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Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret |
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Au fil des recherches sur l'affaire de
Rennes-Le-Château, on est obligatoirement confronté à
l'étude de certaines peintures dites curieuses ou
remarquables. La première raison est que selon la légende
rapportée par Gérard de Sède,
Bérenger Saunière serait allé à Paris
pour réclamer 3 copies de toiles présentes au
Louvre. Ces toiles ont naturellement amené les
chercheurs à s'intéresser aux artistes tel que Nicolas Poussin
ou Téniers le jeune. Mais la seconde raison est qu'il
existe plusieurs peintures troublantes comportant des
éléments récurrents: crâne, tombeau, le texte "ET IN
ARCADIA EGO", ou la représentation de Marie Madeleine,
qui sont étrangement liés à l'affaire... En plus des scènes artistiques qui semblent contenir des détails communs, certaines oeuvres nous suggèrent de faire un peu de géométrie. L'exemple le plus intéressant est certainement celui du tableau "Les bergers d'Arcadie" (seconde version) de Nicolas Poussin, qui a suscité des analyses géométriques très détaillées et complexes. Ce thème a d'ailleurs été repris par plusieurs artistes. Malgré ces curiosités indéniables liées sans doute à un ou plusieurs messages cachés, personne n'a pu jusqu'à présent le ou les décrypter de manière convaincante, peut-être parce qu'ils dépendent d'un contexte historique précis et que seul un chercheur avisé peut espérer traduire. Le tableau "Le Christ au lièvre" est pour un observateur moyen une toile quelconque traitant d'une piéta, sujet religieux classique, et pourtant... Beaucoup d'auteurs ont longtemps nié une quelconque lecture au 3ième degré dans la peinture, mais ce jugement doit être révisé. Nous avons aujourd'hui un très bel exemple avec "les tableaux de Rennes-Les-Bains" dont les recherches récentes ont montré un cryptage très astucieux basé sur des allégories et sur le jumelage des 2 tableaux... |
Les 3 tableaux de Bérenger Saunière
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Voici ce que
Gérard de Sède nous rapporte :
Lorsque Bérenger Saunière décida de rejoindre la capitale, le diocèse lui paya son voyage. Saunière remit les parchemins à l'abbé Bieil. Ce dernier le présenta à son neveu l'éditeur Ané et à son petit-neveu Emile Hoffet, oblat de 20 ans féru d'occultisme et de sociétés secrètes. Saunière visita également l'église de Saint-Sulpice, et regarda étonné l'insolite crucifixion de Signo. En 3 semaines, il passa le plus clair de son temps au Louvre où il essaya d'acheter 3 reproductions : "Les bergers d'Arcadie" de Nicolas Poussin, un "Saint-Antoine ermite" de David Téniers et, curieusement, le tableau "Le sacrement du pape Célestin V". Depuis la publication en 1967 de "L'or de Rennes" par Gérard de Sède, tous les chercheurs bâtirent leurs thèses en nous décrivant Saunière comme un petit curé de campagne au charisme imposant et partant à la découverte de 3 tableaux mystérieux. Mais cette belle histoire a laissé malgré 40 ans d'efforts, de nombreuses lacunes. Elle apporte en effet plus de questions que de réponses :
Nous savons aujourd'hui que très probablement, Gérard de Sède, fabuleux romancier et chercheur, a certainement consolidé des éléments qu'il avait en sa possession et qu'il a du, pour aboutir à un récit qui se tient, assembler plusieurs histoires à priori indépendantes. C'est ainsi que pour amener les 3 tableaux du Louvre, il dut faire monter Saunière à Paris et que pour introduire l'église de Saint Sulpice, il dut amener Saunière à rencontrer certains abbés bien mystérieux comme Émile Offet. La légende était née... Mais tout ceci ne veut pas dire qu'il n'y a rien à voir à Saint Sulpice. Bien au contraire. Gérard de Sède a tout simplement accroché ensemble des histoires indépendantes mais réelles et c'est pour cela que l'affaire de Rennes-Le-Château est fabuleuse. Gérard de Sède a été le révélateur de plusieurs trames historiques cachées, plus ou moins liées, et ayant leurs racines à différentes époques de notre histoire. |
