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Le Prieure de SION
La période entre 1188 et 1800

Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret

 

Après la coupure de l'orme

 

D'après les dossiers secrets, la coupure de l'orme en 1188 fut un acte important, et sacré. Une crise profonde éclata ainsi qu'un réel scandale : l’Orme de la lumière étant abattu, la partie spirituelle et ésotérique représentée par l'Ordre de Sion se séparait de la partie matérielle et opérationnelle (exotérique) représenté par l’Ordre du Temple. Entre ces 2 ordres, régnait désormais la discorde et l'indépendance.

 

Les chevaliers du Temple devinrent autonomes et maîtres de leurs décisions. Appelés par la suite "Les Templiers", ils continuèrent à exister au grand jour, gagnant en importance et en puissance. Alors que le Prieuré de Sion continua à être dirigé par la lignée des grands maîtres, les Templiers eurent aussi leurs propres Grands Maîtres. Leur règne, marqué par leurs mystères, leur puissance, et leur richesse, dura jusqu'à leur arrestation le 13 octobre 1307.

De son côté, le Prieuré de Sion nomma son premier Grand Maître après 1188 : Jean de Gisors, seigneur du château de Gisors. A l'inverse des Templiers, le Prieuré de Sion entra dans la clandestinité.


Chevalier templier

 

La naissance d'ORMUS

De ce schisme, l'Ordre de Sion se réorganisa et entra dans la clandestinité. Son nom fut alors changé pour devenir celui que l'on connaît aujourd'hui : "Le Prieuré de Sion".  Mais l'Ordre se fit connaître aussi sous un autre nom : "ORMUS" qui restera jusqu'en 1306, un an avant la disparition des Templiers.

 

ORMUS est une savante combinaison entre Ursus (ours en latin qui est une allusion aux Mérovingiens et à Dagobert II, il rappelle aussi ce moine en provenance de la Calabre et qui s'installa à Orval), "Urmus" (orme en latin), "Or" et la lettre "M" signe astrologique de la Vierge signifiant Notre-Dame.

Le signe d'Ormus reprend cette symbolique.


Le signe ORMUS

 

Mais ce qui est troublant, c'est que l'on retrouve Ormus dans 2 courants très différents :

Dans la pensée de Zoroastre (puis Zarathoustra, prophète et réformateur religieux iranien du Ve siècle), où Ormus est le principe de lumière.

Dans la tradition maçonnique, où Ormus était un mystique égyptien, converti en 46 par Saint Marc. Il fut à l'origine d'une secte à Alexandrie, mélangeant le christianisme et d'anciennes croyances. Mais le plus intéressant est que son symbole aurait été constitué d'une croix rouge ou rose.

D'après les Dossiers Secrets du Prieuré, c'est cette croix rouge que l'on retrouvera plus tard sur les chevaliers du Temple. Mais les dossiers vont plus loin : ORMUS serait à l'origine des Rose - Croix ou Rosicruciens.
C'est ainsi qu'en 1188, un autre nom va s'ajouter au Prieuré de Sion : l'Ordre de la Rose - Croix Veritas.

Une incertitude demeure pourtant au sujet de l'origine de l'Ordre de la Rose-Croix.
Officiellement , il n'y a aucune trace de Rosicruciens avant le XVIIe siècle. Les premières traces des Rose-Croix sont situées historiquement en 1605 et sont liées à une confrérie secrète qui aurait été fondée par Christian Rosenkreuz (1378-1484). Mais ceci ne constitue pas une preuve de la non existence d'un Ordre secret 400 ans avant. La rose et la croix rouge sont des symboles très anciens. D'autre part, il est admis que Léonard de Vinci avait des idées rosicruciennes. Un autre fait à souligner est celui-ci : En 1629, alors que la confrérie des Rose-Croix était à son apogée, Robert Denyau, curé de Gisors déclara dans un écrit que Jean de Gisors fut le fondateur des Rose-Croix en 1188

 

Le Prieuré d'Orléans Sion - Ormus

Petit rappel : en 1187, Jérusalem fut repris par les Sarrasins (désastre de Hattin) et on reprocha à Gérard de Ridefort, alors dernier Grand Maître des Templiers avant 1188, son incompétence, voire même sa trahison. Il s'ensuivit l'abattage de l'orme en 1188 puis le schisme Sion -Templiers.

Devant cette défaite des chrétiens à Jérusalem, les chanoines de l'abbaye du Mont-Sion durent fuir la Terre Sainte pour s'installer à Orléans. Il faut remarquer qu'Orléans était à cette époque le lieu privilégié des militaires et des religieux qui partaient ou revenaient des croisades.


