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Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret |
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Afin de comprendre l'histoire et l'apparition
des parchemins découverts par Bérenger Saunière il
faut remonter à
Antoine Bigou, ancien curé de
Rennes-Le-Château. Reprenons donc le fil de l'histoire en 1774 ...
Antoine Bigou fut nommé cette
année là, curé de Rennes-Le-Château, etpris la succession de son oncle,
Jean Bigou.
Il était également le chapelain très
privé de la famille noble des Blancheforts, gros
propriétaires terriens avant la révolution. C'est à ce moment que la Marquise de Blanchefort, n'ayant pas de fils héritier (uniquement 3 filles), prépara son testament en remettant à Antoine Bigou ces fameux papiers et sans doute quelques recommandations. Elle lui aurait également demandé de transmettre ce grand secret à une personne digne de le recevoir. Ce secret serait à l'origine de l'histoire de Rennes-Le-Château... Marie de Négri d'Ables décède le 17 janvier 1781 et, dès lors, Antoine Bigou réalisa sa mission avec une précision qui nous étonne encore aujourd'hui. La révolution française de 1789 approchait à grands pas. Ce fut une époque trouble et sanglante, qui vit d'innombrables intrigues politiques, et des bouleversements en tous genres.Antoine Bigou avait toutes les raisons de craindre pour sa vie. En charge des papiers de Francois-Pierre d’Hautpoul et du secret, il imagina alors un vaste plan méticuleusement préparé afin de les transmettre à la postérité. Il mis 2 ans à composer l'épitaphe de la stèle où pratiquement chaque ligne de l'inscription contient une erreur. Il plaça également l a dalle empruntée au tombeau des Pontils sur la sépulture. A l'intérieur de l'église, l'abbé Bigou fit retourner une pierre sculptée, extrêmement ancienne, datant de l'époque carolingienne, représentant un chevalier et un enfant sur un même cheval (que l'on appellera la "Dalle des Chevaliers"). À l'heure de la révolution française, et en raison de ses connotations religieuses, il considéra plus sage d'agir de la sorte pour la cacher.Il élabore également les fameux parchemins qu'il cacha dans l'église de Rennes-Le-Château avec d'autres documents. A l'avènement de la nouvelle République, Bigou fut déclaré prêtre rebelle, et il dut fuir en Espagne, où il mourut 18 mois plus tard à Sabadelle le 21 mars 1794. De nombreux autres ecclésiastiques émigrèrent de la même façon, une décision sage lorsque l'on pense à ce qu'a subie l'aristocratie en ces jours sanglants. Mais auparavant il réussit à transmettre le secret à un autre prêtre exilé: l'Abbé Cauneille. Celui-ci le communique à son tour à deux autres prêtres; l'abbé Jean Vié, le prêtre de la paroisse de Rennes-les-Bains de 1840 à 1870 (prédécesseur de l'abbé Boudet), et l'abbé Émile François Cayron, le prêtre de la paroisse de St Laurent de la Cabrerisse. Ils apprennent alors, qu'un trésor inestimable est caché dans le Razès, entre Rennes-Le-Château et Rennes-les-Bains, que la clef du secret se trouve dans l'épitaphe de l'abbé Bigou pour Marie de Négri d'Ables et qu'il existe également des documents de grande importance historique. Il faut se rappeler également que Émile François Cayron était le professeur du jeune Henri Boudet qui deviendra l'abbé Boudet, curé de Rennes-Les-Bains. Ce lien est important car il est le trait d'union entre Antoine Bigou et Henri boudet. Il peut expliquer l'initiation de Boudet aux secrets du Razès. |
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Les circonstances détaillées de
la découverte des parchemins
restent brumeuses mais il semble certain que 2 endroits
servirent de cache. L'un est une des 2 colonnes de l'ancien
autel, l'autre un balustre en chêne massif.
La colonne d'autel fut re-employée par Saunière en 1891, année où le diocèse fêta Notre Dame de Lourdes, en l'affectant pour piédestal à la statue commémorative érigée dans le jardin de l'église. Pour des raisons inconnues il l'a mis à l'envers et grava sur le socle "Mission 1891". |
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![]() Le balustre où fut cachée la fiole |
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C'est dans cette colonne que fut découvert 4
parchemins dans des tubes de bois scellés à la cire et
protégés par des fougères.
