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Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret |
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D'après les dossiers secrets, la coupure de l'orme en 1188 fut un acte important, et sacré. Une crise profonde éclata ainsi qu'un réel scandale : l’Orme de la lumière étant abattu, la partie spirituelle et ésotérique représentée par l'Ordre de Sion se séparait de la partie matérielle et opérationnelle (exotérique) représenté par l’Ordre du Temple. Entre ces 2 ordres, régnait désormais la discorde et l'indépendance. |
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Les chevaliers du Temple devinrent autonomes et maîtres de leurs décisions. Appelés par la suite "Les Templiers", ils continuèrent à exister au grand jour, gagnant en importance et en puissance. Alors que le Prieuré de Sion continua à être dirigé par la lignée des grands maîtres, les Templiers eurent aussi leurs propres Grands Maîtres. Leur règne, marqué par leurs mystères, leur puissance, et leur richesse, dura jusqu'à leur arrestation le 13 octobre 1307. De son côté, le Prieuré de Sion nomma son premier Grand Maître après 1188 : Jean de Gisors, seigneur du château de Gisors. A l'inverse des Templiers, le Prieuré de Sion entra dans la clandestinité. |
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La naissance d'ORMUS De ce schisme, l'Ordre de Sion se réorganisa et entra dans la clandestinité. Son nom fut alors changé pour devenir celui que l'on connaît aujourd'hui : "Le Prieuré de Sion". Mais l'Ordre se fit connaître aussi sous un autre nom : "ORMUS" qui restera jusqu'en 1306, un an avant la disparition des Templiers. |
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ORMUS
est une savante combinaison entre
Ursus (ours en latin qui est une allusion aux Mérovingiens
et à
Dagobert II, il rappelle aussi ce moine en provenance de la Calabre et qui
s'installa à Orval), "Urmus"
(orme en latin), "Or" et la lettre "M" signe
astrologique de la Vierge signifiant
Notre-Dame.
Le signe d'Ormus reprend cette symbolique. |
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Mais ce qui est troublant, c'est que l'on retrouve Ormus dans 2 courants très différents :
D'après les Dossiers Secrets du Prieuré, c'est cette
croix rouge
que l'on retrouvera plus tard sur les chevaliers du
Temple. Mais les dossiers vont plus loin : ORMUS
serait à l'origine des Rose - Croix ou
Rosicruciens. Une incertitude demeure
pourtant au sujet de l'origine de l'Ordre de la Rose-Croix. |
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Le Prieuré
d'Orléans Sion - Ormus
Petit rappel : en 1187, Jérusalem fut repris par les Sarrasins (désastre de Hattin) et on reprocha à Gérard de Ridefort, alors dernier Grand Maître des Templiers avant 1188, son incompétence, voire même sa trahison. Il s'ensuivit l'abattage de l'orme en 1188 puis le schisme Sion -Templiers. Devant cette défaite des chrétiens à Jérusalem, les chanoines de l'abbaye du Mont-Sion durent fuir la Terre Sainte pour s'installer à Orléans. Il faut remarquer qu'Orléans était à cette époque le lieu privilégié des militaires et des religieux qui partaient ou revenaient des croisades. |
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C'est ainsi qu'en
1188 le "Prieuré de Sion - Ormus"
s'installa au domaine de "Montis Sion" (Mont de Sion)
près d'Orléans.
Ce domaine, que l'on appelle aussi "Le petit Prieuré" (de Sain-Samson) fut préalablement donné aux chanoines de Notre-Dame (ou Sainte-Marie) du Mont - Sion de Jérusalem en 1152 par Louis VII. En 1567 l'église fut détruite par les huguenots puis réédifiée. Malheureusement L'église fut démolie en 1848 et le portail fut transporté au parc Pasteur. |
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Ce petit prieuré (de Saint-Samson) dépendait de l'abbaye de
Saint Martin des Champs à Paris et
comprenait le moulin
Saint-Samson, datant de Saint Louis.
Le hasard de l'histoire a fait que c'est à cet endroit que le Duc de Guise fut assassiné à l'arquebuse par Poltrot de Méré, le 18 février 1563. |
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Entre 1239 et 1244, Girard, abbé du "Petit
Prieuré" d'Orléans céda aux Templiers une terre à
Acre
(historiquement vérifié, la charte existe).
