du pouvoir royal. La descendance royale mérovingienne devient légitime, et tous les mystères entourant cette page d'histoire sont compréhensibles car cette légitimité remet en cause les descendance royale suivante et donc de manière plus générale la lignée complète des rois de France. C'est sur cette dernière hypothèse qu'est bâtie l'arbre généalogique des Comtes de Rhédae. Cet arbre diffère bien sûr de celui que l'on peut trouver dans les livres d'histoire. C'est sans doute aussi cet arbre généalogique que Bérenger Saunière trouva dans l'un des 4 parchemins. Enfin, c'est sur cette généalogie que Pierre Plantard et son ami le Marquis de Cherisey s'appuyaient pour confirmer la thèse d'une descendance mérovingienne dans la famille Plantard. Il est vrai que Sigisbert IV, dit le rejeton Ardent, se dit en vieux français: PLANT-ARD |
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Que serait devenu Sigisbert IV ?
Officiellement le mystère est complet car aucune trace n'existe. Il est probable que Sigisbert IV mourut jeune compte tenu de l'espérance de vie extrêmement basse à cette époque. Néanmoins le Prieuré de SION, avec sa manière habituelle, apporte des réponses qu'il faut bien sûr prendre avec prudence, mais que l'on ne peut ignorer. Mais pourquoi ne pas imaginer que la Dalle des Chevaliers trouvées par Saunière et placée par Antoine Bigou devant l'autel, ne cacherait-elle pas en fait un secret? Celui de l'entrée d'une crypte sous l'église Marie Madeleine qui conservait des sépultures importantes dont celle de Sigisbert IV |
| A la mort de Dagobert II, son corps fut enterré à la basilique Saint-Rémy de Stenay. Il fut ensuite transféré après sa découverte à Douzy, par Charles II où il fut canonisé le 10 septembre 872 par un concile métropolitain des évêques. En 1069, le Duc de Lorraine, qui était le grand-père de Godefroi de Bouillon, compris l'importance spirituelle de la sépulture, et il fit retourner la dépouille de Dagobert II à l'église Saint Dagobert à Stenay. |
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Mais lors de l'attaque des Huguenots à Stenay en 1591 les reliques furent dispersées. Toutes? Non. Seul le crâne supposé de Dagobert II fut mis à l'abri à Orval.
C'est à la révolution que le crâne changea encore de propriétaire. Il fut récupéré par le couvent des Soeurs Noires à MONS en Belgique et préservé dans la chapelle Sainte Madeleine. Il faut remarquer sur la photo ci-contre une curieuse blessure au sommet du crâne. Elle est sans doute dû à la coutume mérovingienne de la trépanation. |
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En 1910,
Monseigneur Mangin, curé de Stenay, pris alors
conscience de l'importance de la relique et il promis à ses
fidèles de ramener le crâne à Stenay. Mais c'était sans
compter sur l'intransigeance des soeurs de MONS, qui se
réfugiant derrière leur hiérarchie, refusèrent de livrer la
précieuse relique. Mgr Mangin mourut le 9 septembre 1914
sans aboutir.
Le flambeau fut repris en 1962 par l'abbé Vigneron, curé de Stenay. |
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La légende continue
L'abbé Vigneron poursuivant ses recherches, tomba sur un courrier de Mgr Mangin faisant état d'un curieux manuscrit. Mgr Mangin aurait appris l'existence d'un parchemin qui appartenait aux moines d'Orval avant la révolution, et qui se serait trouvé avec le reliquaire avant d'être transféré à MONS. Que dit ce parchemin ? L'écrit, signé de Saint Irmine, abbesse d'Oeren en 708, fille de Dagobert II, raconte l'assassinat de son père, le refuge de son demi-frère Sigisbert IV au monastère d'Oeren, puis le 17 janvier 681 à Rhédae, capitale du Razès. Voici donc apparaître de nouveau la date fétiche de Rennes-Le-Château "17 janvier" et le fameux nombre 681, que l'on retrouve sur les pierres tombales de Blanchefort et dans la phrase découverte sur le grand parchemin: BERGERE PAS DE TENTATION QUE POUSSIN TENIERS GARDENT LA CLEF PAX681 PAR LA CROIX ET CE CHEVAL DE DIEU J'ACHEVE CE DAEMON DE GARDIEN A MIDI POMMES BLEUES Enfin, notons que Gisèle qui fut la seconde femme de Dagobert II, était la nièce d'un roi wisigoth et originaire du Razès. Voici une belle coïncidence... |
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ET IN ARCADIA EGO
La formule "ET IN ARCADIA EGO" se trouvant dans plusieurs tableaux a pour anagramme "I TEGO ARCANA DEI" qui se traduit par "Va ! Je recèle les secrets de Dieu". Mais si on ajoute les lettres B et R à la formule on peut alors avoir un autre anagramme : CRANE A DAGOBERT II Cette formule reprise dans "Les bergers d'Arcadie (I et II)" de Poussin recèle d'ailleurs d'autres interprétations... Guercino dans son tableau nous montre un crâne posé sur une pierre avec l'inscription ET IN ARCADIA EGO. Mais quel sens secret le peintre a-t-il voulu nous laisser? |
Les Mérovingiens et Rennes-Le-Château
Quels sont les liens clairement
identifiés qui unissent les Mérovingiens à
Rennes-Le-Château?
