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Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret |
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En empruntant l'escalier de
la Villa Béthania,
construite par Bérenger Saunière,
pour le premier étage, un tableau d'Alphonse Mucha
était resté exposé pendant de nombreuses années. Cette
toile, rendue par les personnes qui la conservaient, est
maintenant visible derrière la caisse de la billetterie du
musée de Rhédae.
La toile est en fait une lithographie d'une oeuvre de Mucha réalisée dans sa jeunesse, mais curieusement, la peinture qui parait purement décorative au premier abord recèle un secret: Lorsqu'on la regarde en détail, plusieurs éléments entrant dans sa composition semblent avoir un lien avec Rennes-Le-Château. |
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Le tableau contient
3 éléments remarquables qui sont aussi des
indices que l'on retrouve régulièrement autour de l'affaire:
Les 3 personnages rappellent d'ailleurs les 3 bergers d'Arcadie du tableau de Poussin autour d'un tombeau. Les couleurs des cheveux sont également identiques. |
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Mais il est aussi curieux de noter la
ressemblance entre la jeune fille de gauche peint par
Mucha et
Sainte Germaine de Pibrac, dont sa statue a été mise
en place par Saunière dans son église. Les deux personnages
tiennent dans leur robe des roses.
A noter qu'il existe de nombreuses saintes aux roses dont
Ste Roseline,
Ste Elisabeth de Hongrie, Ste
Rosalie…
Sainte Germaine de Pibrac était une bergère du XIXe siècle issue d'une famille très pauvre. Selon la légende, elle volait du pain pour le redistribuer aux pauvres. Mais un jour on l'a pris sur le fait et on l'obligea à ouvrir son tablier. Le pain se transforma alors miraculeusement en roses. |
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Le tableau original est aujourd'hui exposé au musée Carnavalet à Paris et la lithographie de Saunière fut acheté dans une maison de décoration parisienne à Home Décor, comme l'indique son cachet au dos. Ce tableau serait-il le trait d'union entre les ésotéristes parisiens supposés rencontrés par Saunière et Rennes-Le-Château ? |
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Comment la lithographie arriva t-elle chez Saunière ? Ceci pourrait conforter le fait que le prêtre se rendait de temps en temps à Paris, mais ceci n'a jamais pu être prouvé. Il n'existe aucune trace de Saunière à la capitale et c'est sans doute une partie que Gérard de Sède romança pour combler certaines zones d'ombre... |
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A 2km de
Rennes-Les-Bains, lorsque l'on emprunte un chemin
de randonnée vers le pic de la Roque, se trouvent
pratiquement au même endroit 2 sites classiques liés à
l'affaire de Rennes-Le-Château :
"La source du cercle", et "Le fauteuil du diable". Le Cercle est une appellation très anciennes dans la région. Le centre de Rennes-les-Bains se trouve en effet dans le lieu nommé, par les Gaulois eux-mêmes: "LE CERCLE". Cette citation est faite par l’abbé Boudet à Ia page 246 de son livre "La vrai langue celtique" : |
| Le centre du cromleck de Rennes-Les-Bains se trouve dans le lieu nommé, par les Gaulois eux-mêmes, le Cercle. En appelant Cercle - to circle (cerkl) environner, entourer - , le point central du cromleck des redones, et renfermant ainsi un petit cercle dans un plus grand, les Druides ont voulu exprimer... |
| La source du Cercle qui se trouve près du fauteuil du Diable est également illustrée par le diable de Bérenger Saunière dans son église, et qui forme de sa main droite un cercle. |
Alphonse Mucha - Sa vie
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Alphonse Mucha est né le 14
juillet 1866
à Ivancice, en Moravie (aujourd'hui la République
tchèque). A cette époque l'empire Austro-hongrois occupe
encore une bonne partie de l'Europe, mais le déclin
commence. Mucha a 6 ans, Vienne noie sa déchéance dans une
activité intellectuelle intense ... (découverte notamment de
la psychanalyse).