En 1281, son successeur Adam donna également une terre aux Cisterciens d'Orval, installés depuis 150 ans par Saint Bernard (la charte n'existe malheureusement plus). |
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De nombreuses transactions semblables existent autour d'Orval. Il semble d'ailleurs que certaines terres furent très importantes pour l'Ordre de Sion car, suite à ces donations, Adam dut partir, menacé par ses frères de Sion. Il se réfugia alors à Acre puis en Sicile où il mourut en 1291 d'après Thomas de Sainville, Grand Maître de l'Ordre de St Lazare, à Orléans. |
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Le mystère de la tête d'or
En insistant sur l'abatage de l'orme, les dossiers secrets nous confirment cette séparation entre les 2 ordres. Et pourtant, en 1307, Guillaume de Gisors, dans sa dernière année de Grand Maître du Prieuré de Sion, reçut de l'ordre du Temple une mystérieuse tête d'or portant l'inscription "Caput LVIIIm". |
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Cette indication, dans l'hypothèse où elle est véridique, est
importante car elle permettrait d'établir une relation
historique entre les Templiers, l'Ordre de Sion et
la famille de Gisors. Or un compte-rendu de l'Inquisition chargée du procès des Templiers prouverait ces dires. Lors des interrogatoires, Guillaume Pidoye, gestionnaire des biens du temple, arrêté avec d'autres Templiers parisiens, fut prié de présenter à la Commission tous les objets de métal ou de bois représentant une figure et qui furent confisqués. Il présenta une tête avec un visage de femme. |
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Cette relique rappelle étrangement la fameuse tête d'or que les Templiers utilisaient lors de leurs réunions secrètes. Mais les Dossiers secrets nous indiquent aussi que Guillaume de Gisors eut un rôle ambigu. En effet, si l'on considère :
Il est facile d'imaginer que Guillaume de Gisors joua certainement en 1307 un rôle triple entre l'Ordre de Sion, l'Ordre du Temple et le pouvoir royal. Certains documents des Dossiers secrets suggèrent en tout cas que l'Ordre de Sion et Guillaume de Gisors favorisèrent la dissolution des Templiers et leur arrestation. En poursuivant ce raisonnement il est tout à fait plausible que Guillaume de Gisors fut aussi celui qui organisa la disparition des archives du Temple et son trésor. |
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Le procès des Templiers
Le 13 octobre 1307
les membres français de l'Ordre du Temple sont
arrêtés. Du
19 octobre au 24 novembre,
138 d'entre eux comparurent sous les chefs
d'accusations : moeurs obscènes, hérésie, idolâtrie, sodomie
et messes noires. Après 7 ans
d'instruction, 56 furent envoyés au bûcher.
4
hauts responsables furent condamnés à la prison à vie,
mais Jacques de Molay et Geoffroi de Charney
revinrent sur leurs aveux. Ils furent brûlés sur le
bûcher le 18 mars 1314. |
La liste des Grands Maîtres de Sion après 1188
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A partir de 1188, chaque Ordre, Temple et Sion, eurent leurs Grands Maîtres. Alors que celle des Templiers est bien connue des historiens, celle révélée par les Dossiers secrets reste mystérieuse et étonnante. Les grands Maîtres du Prieuré de Sion sont aussi nommés « Nautonier » (pilote d'un bateau). Les premiers nautoniers semblaient appartenir à une lignée particulière, mais plus tard le titre revint à des personnalités bien différentes et très influentes dans le monde de l'art, des sciences, de la littérature, ... La liste après 1188 se termine par Pierre Plantard qui influença de nombreux auteurs comme Gérard de Sède, sans qui l'affaire de Rennes-Le-Château n'aurait peut être jamais existée. Avec Pierre Plantard, le Prieuré de Sion avait-il enfin choisi de communiquer ? |
