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Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret |
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Nicolas Poussin, peintre exceptionnel,
a ceci de particulier que l'on redécouvre ses peintures à
chaque instant. Non seulement ses thèmes sont très riches
mais certaines toiles laissent apparaître plusieurs degrés
de lecture différents.
" Les bergers d'Arcadie (Version II)" illustrent parfaitement cette maîtrise des symboles et des double sens. Tout y est, couleurs allégoriques, références grecques et bibliques, référence à une connaissance secrète, personnages énigmatiques. Le tableau est tellement complexe dans sa lecture que nous avons aujourd'hui autant d'interprétations que de thèses... Mais ce n'est pas tout. Poussin maîtrisait parfaitement les mathématiques et la géométrie sacrée. Et comme nous le verrons par ailleurs, il s'en servit largement à des fins pour le moins étonnantes. |
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"Les bergers d'Arcadie" sont sans aucun doute l'aboutissement d'une oeuvre hors norme, la dernière étape d'un travail commencé il y a longtemps et que sa passion pour la peinture italienne et pour Rome ont peut être guidées. Tout comme Saunière ou Boudet, Poussin nous a laissé a la hauteur de son art, un héritage dont nous commençons tout juste à prendre conscience. On pourrait dire qu'une fois "les bergers d'Arcadie" étudié, nous aurions fait le tour de ce peintre déroutant. Pas du tout. D'autres toiles sont tout aussi extraordinaires et méritent que l'on s'y attarde. Voici donc présentées ici ces quelques toiles qui sont autant de messages ou d'indices que Poussin a bien voulu nous laisser à la postérité... |
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Ce thème est composé de 2 volets :
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Pensées et réflexions de Poussin «Définition : la peinture est une imitation faite avec lignes et couleurs, en quelque superficie, de tout ce qui se voit sous le soleil. Sa fin est la délectation. Il ne se donne point de visible sans lumière, sans forme, sans couleur, sans distance, sans instrument. Pour ce qui est de la matière (ou sujet), elle doit être noble; et pour donner lieu au peintre de montrer son esprit, il faut la prendre capable de recevoir la plus excellente forme. Il faut commencer par la disposition, puis par l'ornement, le décor, la beauté, la grâce, la vivacité, le costume, la vraisemblance et le jugement partout; ces dernières parties sont du peintre, et ne peuvent s'enseigner. C'est le rameau d'or de Virgile, que nul ne peut cueillir s'il n'est conduit par le destin.» (Lettre à M. de Chambrai, 1665) |
Quelques peintures remarquables
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Les autoportraits
Il existe 2 autoportraits de Nicolas Poussin qui sont très révélateurs de son état d'esprit au moment de leur réalisation et de l'évolution du peintre. Convaincu qu'aucun artiste à Rome n'était capable de réaliser un portrait fidèle, il voulut s'essayer à cet exercice. Mais Poussin, déçu par cette première version (Toile 1) réalisée en 1649, il l'envoya chez l'un de ses clients. Plus tard il récidiva avec une seconde version (Toile 2) qui correspondait mieux au souhait de l'artiste. Il confia la toile à Paul Fréart de Chantelou. |
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Il se dégage de ces 2 autoportraits une
atmosphère très différente. Dans la première version (Toile 1),
Poussin parait serein mais dépourvu d'émotion. Le visage est
reposé et sans expression particulière. le peintre se décrit,
mais sans conviction.
La seconde version (Toile 2) est très différente car elle est aboutie. L'artiste se peint avec force et personnalité. L'expression est tourmentée mais révélant un caractère puissant, entièrement dévoué à son art. Poussin ne pose plus mais il nous regarde à travers la toile comme pour attirer notre attention. |
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La composition du tableau est étonnante.
L'arrière plan que
Poussin a choisi de représenter, est constitué de
cadres, voulant ainsi se montrer tel qu'il est dans son atelier.
Une partie de l'un d'eux est nettement visible. Une femme, que
les mains d'un personnage inconnu enlacent, porte sur sa
coiffure un diadème. Mais si l'on observe ce diadème, un oeil y
est représenté, semblable à l'oeil du divin. Quel symbole
Poussin a voulu nous transmettre? Certains
critiques y voient une représentation de la peinture que les
mains de Paul Fréart de Chantelou remercient... Je
laisse chacun apprécier...