Mucha est issu d'une famille nombreuse
de la petite bourgeoisie (6 enfants). Après le lycée, il
devient violoniste à la cathédrale de Brno, mais depuis
longtemps déjà il dessine et caricature ses camarades. |
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A 19 ans, il est engagé par la
maison
Kautsky-Brioché-Burghardt, spécialiste dans les
décors de théâtre, il fait son entrée à Vienne. Au contraire de sa petite ville natale, Vienne a beaucoup de reconnaissance pour l'art, et le talent. Tout en peignant ses décors, Mucha se
rend compte qu'il a certaines capacités et compte bien s'en
servir. Après l'incendie qui conduit ses employeurs à la
fermeture, il s'installe à Mikulov où il peint des paysages,
des portraits, mais aussi où il effectue des inscriptions de
pierres tombales. |
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La période à PARIS
A 27 ans, il quitte l'Académie de
Munich et part pour Paris où il s'inscrit à l'Académie
Julian, d'où sont originaires les peintres nabis tels
Sérusier, Vuillard, Ranson et autre Bonnard. Mucha vit à Montmartre et c'est là qu'il rencontrera de nombreux artistes dont Gauguin. Mucha s'intéresse à la photographie prenant des clichés de ses modèles. Il fait de plus en plus de travaux d'illustration notamment pour la presse (L'Illustration, le Figaro Illustré). Il obtient, grâce à un ami, une place dans une revue spécialisée ; Le Costume de Paris, c'est là qu'il découvre le travail de Steinlen, résolument "Art Nouveau". Il a également la possibilité d'aller au théâtre puisqu'il reçoit des entrées gratuites de son employeur. |
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La période SARAH BERNHARDT
En 1894, un camarade de Mucha lui demande de revoir les épreuves d'un travail important qu'il avait effectué chez l'imprimeur Lemercier. Mucha finissait de corriger les épreuves quand le directeur reçut un coup de téléphone de Sarah Bernhardt voulant une affiche pour sa pièce en urgence. En cette période de nouvel an, seul Mucha est présent, il n'avait jamais réalisé un travail de ce genre, mais il se lança. Son directeur amena Mucha au théâtre le soir même afin qu'il puisse se faire une idée de la pièce "Gismonda". |
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Le projet fut accepté le 28
décembre. Le 30 les affiches étaient prêtes à
être collées sur les murs de Paris. Le même jour, on le
convoqua au théâtre, il entra dans la loge de Sarah
Bernhardt qui regardait l'affiche. Mucha s'attendait au
pire, mais en l'entendant entrer, Sarah Bernhardt lui sauta
au cou. C'est à ce moment qu'il commença à travailler pour
elle durant 6 ans. L'homme devint un artiste en vue, la renommée de Sarah Bernhardt était internationale, et le fait de travailler pour elle était une chance inestimable. L'affiche de "Gimonda" plut autant au public qu'à l'actrice. Il est à noter que Bérenger Saunière est supposé être monté à Paris en 1893 et il aurait intégré rapidement des cercles très fermés de la capitale. Il put fort bien rencontrer Mucha ... |
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L'époque ART NOUVEAU
Le contrat signé entre Mucha et
Sarah Bernhardt
donnait l'exclusivité du travail de Mucha, pour le
théâtre, à la comédienne, pour le reste il pouvait faire ce
qui lui plaisait. Les fabricants de parfums, champagnes ou
bicyclettes se pressent alors à la porte de Mucha. |
| Il réalise ensuite le magasin du joaillier
orfèvre
Fouquet, qui lui commande par la suite des dessins
de nombreux bijoux. Tout en travaillant, il commence à enseigner
: d'abord dans un atelier puis à l'Académie Carmen. En 1897, la galerie la Bodinière organise une exposition consacrée à Mucha, la préface du catalogue est écrite par Sarah Bernhardt. Quelques mois plus tard, une autre exposition, plus importante lui est consacrée. On peut y voir près de 450 travaux, elle se tient dans les locaux de la Plume, prestigieux bimensuel littéraire et artistique, dont un numéro dédié à Mucha sort pour l'occasion. |
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Mucha part pour New York en 1905
sur les conseils de Madame de Rothschild qui lui promet de
lui fournir une riche clientèle privée. Son arrivée aux
États-Unis fait figure d'évènement, le New York Daily
News lui consacre sa première et sa dernière page, des
banquets sont organisés en son honneur. Il revient bientôt en France où il travaille à des commandes en retard, mais de plus en plus, il veut se dégager de celles-ci afin de se consacrer à sa peinture. En 1906, il donne cours au prestigieux Art Institute de Chicago. A cette époque il vit plus en Amérique qu'en Europe. Sa jeune épouse Marushka le persuade de ne pas délaisser les marchands dont il accepte les commandes selon son humeur. En 1908, il réalise sa dernière grande œuvre Art Nouveau : la décoration du German Theatre. |
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L'époque Slave
Mucha peint des portraits des filles du riche
industriel Crane. Un jour, il lui fait part de son projet de
consacrer le reste de sa vie à peindre vingt tableaux de
grandes dimensions représentant une épopée symbolique du
peuple slave et ce depuis l'Antiquité. Crane finit par
accepter de le financer. Mucha entreprend alors un voyage
d'études dans les pays slaves. Il acceptera encore quelques
commandes, puis s'installera à Zbirov où il travaille sur
ses toiles de 6m sur 8. On est en
1911. En 1921, il revient en Europe pour ne plus jamais la quitter. Toute son énergie est consacrée à l'Épopée Slave. Celle-ci sera officiellement remise à la ville de Prague en septembre 1928, mais il y travaillera jusqu'à sa mort en 1939. |
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En
1939, à 79 ans, Mucha subit un
interrogatoire de la Gestapo. Il décèdera quelques semaines
plus tard le 14 juillet 1939 jour de son
anniversaire. Il avait été interpellé comme franc-maçon. Il
avait en effet été initié en la R.L. (Respectable loge) Les
Inséparables du Progrès à Paris.
A Prague, une Loge créée en 1999 porte son nom: La Respectable Loge "Alphonse Mucha", qui rassemble les Frères francophones résidant en République tchèque. Cet Atelier de la Grande Loge de la République tchèque n'admet que les Francs-maçons "réguliers". |
On reconnaît aisément le compas et l'équerre symbole de la franc-maçonnerie |
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