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Nicolas POUSSIN
Poussin(1594 - 1665), peintre français hors norme, fut l'un des plus grand maître de son temps. Il nous laissa parmi son œuvre immense une toile très particulière et d'une grande portée allégorique. Cette toile "Les bergers d'Arcadie (version II)" est incontestablement la première peinture directement liée à Rennes-Le-Château. Elle fut d'ailleurs reprise par de nombreux artistes et elle figure également sur la tombe de Poussin... |
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"Les bergers
d'Arcadie" par Nicolas Poussin (2ième version datée officiellement entre 1638 et 1640) Voici la 2ième version la plus célèbre de Nicolas Poussin sur le thème de la mort en Arcadie : "Les bergers d'Arcadie". Nous ne savons pas officiellement qui a commissionné l'oeuvre, exécutée officiellement entre 1638 et 1640 et qui est maintenant exposée au Louvre. Les recherches montreraient toutefois qu'elle serait plus récente, en tous cas au delà de 1646, date de la découverte du berger Paris... Mais ceci est un sujet qui divise beaucoup d'experts. La peinture fut toutefois destinée à devenir célèbre. En 1685 elle entra dans la collection privée de Louis XIV et il la conserva jusqu'à sa mort dans sa chambre à Versailles. Pendant 2 siècles elle inspira artistes, auteurs, et poètes. Parmi les 3 oeuvres supposées achetées par Saunière, celle-ci a été identifiée avec certitude. La peinture se retrouve même en Angleterre sur un monument mystérieux. Le thème est identique, on y trouve 3 bergers et une bergère contemplant un tombeau avec l'inscription "ET IN ARCADIA EGO". |
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David TENIERS le jeune
C'est la phrase clé "BERGERE PAS DE TENTATION QUE POUSSIN TENIERS GARDENT LA CLEF ..." issue du grand parchemin qui nous fournit le nom de l'artiste lié à Rennes-Le-Château |
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La tentation de St
Antoine par David TENIERS le jeune (1640 - 1650) Les Téniers sont issus d'une famille de peintres flamands dont le plus célèbre est David II dit le jeune (Anvers 1610, Bruxelles 1690). Fécond, raffiné, le peintre excelle notamment dans la scène de genre populaire. L'œuvre apparemment choisie par Saunière et suggérée dans la phrase "BERGERE PAS DE TENTATION QUE POUSSIN TENIERS..." n'a malheureusement pas été identifiée formellement d'autant que David Téniers le jeune a peint de très nombreuses toiles sur le même thème, comme on peut le voir ci-dessous. |
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Dans tous ces thèmes, David Téniers Le jeune présente Saint Antoine près d'un gros bloc de pierre quadrangulaire (rappelant une tombe ?) et sur lequel est posé un crâne ("Memento Mori"), un sablier symbolisant le temps, et la Croix. Au pied du bloc de pierre se trouvent un grand livre ouvert et des livres fermés. Saint Antoine est assailli de démons et résiste à la tentation. Il faut également remarquer sur les 4 toiles la présence d'une chauve-souris au dessus de Saint Antoine. |
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"St Antoine et St Paul dans le désert"
de Téniers
Téniers a peint également un autre célèbre Saint Antoine représenté avec Saint Paul de Thèbes, peu de temps avant la mort des 2 ermites. Les démons ne sont plus présents. On retrouve toujours le bloc de pierre quadrangulaire, un crâne, le crucifix, un sablier et des livres. On peut voir également une église, un château, ou un monastère, perché sur une colline et rappelant étrangement Rennes-Le-Château (représentation déjà vue sur ses 2 autres toiles). La toile a fait l'objet d'une étude de
décryptage géométrique basée sur l'angle des 2 cannes. Ce
tableau pourrait être celui qui est suggéré par la phrase
codée Saint Antoine est un personnage qui revient fréquemment dans Rennes-Le-Château. On le retrouve le 17 janvier mais aussi à Notre Dame de Marceille sur un tableau rempli de mystère : "Le tableau de Saint Antoine" |
