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Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret |
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Il existe, parmi les sujets de |
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Méridien 0, méridienne verte, méridien de Saint-Sulpice, de Bourges, méridien de Paris, sont autant de lignes virtuelles que le grand public connaît mal. Et pour cause, la communication est particulièrement trompeuse car tout n'est pas dit. L'affaire des méridiens, car il s'agit d'une affaire dans l'énigme, touche la géographie secrète et sacrée de la France, un sujet très peu connu, mais que l'accessibilité aux nouveaux outils de cartographie permettent de mettre en valeur.
De nombreuses erreurs perdurent également de façon cyclique, comme croire que le Méridien 0 traverserait exactement le tombeau des Pontils, ou que la cathédrale de Bourges se trouverait sur le méridien de l'église Saint-Sulpice de Paris. On peut même lire que la petite chapelle abritant la sépulture de Jean Cocteau serait placée sur ce même méridien, alors qu'elle est située à plusieurs kilomètres. Ces erreurs colportées par de nombreux auteurs, entraînent inévitablement des confusions difficiles à corriger avec le temps. Tout ceci favorise une tradition culturelle qui se propage sous la forme de rumeurs année après année, sans aucune vérification élémentaire.
Le dossier présenté ici ne se veut ni parfait, ni exhaustif. Le sujet est bien trop riche. Il essaie néanmoins de démystifier certains préjugés et de tordre le coup à des affirmations tenaces. Il n'en demeure pas moins que l'affaire des méridiens reste remplie de mystères. Mais comme souvent dans cette énigme, les anomalies ne sont pas là où on les attend. Ce serait bien trop simple...
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Le méridien de Saint Sulpice est né d'un instrument astronomique particulier, le gnomon, installé dans l'église Saint Sulpice de Paris. Il fut construit à la demande de Jean-Baptiste Languet de Gergy (1675-1750), curé saint sulpicien à partir de 1737. Son objectif officiel était de déterminer l'équinoxe de mars et ainsi la date exacte de la Pâques. En effet, cette fête chrétienne qui commémore la Résurrection du Christ, doit être célébrée le dimanche suivant la première pleine lune, après l'équinoxe de printemps, entre le 22 mars et le 25 avril. C'est entre autre pour cette raison que le méridien prit plus tard un sens ésotérique. Cette ligne particulière faite de laiton cuivré et que l'on nomme aussi "Ligne Rose" ou "Rose Line" a donc un rapport étroit avec la Résurrection de Jésus.
Dans le langage des oiseaux, le Méridien de Paris, du fait de sa couleur cuivrée et rouge a donné aussi les noms : "Rousse Ligne", voire "Roux Sillon" (Languedoc Roussillon). Le nom "Rose ligne" amène aussi à Roseline qui est le prénom de Sainte Roseline, fêtée le 17 janvier en même temps que la fête de Saint-Sulpice. |
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La particularité du gnomon de Saint Sulpice est qu'il mesure la hauteur du soleil à midi en projetant sur le sol, puis sur un obélisque, l'image du soleil. Chaque jour ensoleillé, un cercle de lumière apparaît donc à midi sur cette bande de laiton et s'étale au fil des jours sur toute la longueur du transept.
La ligne est donc très précisément orientée Nord-sud et elle symbolise le méridien en ce lieu. Il est évident qu'il existe une infinité de méridien. A ne pas confondre avec un autre ancien méridien, celui de l'Observatoire de Paris qui est l'ancien Méridien de Paris (aussi appelé Méridien 0).
La Ligne Rose de Saint Sulpice passe par la croisée du transept et correspond au méridien de longitude :
2° 20' 05.49" E |
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Saint-Sulpice et Paris, 2 méridiens, 2 objectifs différents...
Le Méridien de Saint-Sulpice et celui de Paris sont très proches (environ 300m) et c'est sans doute la raison pour laquelle ces deux lignes sont souvent confondues. Pourtant d'un point de vue scientifique, leurs fonctions ont été très différentes.
