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Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret |
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Comment d'ailleurs admettre que les trois filles héritières de la Marquise de Blanchefort pouvaient laisser une telle épitaphe sur la tombe de leur mère ? D'autant plus que la famille était riche et qu'elle pouvait certainement acheter les services des meilleurs artisans graveurs. Mais si l'on admet que cet aspect de la stèle fut conçue uniquement sur le papier pour attirer l'attention, cela change tout.
D'ailleurs, tel un fil rouge, les initiés comprendrons qu'il y a anguille sous roche puisque la date de décès de Marie de Nègres d'Able revêt une symbolique classique. En effet, le 17 janvier est une date remarquable. Voici donc une nouvelle fois le fameux 17 janvier, date que l'on retrouve par exemple habilement retranscrite sur la tombe de Jean VIE dans l'église de Rennes-Les-Bains. |
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Les récentes recherches montreraient que la stèle a été publiée pour la première fois dans ce fameux bulletin de la S.E.S.A.
L'objectif était probablement, au travers de cet additif intégré dans le bulletin, d'attirer l'attention de quelques intellectuels sur cette épitaphe curieuse. Les versions qui ont suivi ne seraient que des copies ou des faux.
Vous trouverez ci-contre la version de la stèle telle qu'elle fut publiée dans le bulletin de la S.E.S.A. de 1906
(Cliquez sur l'image pour
apprécier |
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Dans une première analyse, l'épitaphe regorge d'anomalies ou de particularités remarquables dont les principales sont les suivantes :
L'arrangement du texte à la ligne 7 est aussi rendu délibérément étrange. Le mot "sept" a été placé presque exactement au centre de la pierre, mesuré à partir de la première ligne jusqu'à la dernière, et à partir d'un côté jusqu'à l'autre côté de la pierre. Le "p" est certainement un point de repère. Si l'on trace une ligne depuis le "p" au travers des petites lettres, jusqu'à la lettre isolée "M", on peut en fait pratiquement les joindre toutes en traçant une ligne. Malheureusement pour les chercheurs, la position originale de la pierre tombale dans le cimetière de Rennes-Le-Château n'est plus connue. Cette ligne aurait pu indiquer une direction ou une position.
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Premières observations
Si l'on extrait les petites lettres, les lettres mal écrites et celles qui sont isolées, on lit dans l'ordre où elles apparaissent :
qui est l’anagramme de : M O R T E P E E
Or la clé de chiffrement utilisée pour décrypter le grand parchemin par la méthode Vigenère est précisément MORTEPEE. |
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Une observation très intéressante en ce qui concerne le "P" souscrit de sept est qu'il se trouve sur la ligne 7, qu'il est la septième lettre sur cette ligne, et qu'il se trouve dans le mot "Sept". Ceci nous donne 777, un nombre qui parait dans le Caballah et dans l’église de Saunière. |
Quelques propriétés géométriques classiques
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Étude 1
Si "EPEE" se détache avec évidence de l'épitaphe, "MORT" est constitué de différentes anomalies dont certaines sont plus discrètes. Le "T" de CT mis pour un "I", le "M" isolé de la première ligne, le "R" du mot DARLES qui se substitue en réalité au "B" originel, le "O" mis pour un "C" dans l'année de décès inscrite en chiffres romains 1781. Ces quatre lettres forment donc le mot MORT.
Si la façon dont est déterminé le mot MORT peut paraître judicieuse, elle comporte néanmoins des illogismes :
Parmi les quatre lettres de MORT, trois prennent la place d'autres dans le texte. Dans ce cas, pourquoi se sert-on du "M" isolé qui ne remplit pas ce qui équivaut à une condition émise par le concepteur. En effet, il suffisait, pour respecter sa logique, de suivre le même processus de substitution que pour les trois autres lettres. N'étant plus à une erreur de graphologie près, il pouvait orthographier le mot JANVIER en JAMVIER ou bien ANS en AMS ou encore BLANCHEFORT en BLAMCHEFORT...