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Artiste inconnu
Le 3ième tableau de Saunière est identifié mais son auteur reste inconnu. Il s'agit du sacrement du pape Célestin V |
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"Le sacrement du pape
Célestin V" par un artiste inconnu La peinture du 16e siècle représente une allégorie du couronnement du pape St Célestin V qui a été le192e pape. Pierre Angeliner de Morron (1215-1296), italien, fut élu pape le 5 juillet 1294 et abdiqua le 13 décembre, s'estimant incompétent. Il mourut 2 ans plus tard. L'oeuvre révèle 2 éléments intéressants : la présence d'une clé (en relation avec le message crypté "... GARDE LA CLE ..."), et l'angle des 2 cannes faisant 18° identique à celui des bâtons des bergers d'Arcadie (seconde version) |
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La peinture dans l'affaire de
Rennes-Le-Château revêt une importance primordiale. Nous
connaissons maintenant plusieurs toiles qui sont directement
impliquées avec le mystère, mais de façon étrange beaucoup
d'autres oeuvres véhiculent des symboles, des signes et des
inscriptions particulièrement énigmatiques.
L'objectif n'est pas ici de dresser une liste exhaustive, elle est impossible, ni de fournir une étude pour chaque tableau. Vous trouverez seulement un inventaire dont l'étude est développée sur le site (suivre les liens) |
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Les Bergers d'Arcadie (Version 2)
de Nicolas Poussin
est le tableau le plus célèbre et le plus important lié
à Rennes-Le-Château. Il est associé a
beaucoup d'autres versions et son étude
extrêmement complexe n'a pas fini d'alimenter les
chercheurs.
Poussin est également l'auteur de nombreux autres tableaux curieux... |
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"Le Christ au lièvre" Artiste inconnu Cette peinture située à l’intérieur de l’église de Rennes-Les-Bains a été donnée selon la légende par le marquis Paul Francois-Vincent de Fleury aux alentours de 1800. Mais on sait depuis que son histoire est toute autre ... La peinture comporte des similitudes énigmatiques avec le bas relief dans l'église de Rennes-Le-Château Son étude a conduit plus récemment au jumelage des 2 tableaux de Rennes-Les-Bains, le second étant "La crucifixion" présent également dans l'église de Rennes-Les-Bains. |
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Les grenades de Botticelli
Sandro di Mariano Filipepi dit Botticelli (1444 - 1510) fut un peintre tout a fait déconcertant lorsque l'on examine en détail ses oeuvres. On y trouve notamment et de façon récurrente le symbole de la grenade dans les mains de l'enfant Jésus. Une symbolique pour le moins curieuse... |
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Le bas
relief de l'autel de l'église de Rennes-Le-Château
Cette peinture en relief représentant Marie Madeleine a sans doute été terminée par Bérenger Saunière. Celle-ci présente des similitudes avec " Le Christ au lièvre" situé dans l'église de Rennes-Les-Bains. |
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"La fontaine de fortune" C'est l'une des oeuvres les plus énigmatiques qui soit, tant par le thème que par son titre. Un chevalier semble intrigué par une stèle ressemblant à une fontaine. La scène rappelle étrangement la fontaine d'Arphays où Dagobert II fut assassiné le 23 décembre 679. Il faut remarquer l'anomalie des ombres qui ne portent pas dans la même direction. |
| D'après l'inscription, le sorcier Virgile donna naissance au printemps et, en effet, les contemporains de René d'Anjou (Grand maître du Prieuré de Sion) associaient le poète latin à l'Arcadie. C'est la première apparition du thème du fleuve souterrain d'Arcadie, Alphée, dans la culture occidentale moderne. On retrouve plus tard Alphée ou plus exactement Alpheus, dieu du fleuve, dans la peinture de Poussin Les bergers d'Arcadie (version 1) |
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"Le calvaire"