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En résumé, le méridien (le gnomon) de Saint-Sulpice donne l'heure de midi et le méridien de l'Observatoire de Paris offre un référentiel géographique (méridien 0).
Le méridien de Saint-Sulpice n'est pas très éloigné du méridien de l'Observatoire de Paris
Ils sont en fait
écartés |
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Il existe un autre méridien que l'on confond souvent avec celui de Saint-Sulpice ou avec celui de l'Observatoire de Paris. C'est celui qui passe par la cathédrale de Bourges. Il est vrai que cette méridienne a aussi de quoi étonner. Non seulement elle est aussi matérialisée par une bande de cuivre, mais elle est proche de la Ligne Rose de Saint-Sulpice (4908 m) et donc du Méridien de Paris.
Une autre particularité est que Bourges est liée à l'église Saint Sulpice puisque Saint Sulpicius, était archevêque de Bourges au VIe siècle. Il dans l'affaire de Rennes...
Ajoutons aussi que Bourges, ancienne capitale, est considérée comme la ville du centre de la France (le cœur de France) et qu'elle fut réputée pour avoir hébergée un alchimiste célèbre Jacques Cœur. |
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Contrairement au gnomon de Saint-Sulpice destiné à mesurer la date exacte de Pâque, le méridien de Bourges date de 1757 et servit de cadran solaire.
Les méridiennes présentes dans de nombreuses églises des villes ou des villages d’Europe permettaient de donner l’heure locale du midi solaire. la nécessité d’une heure de midi commune ne se fit sentir qu’après l’essor des horloges mécaniques. La précision des horloges des églises se faisait alors au moyen de ces méridiennes. |
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Pourquoi les méridiens sont si importants dans
l'affaire
La notion de méridien est une constante. On la retrouve dans différents indices et elle a un objectif : servir de référence et de repère géographique. C'est aussi un moyen virtuel de relier Paris au Razès comme s'il fallait montrer par des lignes virtuelles que ces deux régions sont intimement liées.
Ce qui peut se traduire par :
AU MILIEU DE LA LIGNE OU M (Méridien) COUPE LA PETITE LIGNE
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Aussi bien le méridien de Saint-Sulpice que celui de l'Observatoire, tous deux possèdent des liens avec l'affaire de Rennes et c'est pour cela qu'ils sont souvent confondus. En fait il semble que les deux lignes soient importantes et le Serpent Rouge le confirme puisqu'il nous amène très clairement sur le méridien de Saint-Sulpice tout en finissant par une allusion à Charles Perrault, le frère de l'architecte de l'Observatoire.
Le méridien de Midi est une pièce fondamentale dans le puzzle de Rennes-Le-Château. Pour s'en convaincre il suffit de lire le Serpent Rouge à la strophe 5 :
Où à la strophe 9 :
Mais aussi à la strophe 10 :
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Il faut lire et relire
Boudet et
sa vraie langue celtique pour s'apercevoir
combien son livre jongle avec les concepts. Car il faut un sacré
tour de force pour arriver à citer l'Observatoire de Paris
en parlant du Cromleck de Rennes-Les-Bains, le tout s'en
éveiller l'attention sur ce fameux méridien de Midi. On peut ainsi apprécier en page 268 :
Quel étrange calcul, car il y a une sévère erreur de raisonnement. Si on considère que la température de l'eau du "Bain-Fort" est de 51° à la surface, comment peut-elle être de 40° à 28m de profondeur ? Car selon Boudet il faut retrancher 11° puisque c'est la température constante à 28m. Ce raisonnement voudrait dire que l'eau se réchauffe en remontant puisqu'elle aurait 40° à 28m de profondeur puis 51° à sa surface...
Ces déductions absurdes continuent puisqu'à partir de la notion de 1° de plus par 30m de profondeur Boudet trouve une source à 1230 m. Comment peut-il arriver à un pareil calcul en partant de 40° à 28 m et en ajoutant 1° tous les 30 m. La connaissance de 1230 m ne peut se déduire que si l'on connaît la température de l'eau à sa source... Le calcul qu'il fait est en fait 41 x 30 = 1230 m comme si l'eau démarrait à 0° et se réchauffait en remontant, en prenant 1° tous les 30 m...