Les exemples sont nombreux. Bien sûr, la position du "M" dans le texte constitue une anomalie. Mais l'interprétation ou le rôle que l'on donne à celle-ci se heurte aux illogismes démontrés ci-dessus. |
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Étude 2
Pour cette piste nous ne conserverons que certaines des anomalies de l'épitaphe : celles qui nous intéressent.
Le T de CT, le M isolé de MARIE, le B changé en R dans le mot DARLES, le O substitué au C dans l'année, en chiffres romains, du décès de la marquise, et l'un des trois E du mot épée constituant la dernière des lettres dont nous avons besoin, soit : T - M - B - O - E ou dans un ordre différent : T O M B E.
Il faut bien admettre qu'à ce stade de notre démonstration, le mot "TOMBE" n'est plus seulement une clé qui se dévoile, mais un message donné clairement et directement au lecteur.
Pour assurer cette piste il faut étayer notre démonstration. Nous allons donc procéder d'une manière simple en essayant de joindre, entre elles, les lettres du mot TOMBE. |
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D'emblée nous remarquons que le triangle obtenu est parfaitement isocèle. Il comporte deux angles de 72° et un de 36°. Cette particularité constitue un terrain parfaitement favorable à la construction d'un pentacle régulier. |
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En prenant pour centre un point situé dans le "O" du nom "Dhaupoul", traçons un cercle passant par les cinq pointes du pentacle. Le résultat atteint peut-il entériner notre théorie ? Avant de répondre, continuons sur notre lancée en passant à l'arithmétique. Pour ce faire, nous sortons, non une règle à calcul, mais le Nombre d'Or (=1,618...).
En multipliant la section (1 - 2) par 1,618, nous obtenons la section (2 - 3). En multipliant la section (2 - 3) par 1,618, nous obtenons la droite (1 - 3)
Le pentacle qui semblait parfaitement régulier devient une figure régie selon les lois du Nombre d'Or. |
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Un dernier détail est également surprenant : Le rayon du cercle est égal à la longueur des côtés formant la pointe de la stèle. On peut aussi apprécier la part de hasard dans ces résultats pour le moins troublants. Outre les illogismes cités ci-dessus, les deux mots clés livrés ("mort" et "tombe") ont en commun les mêmes lacunes. Entre autre, ils n'expliquent pas la présentation du texte comme la mauvaise césure des mots SOIX-ANTE, REQUIES CATIN PACE, ou l'alignement irrégulier de la première ligne avec les suivantes. |
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Étude 3
Examinons à la loupe le mot EPEE. Si l'auteur de l'épitaphe avait voulu nous faire comprendre le mot "epee", il n'avait que l'embarras du choix parmi les lettres du texte. En effet, celui-ci ne manque ni de "e" (23), ni de "p" (3). Alors pourquoi choisir celles-ci délibérément ?
La réponse ne saute pas à l'œil. Elle est pourtant claire. Si ces 4 lettres sont assez faciles à repérer sur la stèle et que le seul mot cohérent qu'elles puissent former est "epee", il est plus difficile de remarquer que toutes les quatre s'inscrivent sur un cercle. Nous voilà revenus en cours de géométrie ! |
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Théorème de géométrie : Quelque soit 3 points non alignés et distincts, il existe un cercle et un seul pouvant passer par ces points.
En d'autres termes, il est toujours possible de passer un cercle par 3 points non alignés et disposés au hasard. Mais si un 4ième point passe par ce même cercle, ce n'est plus un hasard mais un miracle, excepté s'il a été placé volontairement!
De nouvelles observations :
Puisque le diamètre du cercle semble avoir un rapport avec les lettres "T" de l'épitaphe, tentons une approche en ce sens.