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LES PREMIERS ROIS FRANKS ... Clodion le
Chevelu pénétra for avant dans la Belgique; sa tête était
ornée de la longue chevelure, signe distinctif de l'autorité
royale chez les Francks, - load (lôd), charge, - high (haï),
il-lustre, élevé, - to own (ôn), posséder -. |
| Il faut remarquer comment Boudet explique les racines des noms Clodion, Mérovée, et Childéric, en utilisant la langue celte. Mais son écrit reste hermétique et seul un lecteur affûté dans l'histoire des Mérovingiens peut s'y retrouver. Le plus curieux est que Boudet ne fait aucune allusion à Dagobert II, comme s'il procédait par omission pour attirer l'attention... |
Les Mérovingiens et le Prieuré de SION
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Immanquablement, l'affaire de Rennes-Le-Château
ramène aux Mérovingiens puis au
Prieuré de SION. D'où vient ce lien? La question
reste posée. Il est indéniable que le Prieuré de SION a joué
un rôle dans la communication de certains éléments, vrai ou
faux, et qui doivent être versés au dossier. Le Prieuré de
SION sera traité dans un sujet particulier. Voici donc
quelques éléments de réponse:
L'origine des Mérovingiens D'après certains documents du Prieuré l'origine des Mérovingiens remonterait à une tribu qui aurait vécue en Arcadie, située dans une région de la Grèce (L'Arcadie existe encore aujourd'hui). Ce peuple serait venu s'installer dans l'Allemagne occidentale en donnant les Sicambres, ancêtres des Mérovingiens. L'intégration des Sicambres dans la société romaine ne posa aucun problème et lorsque l'empire romain s'effondra, ils n'eurent aucune peine à récupérer le pouvoir. Le pouvoir usurpé Le Prieuré de SION n'admet qu'une seule noblesse pouvant assurer la lignée monarchique, celle issue d'une descendance wisigothe ou mérovingienne, sans doute du fait de Sigisbert IV originaire de ces 2 sangs. Les carolingiens et toutes les lignées royales sont montés sur le trône de façon illégitime. De plus, l'église, qui a plusieurs fois trahie le pacte de Clovis, s'est rendue coupable et complice de cette usurpation. La descendance Mérovingienne Le Prieuré de SION fournit dans ses documents de nombreuses indications sur la suite à donner au fils de Dagobert II Sigisbert IV, sauvé par sa soeur est conduit en secret sur les terres de sa mère dans le Razès en 681, et prit le surnom de "Plant-Ard" qui est une allusion au "rejeton ardant" de la lignée mérovingienne. Il devint ensuite Duc de Razès et Comte de Rhedae puis perpétua la lignée. La lignée se poursuivit donc avec Sigisbert V de 759 à 758. Le Razès était alors en pleine expansion. Puis vint Bera III de 758 à 770, Guillaume, Bera IV jusqu'en 813 qui fonda l'abbaye d'Alet-Les-Bains. Les comtes de Rhédae continuèrent à se succéder avec Argila de 813 à 836, Bera V de 836 à 860, Hildéric I de 860 à 867, et Sigisbert VI dit le prince Ursus de 867 à 885. La dynastie fait apparaître d'autres noms comme Bernard Plantavelu, Comte de Limoux et père du futur Duc d'Aquitaine, Guillem de Gellone en 790, Comte de Razès, qui conquit Barcelone en 803. Le prince Ursus, voulant retrouver son trône, se souleva contre Louis II en 881 mais il fut battu à Poitiers et s'exila avec sa famille en Bretagne. Ainsi la lignée mérovingienne se poursuivit parmi les ducs de Bretagne et d'Aquitaine durant le 9ième siècle. Il perdit ses terres, mais garda pour l'honneur les titres de Duc de Razès et Comte de Rhedae". Si le Prieuré de SION nous donne une version exacte, on peut affirmer que Sigisbert IV