En fait, comme d'habitude, Boudet fait ici une erreur très grossière pour nous alerter. Car si on observe son style, certains nombres sont en chiffre et d'autres sont en lettres. L'objectif est bien sûr de concentrer le lecteur vers ces 4 nombres 51, 41, 40 et 11 qui doivent avoir une seconde signification. Il faut dire que cette suite possède des propriétés étonnantes : Serait-ce un hasard de la numérologie ? Si on aligne les chiffres 51 41 40 11 et qu'on les additionne on obtient 17 un nombre bien connu de l'énigme :
5 + 1 + 4 + 1 + 4 + 0 + 1 + 1 = 17 (Nombre remarquable) |
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Rappelons aussi que ces trois températures sont retrouvées
dans une suite de chiffres romains au bas de
la dalle de Blanchefort puisqu'en formant les
groupes : LI XLI XL |
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D'autre part, en réorganisant les chiffres et en effectuant la somme des couples on a : 51, 44, 01 ce qui donne : 5+1, 4+4, 0+1 d'où 681 ...
Il est clair que derrière ces jeux de chiffres, Boudet veut nous faire comprendre l'importance toute particulière du Méridien de Paris, le méridien 0 qu'il faut associer à 681. |
Pour comprendre pourquoi les frères Perrault sont importants dans l'affaire de Rennes, il suffit de lire la dernière strophe du Serpent Rouge car rien n'y est cité au hasard : |
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Mon émotion fut grande, "RETIRE MOI DE LA BOUE" disais-je, et mon réveil fut immédiat. J'ai omis de vous dire en effet que c'était un songe que j'avais fait ce 17 JANVIER, fête de Saint SULPICE. Par la suite mon trouble persistant, j'ai voulu après réflexions d'usage vous le relater un conte de PERRAULT. Voici donc Ami Lecteur, dans les pages qui suivent le résultat d'un rêve m'ayant bercé dans le monde de l'étrange à l'inconnu. A celui qui PASSE de FAIRE LE BIEN ! |
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Cette allusion au conteur Charles Perrault est bien sûr destinée à attirer la curiosité du lecteur sur ce personnage et surtout sur son frère, Claude Perrault, architecte de l'Observatoire et donc du Méridien de Paris. |
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Charles Perrault (1628-1703) est le septième enfant d'une famille aisée de quatre frères. Il fit des études de droit et après une première œuvre burlesque, "Les Murs de Troie"', il entra en 1654 comme commis chez son frère aîné Pierre Perrault, receveur général des finances de Paris. Il fut alors remarqué par ses poèmes "les Odes au Roi". Nommé commis auprès de Colbert en 1663 puis conseiller de Louis XIV, il devint Premier commis des bâtiments du Roi en 1665. En 1671 il entra à l'Académie française et s'opposa à Boileau dans la célèbre querelle des Anciens (à leurs têtes Boileau, partisans des auteurs antiques) contre les Modernes en 1687. Chancelier de l'Académie, il devint bibliothécaire en 1673. |
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Sa célébrité tient aujourd'hui de ses contes de la Mère l'Oye (1697) inspirés de l'imaginaire médiéval légendaire et chevaleresque. L'art de Charles Perrault est d'avoir su reprendre dans une prose faussement naïve, des histoires transmises traditionnellement par voie orale et intégrées dans l'inconscient collectif. Il transforma le conte populaire en réalisant un chefs-d'œuvre de la littérature universelle et il sauva de l'oubli 8 récits traditionnels, aujourd'hui incontournables comme, Cendrillon, le petit poucet, le petit chaperon rouge, le chat botté, etc...