Dans tous les cas, le perfectionnisme de Poussin est tel qu'il est impossible que ce détail soit juste une décoration. |
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La Sainte Famille à l'escalier ou La Madone à l'escalier Dimensions : Peinture à l'huile sur toile |
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| Cette toile est intitulée "La Sainte Famille" par Nicolas Poussin en 1648. Officiellement, le tableau représente Élisabeth, Jean Baptiste enfant, Jésus enfant, Marie et Joseph dans l'ombre. Mais Poussin sème le trouble. On pourrait y voir Marie Salomé la grand-mère en jaune, Marie-Madeleine, Joseph d'Arimathie ou Jésus le père... et les deux fils jumeaux de Jésus ?Il est vrai que ce thème se retrouve dans l'église de Saunière. |
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Poussin récidive en
1651
La Sainte Famille avec saint Jean et
sainte Elisabeth dans un paysage Dimensions :
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| Et pour ceux qui pense que si Nicolas Poussin avait voulu peindre Jésus il lui aurait donné un visage plus traditionnel, regardez plutôt comment il composa le Christ dans "Les pleurs du Christ " de 1627 (ci-dessous) |
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"Les pleurs du Christ " de
1627 Il est étonnant de voir déjà dans cette scène de la descente de croix, le thème du tombeau, apparaître. On distingue un tombeau ouvert en premier plan et un autre fermé au second plan. Dans de nombreuses peintures Poussin introduit en arrière plan et de manière discrète des sphères ou des pyramides. Certains thèmes peuvent se justifier comme dans "La découverte de Moïse" où la scène se passe en égypte. Mais ici quel sens donner? Il est vrai que Poussin, maître en géométrie, avait l'habitude de naviguer dans un contexte platonicien et pythagoricien. Le serpent rouge |
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"L'Hiver ou le déluge"
peint par Poussin vers 1662 (collection de Louis XIV)
Beaucoup prétendent qu'il ne s'agit que d'une pure coïncidence, mais le thème de l'eau, de la boue ( "RETIRE MOI DE LA BOUE"), et du serpent rappelle étrangement l'opuscule du Serpent Rouge écrit bien plus tard... |
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Ce tableau intrigue pour 2 raisons. Son
thème représente la destruction du Temple de Jérusalem et
le pillage de son trésor par l'empereur Titus, que l'on
voit ici sur son cheval blanc, en
70 après JC. On peut d'ailleurs y voirà gauche,
la Ménorah (Le fameux chandelier
d'or à 6 branches, lourd de 7 kg).Ce pillage s’acheva d'ailleurs par le
massacre de la population mâle tout entière.
Ce trésor récupérée par Titus est à l'origine de l'une des hypothèses trésoraire de Rennes-Le-Château. Un autre détail intrigant est le regard du cavalier et des fantassins à droite. Ils semblent effrayés par un danger venant du ciel, mais quel est-il? Poussin traita souvent ses grands thèmes favoris en double. C'est le cas de "La destruction du Temple" qu'il peignit quelques années plus tôt dans une première version |
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Dans cette autre représentation de la
destruction du Temple de Jérusalem par Titus. La Ménorah est
visible au centre
" La Destruction du Temple de Jérusalem
" 145.8 x 194 cm |
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Nicolas Poussin
traite ici un sujet biblique célèbre qui est extrait du
premier livre de Samuel. Les philistins prirent l'Arche
d'Alliance des israélites et l'installèrent à Asdod
dans leur Temple. Mais ce fait provoqua la colère divine,
une partie du Temple fut détruite et la population fut
frappée de la peste. L'Arche d'Alliance est visible à gauche posé sur un pilier du Temple Ce tableau eut aussi une destinée particulière puisque après avoir appartenu au Duc de Richelieu, il entra dans la collection de Louis XIV, comme les Bergers d'Arcadie II. |
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"Les Bergers d'Arcadie version
II" sont pour Poussin une oeuvre majeure. Il le
confia sans le vouloir dans
la mystérieuse lettre de l'abbé Fouquet.
Mais avant d'aboutir à cette toile d'excellence, il aborda le thème dans une première version dite anglaise, puisqu'elle réside aujourd'hui à la fondation Chatsworth en Angleterre. Poussin, gardien d'un secret que même les Rois ne pourront tirer de lui, cèle dans la version II, cette connaissance. La datation exacte de la toile reste un mystère mais les recherches actuelles la situe près de 1650, plutôt que 1640, date officielle fournie par le Louvre. Le thème fut repris par de nombreux artistes ( Voir les différentes versions)... |
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Curieusement, on peut rapprocher
la première version des Bergers d'Arcadie à une autre toile
faite en 1624:
"Midas se lavant à la source du Pactole" Dimensions :
Inspiré de la mythologie grecque, la légende du roi Midas se rapporte à une eau qui devint or, d'où l'expression "Toucher le Pactole" |
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La légende du roi Midas
Midas fut le fils de Gordias et de
Cybèle (ou d'une prophétesse de Telmessos). Il succéda à son
père sur le trône de Phrygie. Le vieux Silène, tuteur de
Dionysos fut capturé, ivre, par des paysans de Lydie et
emmené, enchaîné de guirlandes de fleurs, à Midas. Ce
dernier reconnut le compagnon de Dionysos et lui réservera
un accueil chaleureux pendant 10 jours, puis il le ramèna en
Lydie. Il faut noté ici qu'il existe dans le Razès, près d'Arques une rivière "Le Réalsès"(Rialsesse) qui selon la légende contiendrait de l'or. |
| L'histoire universelle ou "Les Hespérides" |
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Il s'agit d'un tableau découvert au salon des antiquaires à Toulouse, le 3 novembre 1975, de 74,5 cm X 99 cm. Il se présentait alors dans un cadre doré du début du XIXe siècle sur lequel était porté, gravé sur une plaque en cuivre, le nom de Nicolas Poussin. Le paysage est une juxtaposition de Rome et de Rennes le Château comprenant plus de 80 symboles. Le plus connu est l'arbre de droite sur le tableau qui a été peint avec des branches en forme de bois de rennes, allusion bien sûr à Rennes-Le-Château... |
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On connaît de Nicolas Poussin plus de 200 tableaux signés de sa main et nous ne sommes qu'au début de la compréhension de l'oeuvre du maître... |
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