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Titre |
Nom |
Né en | Élu en | Jusqu'en | |
| 1 | Jean Ier | Jean de Gisors | 1133 | 1188 | 1220 † |
| 2 | Jeanne Ière | Marie de Saint Clair | 1192 | 1220 | 1266 † |
| 3 | Jean II | Guillaume de Gisors | 1219 | 1266 | 1307 † |
| 4 | Jean III | Édouard de Bar | 1302 | 1307 | 1336 † |
| 5 | Jeanne II | Jeanne de Bar | 1295 | 1336 | 1351 abdique |
| 6 | Jean IV | Jean de Saint Clair | 1329 | 1351 | 1366 † |
| 7 | Jeanne III | Blanche d'Évreux | 1332 | 1366 | 1398 † |
| 8 | Jean V | Nicolas Flamel | 1330 | 1398 | 1418 † |
| 9 | Jean VI | René d'Anjou | 1409 | 1418 | 1480 † |
| 10 | Jeanne IV | Yolande de Bar | 1428 | 1480 | 1483 † |
| 11 | Jean VII | Botticelli (Sandro Filipepi) | 1444 | 1483 | 1510 † |
| 12 | Jean VIII | Léonard de Vinci | 1452 | 1510 | 1519 † |
| 13 | Jean IX | Charles III duc de Bourbon | 1490 | 1519 | 1527 † |
| 14 | Jean X | Ferdinand de Gonzague | 1507 | 1527 | 1556 destitué |
| 15 | Jean XI | Michel de Nostre-Dame (Nostradamus) | 1503 | 1556 | 1566 † |
| Inter règne Régence |
Charles de Guise secondé par Nicolas Froumenteau et le duc de Longueville |
1566 | 1574 † | ||
| 16 | Jean XII | Louis de Nevers | 1539 | 1575 | 1595 † |
| 17 | Jean XIII | Robert Fludd | 1574 | 1595 | 1637 † |
| 18 | Jean XIV | Johann Valentin Andrea | 1586 | 1637 | 1654 † |
| 19 | Jean XV | Robert Boyle | 1627 | 1654 | 1691 † |
| 20 | Jean XVI | Isaac Newton | 1642 | 1691 | 1727 † |
| 21 | Jean XVII | Charles Radclyffe | 1693 | 1727 | 1746 † |
| 22 | Jean XVIII | Charles de Lorraine | 1712 | 1746 | 1780 † |
| 23 | Jean XIX | Maximilien de Lorraine | 1756 | 1780 | 1801 † |
| 24 | Jean XX | Charles Nodier | 1780 | 1801 | 1844 † |
| 25 | Jean XXI | Victor Hugo | 1802 | 1844 | 1885 † |
| 26 | Jean XXII | Claude Debussy | 1862 | 1885 | 1918 † |
| 27 | Jean XXIII | Jean Cocteau | 1889 | 1918 | 1963 † |
| 28 | Jean XXIV | Pierre Plantard | 1963 | 1981 |
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Curieusement, une autre liste des
Grands maîtres du Prieuré de Sion incluant les noms de
Roger Patrice Pelat et Thomas Plantard (fils
de Pierre Plantard) apparu en 1989. Mais quand
Plantard essaya de revenir dans le Prieuré de Sion en
1989 suite à sa retraite en
1984, il prétendit que cette liste était fausse.
Quelques auteurs ont prétendu que la liste des Grands Maîtres du Prieuré de Sion n'est qu'un agencement éclectique de personnalités célèbres sans aucune logique. En examinant de plus près les biographies il est surprenant de constater la présence d'un lien très discret. Pour vous aider, suivez le fil conducteur de Grand Maître en Grand Maître ... |
Les Grands Maîtres de Sion entre 1188 et 1800
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1 Jean de Gisors
(1133 - 1220 †)
Il fut le seigneur riche et puissant de la célèbre forteresse normande de Gisors, lieu de rencontre traditionnel entre les rois de France et d'Angleterre. Vassal jusqu'en 1193 des Rois d'Angleterre Henri II et Richard Coeur de Lion, il posséda des terres dans le Sussex et un manoir à Titchfield (Hampshire). Il aurait rencontré, d'après les Dossiers Secrets, Thomas Becket à Gisors en 1169. Ce dernier évènement est historiquement vrai car Thomas Becket s'est effectivement rendu à Gisors en 1169. Jean de Gisors fut élu Grand Maître de Sion le 15 août 1188, fête de Notre-Dame. C'est le premier Grand Maître de Sion après la coupure de l'orme. La famille Gisors passe le flambeau à une autre famille importante de la lignée, Saint Clair ... |
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2
Marie de Saint Clair (1192 - 1266 †)
Issue de la noblesse normande, elle descend de Henry de Saint Clair, Baron de Rosslyn en Écosse et qui accompagna Godefroi de Bouillon à la Première Croisade. |