Il est aussi très intéressant de noter à partir de sa biographie, les rapports étroits qu'il eut très probablement avec le pouvoir, les finances royales et Colbert. Il suivit très certainement de près l'affaire d'État du Surintendant des finances Nicolas Fouquet que l'on sait aujourd'hui fortement impliquée dans l'affaire de Rennes. Était-il dans quelques confidences de Colbert ou de Fouquet, confidences qu'il sut transmettre à son frère Claude Perrault ? |
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Claude Perrault (1613-1688) naquit à Paris et fut le troisième fils d'une famille bourgeoise. Deux frères suivront, Nicolas et Charles, mais les frères Perrault, Claude et Charles, demeureront très liés toute leur vie durant.
Claude Perrault était un ingénieur infatigable. Il étudia d’abord la médecine à la Faculté de Paris. Docteur en 1641, il exerça pendant près de 25 ans. Parallèlement, Colbert créa l'Académie des Sciences à la fin de l'année 1666.
Or a cette époque, Charles Perrault était le commis de Colbert et ses fonctions l'amenaient à gérer tout ce qui concerne l'Art et les sciences. |
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Il introduisit alors son frère Claude, scientifique passionné, dans ce petit monde d'intellectuels proche de Louis XIV. Finalement, Claude et Charles Perrault feront tous deux leur carrière au service de Colbert et du Roi.
Claude Perrault se rapprocha de savants célèbres comme Huygens, Roberval (mathématicien), ou Pecquet (médecin). Cet environnement le dynamisa portant son intérêt sur l'Histoire naturelle, mais aussi sur la physiologie animale et humaine, la physique et l’art des machines.
Il entra à l'Académie des sciences et du Conseil des bâtiments en 1673 et fut chargé par Colbert de traduire "De architectura de Vitruve". Cette étude donnera naissance à un nouveau traité célèbre. Il publia ensuite en 1683 "L'Ordonnance des 5 espèces de colonnes selon la méthode des anciens" provoquant une grande polémique.
On lui doit avec l'aide de Charles Le brun et Louis Le Vau, la colonnade de la façade orientale du Louvre, les plans de l'Observatoire de Paris (1667-1766), le Château de Sceau, et l'Arc de triomphe du faubourg Saint-Antoine qui sera abandonné. Claude Perrault proposa même une reconstitution du Temple de Jérusalem.
A la fois médecin de profession, anatomiste, savant et architecte, le scientifique décédera d'une infection en 1688 à Paris après avoir disséqué un chameau au Jardin des Plantes. |
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La légende de la Vierge Noire de l'Observatoire
Il existe de nombreuses rumeurs sur la découverte et la présence d'une petite chapelle sous l'Observatoire. Cette chapelle aurait abrité une Vierge Noire que l'on appelle aussi "Notre Dame de Dessous Terre". Ces propos viendraient en fait de Claude Perrault lui-même dans un rapport qu'il envoya au cabinet du Roi lors de la construction des fondations du bâtiment. Il aurait même évoqué le terme de "caveau illustre".
Une autre source nous dit que c'est Camille Flammarion qui découvrit cette statuette. Et cette affirmation peut se lire dans "Le mystère des cathédrales" de Fulcanelli"
Comme dans toute légende il faut aussi se tourner vers l'histoire officielle. L'Observatoire fut construit sur des catacombes et les fondations furent noyées dans ces tunnels souterrains. D'ailleurs une statue de Vierge Noire existe et elle est en exposition.
Claude
Perrault aurait-il trouvé une petite chapelle avec cette
statuette ? Pourquoi pas? Les terrains appartenaient à
certaines congrégations religieuses qui auraient pu parfaitement
utiliser les galeries souterraines comme chapelle et ossuaire.
Il est vrai qu'à cette époque un autre méridien était en concurrence, celui de l'église Saint-Sulpice... |
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La famille Cassini est incontestablement liée à l'histoire de L'Observatoire Royal. Tout commença lorsque Colbert fit venir du comté de Nice un scientifique encore inconnu : Jean-Dominique Cassini (1625-1712). Louis XIV lui confiera immédiatement la responsabilité de l’Observatoire. Ce sera aussi le début d’une véritable dynastie qui gérera l'Observatoire durant plus de 120 ans, de 1667 jusqu'à la Révolution. 4 générations de Cassini se succédèrent jusqu'en 1793.