La bataille de Hattin en 1187

 

C'est ainsi qu'en 1188 le "Prieuré de Sion - Ormus" s'installa au domaine de "Montis Sion" (Mont de Sion) près d'Orléans.

Ce domaine, que l'on appelle aussi "Le petit Prieuré" (de Sain-Samson) fut préalablement donné aux chanoines de Notre-Dame (ou Sainte-Marie) du Mont - Sion de Jérusalem en 1152 par Louis VII. En 1567 l'église fut détruite par les huguenots puis réédifiée. Malheureusement L'église fut démolie en 1848 et le portail fut transporté au parc Pasteur.

 


L'emplacement du Prieuré de Saint Samson (cercle bleu)
près d'Olivet (Le mont des oliviers) à Orléans au bord du Loiret

 

Ce petit prieuré (de Saint-Samson) dépendait de l'abbaye de Saint Martin des Champs à Paris et comprenait le moulin Saint-Samson, datant de Saint Louis.

Le hasard de l'histoire a fait que c'est à cet endroit que le Duc de Guise fut assassiné à l'arquebuse par Poltrot de Méré, le 18 février 1563.


Le moulin Saint-Samson vers 1750 dans le Loiret

 

Entre 1239 et 1244, Girard, abbé du "Petit Prieuré" d'Orléans  céda aux Templiers une terre à Acre (historiquement vérifié, la charte existe).

En 1281, son successeur Adam donna également une terre aux Cisterciens d'Orval, installés depuis 150 ans par Saint Bernard (la charte n'existe malheureusement plus).


Le moulin Saint Samson aujourd'hui

 

De nombreuses transactions semblables existent autour d'Orval. Il semble d'ailleurs que certaines terres furent très importantes pour l'Ordre de Sion car, suite à ces donations, Adam dut partir, menacé par ses frères de Sion. Il se réfugia alors à Acre puis en Sicile où il mourut en 1291 d'après Thomas de Sainville, Grand Maître de l'Ordre de St Lazare, à Orléans.

 

Le mystère de la tête d'or

En insistant sur l'abatage de l'orme, les dossiers secrets nous confirment cette séparation entre les 2 ordres. Et pourtant, en 1307, Guillaume de Gisors, dans sa dernière année de Grand Maître du Prieuré de Sion, reçut de l'ordre du Temple une mystérieuse tête d'or portant l'inscription "Caput LVIIIm".

 

Cette indication, dans l'hypothèse où elle est véridique, est importante car elle permettrait d'établir une relation historique entre les Templiers, l'Ordre de Sion et la famille de Gisors.
Or un compte-rendu de l'Inquisition chargée du procès des Templiers prouverait ces dires. Lors des interrogatoires, Guillaume Pidoye, gestionnaire des biens du temple, arrêté avec d'autres Templiers parisiens, fut prié de présenter à la Commission tous les objets de métal ou de bois représentant une figure et qui furent confisqués. Il présenta une tête avec un visage de femme.


Philippe le Bel

 

Cette relique rappelle étrangement la fameuse tête d'or que les Templiers utilisaient lors de leurs réunions secrètes. Mais les Dossiers secrets nous indiquent aussi que Guillaume de Gisors eut un rôle ambigu. En effet, si l'on considère :

   que Guillaume de Gisors était un homme de Philippe le Bel et donc hostile aux Templiers

   que Guillaume de Gisors fut Grand Maître de Sion en 1307 (de 1266 à 1307)

   que l'arrestation des Templiers en France commença le 13 octobre 1307, date à laquelle Guillaume de Gisors était encore Grand Maître de Sion

   que Guillaume de Gisors aurait eu un lien avec les Templiers (Réception de la tête d'or en 1307)

Il est facile d'imaginer que Guillaume de Gisors joua certainement en 1307 un rôle triple entre l'Ordre de Sion, l'Ordre du Temple et le pouvoir royal. Certains documents des Dossiers secrets suggèrent en tout cas que l'Ordre de Sion et Guillaume de Gisors favorisèrent la dissolution des Templiers et leur arrestation. En poursuivant ce raisonnement il est tout à fait plausible que Guillaume de Gisors fut aussi celui qui organisa la disparition des archives du Temple et son trésor. 