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Rosslyn est situé prés de la plus grande commanderie templière en Écosse. Sa chapelle du XVe siècle est célèbre, selon la légende, pour avoir été un lieu important de la franc-maçonnerie et de la Rose-Croix. La grand-mère de Marie de Saint Clair, du fait de son mariage, entra dans la famille Française Chaumont, ainsi que Jean de Gisors. Selon les Dossiers Secrets Marie de Saint Clair aurait été la seconde épouse de Jean de Gisors. La famille Saint Clair passe le flambeau de nouveau à la famille Gisors ... |
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3
Guillaume de Gisors (1219 - 1307 †)
Roi normand, il fut le fils de Hugues III de Gisors et le petit-fils de Jean de Gisors. Selon les généalogies des Dossiers secrets, sa soeur fut mariée à Jean des Plantard. Il fut impliqué dans l'arrestation des templiers en 1307 et à la mystérieuse tête d'or. Les généalogies des dossiers Secrets indiquent que le petit-neveu de la femme de Guillaume de Gisors est Édouard de Bar ... |
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Édouard de Bar (1302 - 1336 †)
Il fut le petit-fils du Roi d'Angleterre Édouard I "Longshanks" (1272-1307) et le neveu d'Édouard II. Il était aussi comte de Barre (Bar). Il descend d'une importante famille des Ardennes et il fut donc lié à la dynastie mérovingienne. En
1308, à l'âge de 6 ans, il fut capturé en
accompagnant le Duc de Lorraine en campagne puis
rançonné en 1314, 6 ans plus tard. Un fait curieux est qu'il fut nommé Grand Maître de Sion en 1307, soit à l'âge de 5 ans. Sa capture 1 an plus tard obligea à confier le comté de Bar à son oncle Jean de Bar alors régent. La soeur aînée d'Édouard de Bar est Jeanne de Bar ... |
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5
Jeanne de Bar (1295 - 1361 †)
Issue de la noblesse Anglo-normande, elle fut la petite-fille du Roi d'Angleterre Édouard I "Longshanks"(1272-1307) et la soeur aînée d'Édouard de Bar. En 1310 elle se maria avec le comte de Waren, puis divorça 5 ans plus tard après avoir été excommuniée pour adultère. Ayant de bonne relations avec le Roi de France elle rentra en France en 1345 pour devenir régente du comté de Bar. Durant la guerre de Cent Ans elle repartit en 1353 en Angleterre malgré l'affrontement Français Anglais. En 1356, le Roi de France fut capturé à Poitiers et emprisonné à Londres. Jeanne de Bar alla lui porter secours. Elle est la seule parmi les Grands Maîtres a avoir interrompue son titre par démission ou par abdication 10 ans avant sa mort. Elle mourut à Londres en 1361. La tante de Jeanne de Bar fut mariée au grand-père de Jean de Saint Clair... |
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6 Jean de Saint Clair (1329 - 1366 †) Issue de la noblesse française il descend des familles Chaumont, Gisors et Saint-Clair-sur-Epte. Son grand-père fut marié à la tante de Jeanne de Bar. Jeanne de Bar connut Philippe VI Roi de France. Ce dernier fut le mari de Blanche d'Évreux... |
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Blanche d'Évreux
(1332 - 1398 †)
Princesse française, elle fut l'épouse du Roi de France Philippe VI et son grand père fut Louis X. Elle fut la fille de Jeanne II de Navarre et de Philippe d'Évreux. Elle fut aussi la soeur de Jeanne de Navarre, Louis d'Evreux, Charles II (le Mauvais), Agnès de Navarre, Marie et Philippe de Navarre. Son père, Roi de Navarre lui légua les comtés de Longueville et d'Évreux près de Gisors en 1359. |
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Elle passa une grande partie de sa vie
au château de Neauphle, près du château de Gisors. Du
château de Neauphle il ne reste aujourd'hui qu'une tour.