L'observatoire de Paris fut placé dès ses débuts sous la tutelle de l'Académie des sciences. Il n'y eut donc aucune fonction officielle de Directeur ni aucun budget alloué. Les astronomes qui désiraient travailler ou venir faire des observations, devaient apporter leurs propres matériels ou solliciter des aides provenant soit de l'Académie, soit du Roi, soit d'un mécène. Il faut attendre 1771 pour que Louis XV attribue officiellement à Cassini de Thury (Cassini III) le poste de Directeur de l'Observatoire.
Les Cassini apportèrent
énormément dans la recherche astronomique et géodésique. Depuis
sa fondation, l'Observatoire servit d'habitat à cette famille qui travaillait sur place avec
une petite équipe de scientifiques très choisis.
La branche française de la famille Cassini s'éteindra finalement avec la disparition du dernier des 5 enfants, Alexandre Henri-Gabriel, vicomte de Cassini (1781-1832), juriste et botaniste. |
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Jean Dominique Cassini Il fut un astronome d'exception et contribua au développement de cette science en matière d'instrumentation et d'observations.
Grâce aux expériences faites sur la méridienne, il étudia la réfraction atmosphérique et les éphémérides solaires. Cassini travailla également sur la mesure de la parallaxe du Soleil afin de trouver les dimensions exactes du système solaire.
Dès 1663, Colbert démontra au Roi de France l’urgence d’établir « des cartes géographiques de la France plus exactes que celles qui ont été faites jusqu’ici ». |
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Un fait qui pourrait avoir toute son importance dans l'énigme, Jean-Dominique Cassini fut, de par sa fonction de géographe du Roi, en 1681 près de Rennes-les-Bains, très exactement sur le col de la Sals, pour calculer le point de passage du méridien 0.
En 1696, Cassini est à Paris et malgré son âge avancé, il se lance dans la réalisation de cette œuvre colossale commandée par Louis XIV : "la Carte de la France". Il sera aidé de quelques collaborateurs comme son fils Jacques et son neveu Giacomo Filippo Maraldi.
La réalisation de cette carte sera exécutée et terminée par ses descendants, son fils Jacques (Cassini II), son petit-fils, César-François (Cassini III) et Jean Dominique (Cassini IV). La carte sera finalement présentée par ce dernier devant la Constituante en 1790. Le document comprend 182 planches et représente 132 ans de travail ininterrompu. Pour accomplir ce résultat il fallut parcourir tout le territoire en prenant des mesures et des visées basées sur la méthode de triangulation. La moindre erreur était fatale et pouvait engendrer des erreurs difficiles à corriger.
A la fin de sa vie, Jean-Dominique Cassini est aveugle mais il écrit malgré tout ses mémoires qui seront publiées en 1710. Il meurt à Paris le 14 septembre 1712, à 87 ans. Il est enterré dans l’église Saint-Jacques du Haut Pas, avec cette seule épitaphe : “ Jean Dominique Cassini - Astronome ”.
On retiendra des Cassini la première carte de France fidèle à la réalité, mais aussi des zones d'ombres accompagnant plusieurs mystères. |
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Ajoutons à ceci le mystère de l'élaboration de la carte de France.
Lorsque l'on s'attarde sur la chronologie et la présentation d'une carte comparative, on s'aperçoit que des résultats formidables sont présentés en 1682, seulement après 3 ans d'étude, alors qu'il faudra attendre 65 ans pour accéder aux chaines de triangulation indispensables pour redessiner les côtes.
Comme nous le verrons plus loin, tout ceci débouche sur une véritable affaire qui se cristallise toujours autour des mêmes thèmes : méridiens, mobiliers archéologiques, balisages, sacralisation, géométrie secrète, etc.... |
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La société Angélique - Un cercle de personnage bien connu...
Et voici comment après avoir étudié les Cassini liés à l'Observatoire de Paris, on revient plein feux sur tout un groupe de personnages bien connus dans l'affaire de Rennes-Le-Château. Car la Société Angélique qui se faisait appeler aussi "le Brouillard" est une société secrète artistique et littéraire qui avait pour membre des artistes et des écrivains aussi célèbres que : Eugène Delacroix, Jules Verne, Gérard de Nerval, Frédérique Mistral ou même Hergé (Ses fameuses oranges bleues seraient une allusion poétique aux pommes bleues...)