 

Le procès des Templiers

Le 13 octobre 1307 les membres français de l'Ordre du Temple sont arrêtés. Du 19 octobre au 24 novembre, 138 d'entre eux comparurent sous les chefs d'accusations : moeurs obscènes, hérésie, idolâtrie, sodomie et messes noires. Après 7 ans d'instruction, 56 furent envoyés au bûcher. 4 hauts responsables furent condamnés à la prison à vie, mais Jacques de Molay et Geoffroi de Charney revinrent sur leurs aveux. Ils furent brûlés sur le bûcher le 18 mars 1314.
Au prise avec les flammes, Jacques de Molay assigna à haute voix le pape Clément V et le roi Philippe le Bel à comparaître avant 1 an devant Dieu. Le pape mourut le 20 avril 1314 et le roi le 29 novembre 1314.

 

 

La liste des Grands Maîtres de Sion après 1188

 

A partir de 1188, chaque Ordre, Temple et Sion, eurent leurs Grands Maîtres. Alors que celle des Templiers est bien connue des historiens, celle révélée par les Dossiers secrets reste mystérieuse et étonnante.

Les grands Maîtres du Prieuré de Sion sont aussi nommés « Nautonier » (pilote d'un bateau). Les premiers nautoniers semblaient appartenir à une lignée particulière, mais plus tard le titre revint à des personnalités bien différentes et très influentes dans le monde de l'art, des sciences, de la littérature, ...  La liste après 1188 se termine par Pierre Plantard qui influença de nombreux auteurs comme Gérard de Sède, sans qui l'affaire de Rennes-Le-Château n'aurait peut être jamais existée. Avec Pierre Plantard, le Prieuré de Sion avait-il enfin choisi de communiquer ?

 
 

Titre

 Nom

  Né en   Élu en Jusqu'en
 1  Jean Ier  Jean de Gisors  1133  1188  1220 †
 2  Jeanne Ière  Marie de Saint Clair  1192  1220  1266 †
 3  Jean II  Guillaume de Gisors  1219  1266  1307 †
 4  Jean III  Édouard de Bar  1302  1307  1336 †
 5  Jeanne II  Jeanne de Bar  1295  1336  1351 abdique
 6  Jean IV  Jean de Saint Clair  1329  1351  1366 †
 7  Jeanne III  Blanche d'Évreux  1332  1366  1398 †
 8  Jean V  Nicolas Flamel  1330  1398  1418 †
 9  Jean VI  René d'Anjou  1409  1418  1480 †
 10  Jeanne IV  Yolande de Bar  1428  1480  1483 †
 11  Jean VII   Botticelli (Sandro Filipepi)  1444  1483  1510 †
 12  Jean VIII  Léonard de Vinci  1452  1510  1519 †
 13  Jean IX  Charles III duc de Bourbon  1490  1519  1527 †
 14  Jean X  Ferdinand de Gonzague  1507  1527  1556 destitué
 15  Jean XI  Michel de Nostre-Dame (Nostradamus)  1503  1556  1566 †
  Inter règne 
Régence
 Charles de Guise
 
secondé par Nicolas
 Froumenteau et le duc de
 Longueville
  1566    1574 †
 16  Jean XII  Louis de Nevers  1539  1575  1595 †
 17  Jean XIII  Robert Fludd  1574  1595  1637 †
 18  Jean XIV  Johann Valentin Andrea  1586  1637  1654 †
 19  Jean XV  Robert Boyle  1627  1654  1691 †
 20  Jean XVI  Isaac Newton  1642  1691  1727 †
 21  Jean XVII   Charles Radclyffe  1693  1727  1746 †
 22  Jean XVIII  Charles de Lorraine  1712  1746  1780 †
 23  Jean XIX  Maximilien de Lorraine  1756  1780  1801 †
 24  Jean XX  Charles Nodier  1780  1801  1844 †
 25  Jean XXI  Victor Hugo  1802  1844  1885 †
 26  Jean XXII  Claude Debussy  1862  1885  1918 †
 27  Jean XXIII  Jean Cocteau  1889  1918  1963 †
 28  Jean XXIV  Pierre Plantard    1963  1981

 

Curieusement, une autre liste des Grands maîtres du Prieuré de Sion incluant les noms de Roger Patrice Pelat et Thomas Plantard (fils de Pierre Plantard) apparu en 1989. Mais quand Plantard essaya de revenir dans le Prieuré de Sion en 1989 suite à sa retraite en 1984, il prétendit que cette liste était fausse.

Quelques auteurs ont prétendu que la liste des Grands Maîtres du Prieuré de Sion n'est qu'un agencement éclectique de personnalités célèbres sans aucune logique. En examinant de plus près les biographies il est surprenant de constater la présence d'un lien très discret. Pour vous aider, suivez le fil conducteur de Grand Maître en Grand Maître ...