de David I TENIERS (Teniers le Vieux 1582-1649) Cette oeuvre a été réalisée par le père de Teniers le Jeune et sous l'influence de Rubens, entre 1630 et 1640. On remarquera la présence d'un crâne au pied de la croix de Jésus, symbole de la mort terrestre. Ce crâne est aussi un symbole classique associé à Marie Madeleine |
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"Marie Madeleine" Marie Madeleine est nettement reconnaissable par son baume guérisseur. Le Triptyque de la famille Braque de Rogier Van der Weyden se trouve au Louvre. Ce triptyque, orné des armoiries des familles Braque et de Brabant, fut peint pour Catherine de Brabant. |
| Sur le revers du volet gauche figurent les armoiries de son défunt époux Jehan Braque de Tournai et une inscription soulignant la précarité de l'existence ainsi qu'un crâne et une croix. Le panneau droit est occupé par une splendide Marie-Madeleine, très richement vêtue, qui tient son flacon de parfum. |
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Les Rois Mages et Sainte Colombe En 1435 Rogier de La Pasture, établi à Bruxelles, traduit son nom en flamand et devient Van der Weyden. Cet autre triptyque représente dans la partie centrale les 3 mages symbolisant les 3 fonctions du Christ roi du monde: roi, prêtre, et prophète. Mais ce tableau cache certainement un secret comme nous le signale Maurice Leblanc (auteur des aventures d'Arsène Lupin): "Il est la clé de l'aiguille creuse". |
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Parmi les détails découverts jusqu'à
présent il faut noter le décor au fond du tableau. De gauche
à droite on trouve respectivement
Arques, Rennes-Les-Bains,
Couiza,
Rennes-Le-Château, et
l'église d'Alet-Les-Bains.
Autre détail remarquable, la présence d'une araignée derrière le talon du personnage à gauche. (La prononciation "A Rennes" en vieux languedocien rappelle la phonétique du mot "Araignée"). Un autre personnage tient un fil à plomb qui pourrait symboliser le méridien de midi. Le fil à plomb, la canne, et la petite table triangulaire semblent être une invitation à de la géométrie par triangulation. Enfin, l'escalier veut nous faire pénétrer dans un mystérieux caveau. |
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"La vanité" d'un peintre français inconnu (1650) Ce tableau est une énigme a lui seul. Il présente 3 détails caractéristiques de Rennes-Le-Château : un crâne, le thème de l'inversion cher à Bérenger Saunière symbolisé par un miroir, et un échiquier. |
| L'oeuvre a d'ailleurs fait l'objet d'un essai de décryptage : "Théories et développement de Zoul" basé sur les chiffres du jeu de cartes, le nombre de pièces d'or et les dés. |
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"La Cène" de Léonard de Vinci (1498) Parmi les 12 apôtres, celui à la droite du Christ semble être une femme. Léonard jette le trouble et suggère Marie Madeleine aux côtés de Jésus. |
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Le Mucha de la
Villa Béthania
Lorsque l'on empruntait l'escalier de la Villa Béthania pour accéder au premier étage, on pouvait admirer une toile bien curieuse d'Alphonse Mucha. Cette peinture n'est malheureusement plus visible mais en l'observant de près on peut y apercevoir un diable, une tombe et une source. Cette dernière semble être une allusion à la source du cercle près du fauteuil du diable à Rennes-Les-Bains. |
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"La fresque de
Notre-Dame de France" de Cocteau (1960)
Cette fresque peinte par Cocteau à Londres dans Notre-Dame de France est troublante par ses allusions. On y découvre dans la scène de la crucifixion une rose au pied de la croix et un M sur l'autel. La rose rappelle évidement l'ordre de rose-croix. Le M est une lettre symbolique bien connue autour du mystère de Rennes-Le-Château. Un M classique est celui du statuaire et du Graal dans l'église de Bérenger Saunière . On retrouve le M également sur son habit de prêtre . |
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