Quant au balustre il comporte une cavité secrète cachée par un panneau coulissant. Le balustre contenait une fiole en verre avec à l'intérieur un autre petit parchemin indiquant l'emplacement de la dalle des chevaliers. |
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Suite à la découverte des 4 parchemins, le maire de Rennes-Le-Château en aurait réclamé la garde et proposa de les conserver dans les archives, mais Saunière insista sur la nécessité de les faire traduire par d'éminents latinistes. Il se chargea donc de tout et remis un calque au maire. Saunière les montra à son évêque, Mgr Billard, évêque de Carcassonne, prélat érudit en relation avec les savants prêtres de Saint-Sulpice dont l'abbé Bieil, leur directeur spirituel. Le diocèse lui paya le voyage à Paris. Le curé de campagne remit les parchemins à l'abbé Bieil. Ce dernier les présenta à son neveu l'éditeur Ané et à son petit-neveu Emile Hoffet, oblat de 20 ans féru d'occultisme et de sociétés secrètes. De retour à Rennes-Le-Château, Saunière annonça au maire qu'il avait vendu les documents. Et les années passèrent ... |
Que contiennent les parchemins ?
Ne pouvant consulter les parchemins, ceux-ci
demeurant introuvables, toutes les hypothèses circulent
aujourd'hui: document n'ayant jamais existés, faux, copies
plus ou moins fidèles ... Mais ce qui est généralement admis
au travers de plusieurs recoupements d'information est
qu'ils étaient constitués par:
C'est ce 4ième parchemin recto/verso, supposé être de la main d'Antoine Bigou, qui contient des textes du Nouveau Testament. Sur le recto (Grand parchemin), les mots sont dispersés de façon superflue et incohérente, des lettres y sont insérées, tandis qu'au verso (Petit parchemin), les lignes sont tronquées dans le désordre avec des lettres placées au-dessus des autres. |
Que sont devenus les parchemins ?
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Nouveau mystère !
Du fait que Bérenger Saunière comprit
très vite l'importance de ces documents il est certain que
s'il eut la nécessité de confier les originaux, se devait
être à une personne de confiance. Il est donc probable que
compte tenu de son intelligence hors du commun, il ne confia
que des copies (calques). On suppose donc qu'un calque des parchemins aurait été fait par Saunière pour le Maire de Rennes-Le-Château. Mais dans les années 1910, la mairie fut détruite par un incendie avec toutes ses archives... Un autre calque aurait été laissé à Paris lors des traductions. Ce calque aurait été remis à Monsieur Gérard de Sède en février 1964 par Philippe de Chérisey.... Selon quelques auteurs, une certaine
madame James de Montazels, descendante de
Saunière, aurait eu en héritage 3 parchemins qu'elle aurait
vendu pour 250.000 francs à la "Ligue de librairie
ancienne".
C'est cette ligue qui racheta également la bibliothèque
de Saunière. Mais qu'est donc devenu le parchemin de Fondargent, alias Bigou ? |
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Cet acte généalogique des descendants du
Saint Roi Dagobert Il et qui porte le sceau de
Blanche de Castille (mère de Louis IX dit Saint
Louis) aurait été conservé par l'abbé Hoffet. A la mort de
l'abbé Hoffet, sa bibliothèque fut rachetée par la
"International League of Antiquarian Booksellers" (Ligue de
la librairie ancienne).
La même ligue qui racheta également la bibliothèque de
Saunière. A ce stade, on peut s'interroger
sur la volonté de cette Ligue à acheter systématiquement les
documents liés à l'affaire de Rennes-Le-Château.
Le 2 juillet 1966, la "Ligue des libraires anciens" envoya une lettre à Monsieur Marius Fatin, propriétaire du château de Rennes et grand archéologue, au sujet de son château ainsi qu'une reproduction du parchemin. Cette lettre expliquait ceci : |
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THE
INTERNATIONAL LEAGUE OF ANTIQUARIAN BOOKSELLERS Paris le 2 Juillet 1966. à Monsieur Karius FATIN Château de Rennes RENNES-LE-CHATEAU
Cher Monsieur, Après notre visite de la semaine dernière à votre château de RENNES, et avant de quitter la France, nous avons le grand plaisir de pouvoir vous informer que votre château est en effet historiquement le plus important de France, car cette demeure fut le refuge en 681 du Prince Sigebert IV, fils du roi Dagobert II, devenu Saint Dagobert, ainsi que de leurs descendants, les Comtes de Rhédae et duc du Razès.
Faits attestés par deux parchemins portant le sceau de la Reine BLANCHE de CASTILLE (qui n'est elle-même jamais allée dans le Razès) avec le testament de FRANCOIS PIERRE D'HAUTPOUL enregistré le 23 Novembre 1644 par CAPTIER, Notaire à ESPERAZA (Aude), pièces achetées en 1948 par notre Ligue avec une partie de la Bibliothèque de Mr. L'Abbé E.N. HOFFET, 7, Rue Blanche, à Paris, qui détenait ces pièces de Mr.l'Abbé SAUNIERE, ancien curé de RENNES-LE-CHATEAU.
La pierre tombale de SIGEBERT IV, figure dans le livre de STUBLEIN, édition de Limoux ; en 1884, elle se trouvait dans l'Eglise Ste Madeleine de RENNES-LE-CHATEAU ; elle est de nos jours au musée lapidaire de CARCASSONNE.