La Société Angélique fut fondée au XVIe siècle par un imprimeur lyonnais Sébastien Greif qui se faisait appelé : "Gryphe". Originaire de Wurtemberg, il s'installa à Lyon en 1522. Sans doute à cause de son pseudonyme, il choisit le griffon comme emblème, symbole que l'on associe facilement au sphinx. Faut-il y voir alors un lien avec la Sphinge peint par Ingres et dont la signature comporte un N inversé ? Il faut savoir que Ingres et Delacroix se connaissaient et s'appréciaient.
Selon Grasset d’Orcet, l’imprimeur allemand, Gryphe était entouré de nombreux savants et auteurs affiliés à cette organisation. La Société Angélique utilisait comme code pour les initiés une sorte de cabale phonétique complexe basée sur "La langue des oiseaux".
Le livre clé de cette société secrète est : "le Songe de Poliphile", achevé en 1467 par Francesco Colonna, un dominicain né à Venise en 1433. Il fut réédité par Jacques Kerver en 1553 et en 1561 il fut légèrement corrigé. Très curieusement il inspira des peintres comme Poussin ou Lesueur mais aussi Claude Perrault.
Charles Nodier, supposé grand maître du Prieuré de Sion selon les documents Lobineau, fut également très imprégné par ces textes et créa ses rêveries apocryphes. Gérard de Nerval ne fut pas non plus épargné.
Enfin, la Société Angélique eut des liens étroits avec la Rose-Croix qui se démontrent par la similitude entre le symbole de la Rose-Croix parus en 1616 : "un serpent enlaçant une ancre", et le dauphin du "Songe de Poliphile" |
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Les points de passage
Contrairement à certaines croyances les deux méridiens ne traversent pas la bergerie Paris ou le tombeau des Pontils mais ils n'en sont pas loin :
Le méridien de Saint-Sulpice à Paris(en rose) est placé à : 2° 20' 05.49" E
Le méridien de Paris (en bleu) est placé à : 2° 20' 11.37" E
La bergerie Paris (en jaune) est à : 42° 55' 17 N 2° 19' 56 E
Le tombeau des Pontils (en rouge) est placé à : 42° 56' 59 N 2° 20' 27 E |
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Le méridien et les bergers d'Arcadie de Poussin
Prouvé scientifiquement par radiographie, le bâton droit des Bergers d'Arcadie fut peint en premier. Or ce détail représente un non sens dans l'art de la composition picturale. Ce bâton qui passe derrière la tête du berger, n'aurait jamais dû servir de guide à la composition, à moins que sa position soit fondamentale. Nicolas Poussin, maître incontesté du XVIIe siècle poursuivait donc un but très précis.
C'est une évidence, ce bâton représente un repère très important et le plus naturel est bien sûr de l'assimiler au Méridien de Paris. D'ailleurs son tracé parfaitement rectiligne prouve une volonté de l'artiste à montrer cet objet pour tout autre chose qu'un vulgaire attribut de berger. |
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Une autre coïncidence
extraordinaire doit être citée : |
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Pourtant il y a problème à cette thèse et elle est de taille. Si l'on admet que Poussin a utilisé le Méridien de Midi pour composer sa toile, comment a-t-il pu intégrer un repère cartographique qui fut crée 2 ans après sa mort en 1665, par Claude Perrault en 1667 ?