Blanche d'Évreux, surnommée aussi Blanche de Navarre, avait selon la légende une réputation d'alchimiste et ses châteaux renfermaient des laboratoires. Elle aurait eu en sa possession un livre d'alchimie très rare paru en Languedoc au XIVe siècle. Ce traité serait né à la fin de la dynastie mérovingienne. Blanche d'Évreux est la protectrice de Nicolas Flamel ... |
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Nicolas Flamel
(1330 - 1418 †)
Voici donc le premier Grand Maître de Sion n'ayant aucun lien avec les généalogies des Dossiers Secrets. Libraire et éditeur, il fut l'un des plus célèbres alchimistes du moyen âge. Il commença sa carrière comme copiste à Paris, et par conséquent il eut accès à de nombreux livres rares. Ceci lui permit d'acquérir de nombreuses connaissances dans l'art, la poésie, les mathématiques et l'architecture. Mais il se passionna très vite pour l'alchimie et la pensée cabalistique. |
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En 1361, il découvre le livre de
sa vie "Le livre sacré d'Abraham le juif" dont
l'original serait à la bibliothèque de l'arsenal à Paris. Ce
livre a suscité par la suite de nombreuses recherches parmi
les jeunes alchimistes.
Nicolas Flamel travaillera pendant 21 ans sur ce livre sans succès. Mais suite à un voyage en Espagne en 1382 il rencontra un juif converti qui lui donna la clé. Dès son retour à Paris, Nicolas Flamel perça le secret de la fabrication de l'or (transmutation) qu'il réalisa pour la première fois un 17 janvier, date hautement symbolique dans l'affaire de Rennes-Le-Château. Il devint ensuite immensément riche et il posséda à la fin de sa vie plus de 30 maisons et terrains à Paris et à Boulogne. Certains historiens pensent que
Nicolas Flamel n'a jamais pratiqué l'alchimie et que les
écrits qu'on lui attribue seraient le fait d'auteurs du XVIe
siècle qui auraient emprunté son nom pour ne pas être
connus en tant qu'alchimistes. Nicolas Flamel, très cultivé et ésotérique, rencontra certainement René d'Anjou ... |
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René d'Anjou (1409 - 1480 †)
Le Bon roi René est certainement l'une des personnalités les plus complexe et les plus fascinante de l'avant renaissance. Il cumula durant sa vie d'innombrables titres : Roi de Hongrie, Roi de Naples et de Sicile, de Jérusalem, de Majorque et Sardaigne, d'Aragon, de Valence, duc d'Anjou, de Calabre, de Lorraine et de Bar, marquis du Pont, comte de Piémont et de Guise, de Bar, de Barcelone, de Provence et de Forcalquier, seigneur de Loudun, Saumur, Angers, Tarascon et autres lieux, dit "le bon roi René". Le titre de Roi de Jérusalem remonte à Godefroi de Bouillon et il fut reconnut par tous les souverains d'Europe. |
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Deuxième fils de
Louis II d'Anjou, roi de Sicile, et de
Yolande d'Aragon, frère cadet du chimérique
Louis III, il naquit le 16 janvier 1409
au château d'Angers. Sa vie est très riche et curieuse. L'une de ses filles épousa Henri VI
d'Angleterre en 1445 et s'impliqua dans la guerre des
Deux-Roses.
Il rencontre très tôt Jeanne d'Arc et la rejoint lors de plusieurs évènements historiques. La légende dit d'ailleurs qu'ils étaient amants. Selon les documents du Prieuré, René d'Anjou devint Grand Maître de Sion en 1418, soit à l'age de 10 ans. Ce fut donc son oncle Louis, Cardinal de Bar, qui assura la régence jusqu'en 1428. Dans ses différentes résidences en Anjou, il se livra à l'étude et à la pratique des lettres, des arts et des sciences. Ce fut un des esprits les plus cultivés de son temps et un mécène éclairé qui protégea les artistes, comme Nicolas Froment, l'auteur du Buisson ardent (triptyque de la cathédrale d'Aix), ou des aventuriers comme Christophe Colomb. Il écrivit des poésies et des allégories mystiques comme le "Cueur d'amours espris" (Histoire étrange et allégorique). C'est dans cet ouvrage que l'on trouve le célèbre enluminure " A la fontaine de fortune". On lui doit aussi la croix de Lorraine, reprise par les forces de résistance françaises pendant la seconde guerre mondiale. |
| René d'anjou se passionna pour la chevalerie, le Roi Arthur et le Saint Graal. Il encouragea aussi des travaux de recherche à Notre-Dame de la Mer en Camargue pour retrouver les restes des Saintes Maries Marie-Jacobée et Marie-Salomé. Suite à des fouilles pratiquées dans l'ancien oratoire situé au centre de l'église, on retrouva les ossements. Les cérémonies furent magnifiques et le Roi René donna alors à la petite ville de la mer, le nom de "Saintes Maries de la Mer" ainsi que des armoiries représentant une barque sans voile, voguant en pleine mer et avec plusieurs passagers. |
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En 1480, à la mort
René d'Anjou, il aurait existé 27
commanderies liées à l'Ordre et une arche sacrée appelée
Beth-Ania (la maison d'Anne) située à Rennes
Le Château. Une thèse serait que c'est cette arche que
le Prieuré de Sion rechercha et fit rechercher par l'Abbé
Saunière.