Votre Château est donc doublement historique !
Donc nous vous prions de croire, cher Monsieur, à nos sentiments très dévoués.
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| Il est important de remarquer que la pierre tombale de SIGEBERT IV citée dans la lettre doit être en fait la dalle des chevaliers retrouvée par Saunière. |
Le château de Rennes aurait donc abrité 9
princes mérovingiens :
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| Dans les années
1960-1967, le Prieuré de Sion, organisation
secrète qui sera détaillée dans un autre thème, ébruita les 2
parchemins de Bigou. Ceux sont ces versions qui nous sont présentées aujourd'hui mais on ne connaît personne se vantant d'avoir eu en main propre les originaux. Ils auraient actuellement pris place dans les archives des Chevaliers de Malte. |
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La part du faux
Avant toute chose, il faut savoir qu'avant la publication du livre "Le trésor maudit" par Gérard de Sède en 1967, on ne savait pas grand chose sur les parchemins et leur existence. De ce fait, de nombreux commentateurs ont émis l'hypothèse que ces documents apparus dans les années 60, n'étaient rien d'autre que le produit d'une mystification. Aujourd'hui encore de nombreux passionnés de Rennes-Le-Château sont convaincus que ces documents sont des faux destinés à égarer les esprits naïfs. Il faut également admettre qu'il n'existe aujourd'hui aucune preuve de leur existence, ni de leur authenticité. Il n'y a juste que des doutes ... Parmi les nombreux personnages gravitant
autour de ce mystère apparaissent 2 noms récurrents :
Philippe de Cherissey et Pierre Plantard.
Ensemble, ils préparèrent un manuscrit sur les mystères de
Rennes-Le-Château mais la publication n'ayant pu se faire,
ils firent appel à un auteur célèbre Gérard de Sède
pour réécrire et faire publier leur ouvrage. Ceci fut fait
et parut en
1967 sous le titre "L'or de Rennes" (ou
"Le trésor maudit" selon l'éditeur). Ce fut un succès
immédiat. En fait, il est fort probable que Chérisey et Plantard regrettèrent leur désaccord sur les droits d'auteur et ainsi d'être passé à côté d'un énorme succès de librairie. Pour essayer de récupérer cette erreur Chérisey trouva probablement ainsi une solution pour discréditer Gérard de Sède en dénonçant une soi-disant supercherie. Au cours des années suivantes, leur document "Pierre et papier", fut analysé par des experts érudits. On démontra alors que les auteurs n'avaient en fait qu'une très faible idée du codage qui était à la base des parchemins. La conclusion définitive fut que Chérisey et Plantard ne pouvaient être les auteurs des parchemins. Il est vrai que selon Pierre Plantard, la version des parchemins imprimés dans le livre de Gérard de Sède et Henry Lincoln serait une copie élaborée par le Marquis de Cherisey. Les textes latins se trouvant sur le recto et sur le verso du parchemin auraient en effet été copiés par le Marquis de Cherisey sur 2 folios séparés formant ainsi 2 nouveaux parchemins à partir d'un seul. Ceci ajoute bien sûr à la confusion mais ne remet pas en cause la validité de l'original. |
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La part du vrai
Bien sûr, il est toujours simple de
croire à une mystification ou à un canular. Ces parchemins
peuvent être le fruit d'un faussaire particulièrement
habile. Il faut savoir
que les 2 parchemins supposés être de Bigou
contiennent des codes hautement complexes et sophistiqués,
avec une multitude de messages cachés, de signes et
d'allusions, dont beaucoup ont jusqu'à présent résistés à
toute tentative de déchiffrage. Quiconque possède quelques
notions de cryptologie sait que cette discipline complexe
exige des connaissances très approfondies dans les
techniques de codages, et les outils mathématiques et
géométriques à mettre en oeuvre. Aujourd'hui, seule une petite partie de leur contenu a été déchiffrée et ceci accorde du crédit au fait que la personne qui les a créé était d'une intelligence rare et a fournit des efforts surhumains pour dissimuler une multitude de messages. Dans quel but un amateur éclairé investirait autant de temps à monter un canular ? Quel profit pouvait-il espérer ? J'ai du mal à croire que ce faussaire aurait passé autant de temps à fabriquer une telle quantité de messages obscurs uniquement pour sa satisfaction personnelle. Une première curiosité Si l'on admet que les documents sont authentiques et que l'on observe attentivement les 2 dernières lignes du grand parchemin, on peut remarquer leur similitude avec l'inscription maintenant disparue qu'avait disposée Saunière au pied du bas relief de l'autel dans son église. |
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| Cette observation tendrait à penser que Saunière a eut effectivement connaissance des parchemins et qu'il les a considéré suffisamment important pour ne nous en divulguer qu'une infime partie ... |
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