Il est bien sûr aisé de constater que 4 "T" sur 6 sont anormalement placés : - le "T" de
CT mis pour un "I",
D'aucuns s'évertue à vouloir écrire le nom DHAUPOUL avec un "T". Marie de Nègre d'Ables épousa le marquis d'Haupoul-Rennes. Le nom d'Hautpoul s'orthographiant avec un "T" distingue la branche des Hautpoul-Félines.
Pour la bonne compréhension de l'étude, la convention suivante est adoptée: quand on écrit "joindre CATIN et BLANCHEFORT" ou encore "tracer ANTE - SEpT", il s'agit des "T" de ces mots, et non les mots eux-mêmes. |
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Peut-on alléguer la coïncidence ou le hasard pour expliquer ce résultat ?
Les 6 "T" utilisés peuvent-ils avoir été placés aléatoirement par un graveur maladroit ou au contraire à des endroits bien déterminés ?
En fait, nous verrons plus loin que la présence d'un anagramme de 128 lettres exclue tout fait du au hasard...
Un autre élément de réponse nous interpelle: l'hexagramme découvert est l'emblème de la marquise de Blanchefort, celle à qui est destinée l'épitaphe. |
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En outre, ce résultat explique 2 anomalies dont l'une est inhérente à l'autre. Un "I" correctement écrit pour le "T" erroné de CT ne pouvait générer ce résultat. De plus, cette substitution n'était valable que si le "T" était disposé tel que nous le connaissons. Ce qui explique le décalage volontaire de la première ligne vers la droite par rapport à l'alignement général du texte. L'argument est identique pour les anomalies qui concernent le "T" de "REQUIES CATIN" et celui de SEpT. |
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C'est dans l'analyse du grand parchemin supposé découvert par Saunière, que l'on découvrit, après une laborieuse démonstration cryptographique, la fameuse phrase qui fit couler tant d'encre :
Cette phrase comporte 128 lettres (2 x 64) et elle est issue, comme nous le verrons dans un autre thème, de 2 échiquiers, soit 2 x 64 cases. On peut donc les organiser dans un tableau de 16 x 8 cases : |
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U |
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S |
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N |
I |
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X |
X |
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P |
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A |
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C |
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C |
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A |
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I |
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M |
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B |
L |
E |
U |
E |
S |
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Si l'on prend maintenant la phrase sur la stèle:
Et que l'on reconstruit cette phrase, à partir des lettres du tableau précédent et en les plaçant dans un tableau identique, on obtient : |
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I |
T |
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T |
A |
N |
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C |
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D |
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6 |
E |
L |
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X |
V |
I |
I |
J |
A |
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V |
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7 |
C |
O |
L |
X |
X |
X |
I |
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Q |
U |
I |
E |
S |
C |
A |
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8 |
T |
I |
N |
P |
A |
C |
E |
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A ce stade, l'exercice est déjà étonnant (119
lettres sont placées !) et je ne peux que vous
conseiller de le réaliser par vous même. Mais un problème
demeure : |
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U |
P |
A |
P |
C |
M |
S |
E |
R |
Les lettres restantes après avoir construit la phrase de la stèle
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En fait, il faut savoir que le relevé de la stèle présenté dans de nombreux ouvrages est incomplet, sans doute parce que le détail est passé longtemps inaperçu. Dans le relevé original reproduit dans un Bulletin de la Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude" (S.E.S.A.), t.XVII, et écrit par M. Elie Tisseyre (paru en 1906 sous le titre "Excursion du 25 juin 1905 à Rennes-le-Château"), une inscription supplémentaire était visible sur le dessus de la stèle:
P S - P R A E C U M
Si on réordonne les lettres restantes, l'anagramme est alors complet : |
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P |
S |
P |
R |
A |
E |
C |
U |
M |
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Que conclure ?
Cette démonstration autorise plusieurs remarques :
La stèle de la Marquise de
Blanchefort détient-elle encore d'autres secrets A suivre ... |
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