L'une des filles de René d'Anjou est Yolande de Bar ... |
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Yolande de Bar
(1428 - 1483 †)
Elle est la fille de René d'Anjou. En 1445 elle se maria à Ferri II de Vaudémont, seigneur de Sion-Vaudémont, qui était un lieu de pèlerinage pour la totalité de la Lorraine. En effet c'est dans ce lieu que l'on retrouva une statue de Rosemerthe (ancienne déesse-mère gallo-Teutonique). Par la suite, une statue de la Vierge fut érigée pendant l'époque mérovingienne à Sion-Vaudémont. Elle devint la Vierge de Sion "Souveraine du comté de Vaudémont" . A la mort de René d'Anjou en 1480, ce mariage permit de réunir grâce à leur fils René II, le duché de Lorraine et de Bar. Mais il faut savoir aussi que Ferri Ier de Vaudémont, le père de Ferri II, fonda un Ordre, celui de Notre-Dame de Sion en 1393. A l'occasion de ce mariage l'ordre de Notre-Dame de Sion et le Prieuré de Sion auraient fusionné. |
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René II (1451-1508), Duc de
Lorraine et de Bar, fils de Yolande de Bar, partit
s'instruire à
Florence. Enfant, il suivit son père en Italie
et s'imprégna des idées de la Renaissance Italienne.
Passionné par les sciences occultes, René II eut pour
Maître Amerigo Vespucci, qui devait donner son nom au
Nouveau Monde (l'Amérique). Vespucci fut l'un des commanditaires
et le protecteur de
Botticelli.
Le fils de Yolande de Bar, René II, connu Vespucci et donc Botticelli |
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11
Sandro Filipepi
(1444 - 1510 †)
Il est plus connu sous le nom de Botticelli, célèbre peintre italien. Il fut l'un des plus grands artistes de son époque et son oeuvre symbolique reste troublante. Il côtoya les grandes familles italiennes comme les Médicis, les Vespucci, les d'Este, et les Gonzague. Il est indéniable que sa possible participation au Prieuré de Sion comme Grand Maître ressort dans sa peinture. Botticelli fut l'élève de l'alchimiste Verrocchio et maître de Léonard de Vinci ... |
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Léonard de Vinci (1452 - 1519
†)
Peintre, architecte, sculpteur, ingénieur et savant italien, son oeuvre est immense. Fils naturel d'un notaire au service des Médicis, il entra en 1469 dans l'atelier de Verrocchio. Puis il s'installa en 1482 à Milan ou il dressa les plans des canaux. Peintre génial, il réalisa la Cène (1495-1497) au réfectoire du couvent de Santa Maria delle Grazie à Milan. Il partit ensuite pour Venise, Rome et Florence où il peignit la Joconde (1503-1506). Mais en 1513 il se heurta à un autre génie à Rome : Raphaël. Entre 1515 et 1517 Léonard de Vinci répondit aux appels de François Ier et il fut attaché à l'armée de Charles de Montpensier et de Bourbon, connétable de France. |
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En 1518, il s'installa au château de
Cloux où il mourut. Léonard de Vinci fait aussi partit des grands savants universelles en étudiant la botanique, la géologie, l'optique, la mécanique, l'anatomie, ... Comme pour Botticelli Léonard de Vinci était attiré par les sciences occultes et sans doute par les idées rosicruciennes. Il est admis aujourd'hui que Léonard de Vinci semblait attiré par une ancienne croyance d'un jumeau de Jésus. Cette pensée hérétique se retrouve dans certains dessins comme "La Vierge avec Saint Jean le Baptiste et Sainte Anne" ou "La dernière cène". Son oeuvre extrêmement vaste comporte aussi de nombreuses zones d'ombre et d'interrogation, largement exploitées par Dan Brown dans son livre "Da Vinci Code" Léonard de Vinci fut attaché à Charles de Bourbon, connétable ... |