Mais, si cette thèse aboutit à une contradiction évidente du fait de la chronologie des évènements, il faut peut-être poser le problème autrement :
Et si Poussin avait créé pour le besoin de sa toile un repère fondamental ? Peut-on imaginer que le maître ait créé un Méridien placé d'une manière telle, qu'un codage d'une logique extrême viennent ensuite naturellement compléter la peinture. Nous savons que Nicolas Fouquet et Charles Perrault étaient proches du fait de leur fonction à Paris. Claude Perrault aurait-il hérité de quelques confidences de Nicolas Poussin via Fouquet et son frère Charles ? L'architecte aurait-il, en hommage au peintre, concrétisé ce méridien qu'il posa très exactement là où Poussin l'avait conçu. Nous aurions alors aujourd'hui un repère topographique construit sur la plus belle toile du maître, ouvrant ainsi des pistes de recherches passionnantes... |
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Chronologie autour de l'Observatoire et du Méridien |
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240 av. J.-C. - Erastosthène calcule le rayon terrestre avec une précision de 10% 1663 - Colbert et Louis XIV décident d'améliorer la représentation cartographique du territoire français. 1665 - Quelques membres de la communauté scientifique élaborent le projet d'une "Compagnie des Sciences et des Arts". 1666 - A la demande des astronomes, Louis XIV et Colbert mettent en place "L'académie royale des sciences". La première séance eut lieu le 22 décembre 1666. 1667 - Sous l’impulsion de l’Académie Royale des Sciences, l’Observatoire Royal de Paris est créé. Colbert fait venir du conté de Nice l'astronome Jean-Dominique Cassini (1625-1712) qui devient directeur de l'Observatoire. 7 mars 1667 - Achat du terrain qui accueillera le bâtiment de l'Observatoire 21 juin 1667 - Claude Perrault et les mathématiciens tracent sur le terrain le futur emplacement de l'Observatoire orienté sur son méridien de Paris 1668 - Début de construction de l'Observatoire sur les plans de Claude Perrault. Il sera termine en 1678. 1681 - Colbert réclame impérativement des cartes géographiques de la France plus exactes que celles existantes. Jean-Dominique Cassini est à Rennes-les-Bains au col de la Sals pour des mesures. 1681 - L’abbé Picard est désigné pour initialiser le projet de cartographie et devient l’instigateur du principe de la triangulation. Il réalise une première étude mondiale en mesurant un arc de méridien terrestre de 130km 1682 - De La Hire présente au Roi une mystérieuse carte de France corrigée sur recommandation des Messieurs de l'Académie et par ordre du Roi 1696 - Jean-Dominique Cassini, malgré son âge avancé, se lance dans la réalisation de la Carte de la France. 1718 - Le tracé de la méridienne est achevé grâce à Jean-Dominique Cassini (1625-1712), à son fils Jacques Cassini (1677-1756) et à Philippe de la Hire (1640-1718) 1747 - Les triangulations appuyées sur la méridienne vertébrale couvre toute la surface du territoire. Une carte de France est alors possible. 1789 - La France voit son territoire entrer dans la forme géométrique d’un hexagone parfait. 1790 - Jean Dominique (Cassini IV) présente devant la Constituante la nouvelle carte de France. 1792 - Jean Baptiste Delambre et Pierre Méchain mesure le méridien. Une expédition qui se terminera en 1798 La Convention décide d'unifier les unités de mesure sur le territoire français 1795 - La Convention crée le système métrique. 1798 - Jean Baptiste Delambre et Pierre Méchain termine la mesure du méridien 3 juillet 1799 - Jean Baptiste Delambre et Pierre Méchain présentent leurs travaux. Le mètre étalon est défini et devient la base du système métrique qui deviendra international. 24 septembre 1803 - Les étalons du mètre, du kilogramme et toutes les règles qui ont servi aux diverses mesures de la terre sont déposés à l’Observatoire National. 1834 - François Arago est Directeur de l'Observatoire de Paris 1851 - Foucault réalise dans le puits de l'Observatoire l'expérience du pendule "de Foucault". 1862 - Foucault détermine aussi dans ce même puits la vitesse de la lumière. 1884 - Le Méridien 0 devient Greenwich et non Paris, défini sous l’égide d’une Convention Internationale. 1919 - l’Observatoire devient le centre mondial de l’Heure et du temps. 1994 - Jean Dibbet dresse un monument à la mémoire d'Arago, une ligne imaginaire comprenant 135 médailles de bronze.
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