a redonné un nouvel essor à la dynastie mérovingienne, celle des rois perdus. Il faut également remarquer que ce n'est qu'en 1655 que Dagobert II est autorisé à apparaître comme roi de France de façon officielle. Mais p ourquoi tant de mystères? Que cache cette lignée qui a suscité tant de complots et qu'il fallait à tout prix faire disparaître? Toujours selon le Prieuré de SION, la race mérovingienne a survécue jusqu'à nos jours et s'est poursuivit par le jeu des alliances dynastiques et des mariages. C'est ainsi que l'on retrouve dans cette descendance des grandes familles nobles ou royales, anciennes ou modernes comme :
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Lohengrin ou la légende de Bouillon
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La légende de
Lohengrin que l'on appelle aussi
le Chevalier au cygne conte l'histoire d'un
descendant de la mystérieuse famille du Graal. Cette légende
a été d'ailleurs reprise par Richard Wagner dans un
opéra en 3 actes.
Il était une fois dans le château de graal, temple sacré situé à Munsalvaesche une chapelle et une cloche. Un jour, Lohengrin entend sonner cette cloche, mais celle-ci est agitée sans l'aide d'aucune main humaine: Une personne de par le monde appelle à l'aide. Une damoiselle en détresse, la Duchesse de Brabaut pour certains, la Duchesse de Bouillon pour d'autres, réclame désespérément de l'aide. Lohengrin, chevalier, s'élance à son secours dans une barque tirée par des cygnes. Il réussit alors à vaincre les agresseurs de la belle duchesse et l'épouse. Mais le jour de leurs noces, il exige d'elle un serment: celui de ne jamais l'interroger ni sur ses origines, ni sur son passé. Pendant 7 ans, la duchesse respectera son serment, mais un jour, rongée par la curiosité, elle finit par poser la question interdite à Lohengrin. Ce dernier la quitte aussitôt et repart dans sa barque menée par les cygnes puis disparaît dans le soleil couchant. Il laisse cependant derrière lui un enfant qui, selon la légende, serait le père ou le grand-père de Godefroi de Bouillon. |
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Cette légende permet à Godefroi Comte de
Bouillon (1061 - 1100) de bénéficier d'une extrême
popularité
jusqu'au XVIIième siècle. Cette figure
médiévale a été le chef de la première croisade et
prit Jérusalem en
1099.
Mais le plus intéressant est que d'après le Prieuré de SION, Godefroi de Bouillon descendrait de la famille Plantard et donc serait mérovingien. Ceci implique qu'il serait descendant direct de Dagobert II. |
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| On peut donc admettre que Godefroi de Bouillon, à la recherche d'un royaume perdu, préféra se retourner vers le royaume divin, la terre sainte, Jérusalem. Il fut alors le premier croisé et pris Jérusalem. Sa vengeance était donc complète. 400 ans plus tard, il récupéra le lieu saint tant convoité par ceux qui trahirent les Mérovingiens et Dagobert II, les carolingiens, les capétiens, et l'église. |
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Ainsi, la lignée mérovingienne est un des
fils conducteurs principaux reliant Rennes-Le-Château,
certaines grandes familles, le Prieuré de SION, et les
croisades. Que cache encore cette mystérieuse dynastie qui a
obsédé certains peintres de la renaissance? Quand on sait
que
Gisors, l'une des grandes familles mérovingiennes
est aussi un château, chef lieu des
Templiers, il n'y a plus qu'à reconstruire une
partie du puzzle ...
A suivre ... |
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