 

Les Grands Maîtres de Sion entre 1188 et 1800

 

1   Jean de Gisors (1133 - 1220 †)

Il fut le seigneur riche et puissant de la célèbre forteresse  normande de Gisors, lieu de rencontre traditionnel entre les rois de France et d'Angleterre. Vassal jusqu'en 1193 des Rois d'Angleterre Henri II et Richard Coeur de Lion, il posséda des terres dans le Sussex et un manoir à Titchfield (Hampshire). Il aurait rencontré, d'après les Dossiers Secrets, Thomas Becket à Gisors en 1169. Ce dernier évènement est historiquement vrai car Thomas Becket s'est effectivement rendu à Gisors en 1169.

Jean de Gisors fut élu Grand Maître de Sion le 15 août 1188, fête de Notre-Dame. C'est le premier Grand Maître de Sion après la coupure de l'orme.

La famille Gisors passe le flambeau à une autre famille importante de la lignée, Saint Clair ...

 

2   Marie de Saint Clair (1192 - 1266 †)

Issue de la noblesse normande, elle descend de Henry de Saint Clair, Baron de Rosslyn en Écosse et qui accompagna Godefroi de Bouillon à la Première Croisade.

 

Rosslyn est situé prés de la plus grande commanderie templière en Écosse. Sa chapelle du XVe siècle est célèbre, selon la légende, pour avoir été un lieu important de la franc-maçonnerie et de la Rose-Croix.

La grand-mère de Marie de Saint Clair, du fait de son mariage, entra dans la famille Française Chaumont, ainsi que Jean de Gisors. Selon les Dossiers Secrets Marie de Saint Clair aurait été la seconde épouse de Jean de Gisors.

La famille Saint Clair passe le flambeau de nouveau à la famille Gisors ...


La chapelle Rosslyn en Écosse

 

3   Guillaume de Gisors (1219 - 1307 †)

Roi normand, il fut le fils de Hugues III de Gisors et le petit-fils de Jean de Gisors. Selon les généalogies des Dossiers secrets, sa soeur fut mariée à Jean des Plantard.  Il fut impliqué dans l'arrestation des templiers en 1307 et à la mystérieuse tête d'or.

Les généalogies des dossiers Secrets indiquent que le petit-neveu de la femme de Guillaume de Gisors est Édouard de Bar ...

 

4   Édouard de Bar (1302 - 1336 †)

Il fut le petit-fils du Roi d'Angleterre Édouard I "Longshanks" (1272-1307) et le neveu d'Édouard II. Il était aussi comte de Barre (Bar). Il descend d'une importante famille des Ardennes et il fut donc lié à la dynastie mérovingienne.

En 1308, à l'âge de 6 ans, il fut capturé en accompagnant le Duc de Lorraine en campagne puis rançonné en 1314, 6 ans plus tard.
Il mourut en 1336 dans un naufrage au large de Chypre.

Un fait curieux est qu'il fut nommé Grand Maître de Sion en 1307, soit à l'âge de 5 ans. Sa capture 1 an plus tard obligea à confier le comté de Bar à son oncle Jean de Bar alors régent.

La soeur aînée d'Édouard de Bar est Jeanne de Bar ...

 

5   Jeanne de Bar (1295 - 1361 †)

Issue de la noblesse Anglo-normande, elle fut la petite-fille du Roi d'Angleterre Édouard I "Longshanks"(1272-1307) et la soeur aînée d'Édouard de Bar.

En 1310 elle se maria avec le comte de Waren, puis divorça 5 ans plus tard après avoir été excommuniée pour adultère. Ayant de bonne relations avec le Roi de France elle rentra en France en 1345 pour devenir régente du comté de Bar.

Durant la guerre de Cent Ans elle repartit en 1353 en Angleterre malgré l'affrontement Français Anglais. En 1356, le Roi de France fut capturé à Poitiers et emprisonné à Londres. Jeanne de Bar alla lui porter secours.

Elle est la seule parmi les Grands Maîtres a avoir interrompue son titre par démission ou par abdication 10 ans avant sa mort. Elle mourut à Londres en 1361.

La tante de Jeanne de Bar fut mariée au grand-père de Jean de Saint Clair...

 

6   Jean de Saint Clair (1329 - 1366 †)

Issue de la noblesse française il descend des familles Chaumont, Gisors et Saint-Clair-sur-Epte. Son grand-père fut marié à  la tante de Jeanne de Bar.

Jeanne de Bar connut Philippe VI Roi de France. Ce dernier fut le mari de Blanche d'Évreux...

 

7   Blanche d'Évreux (1332 - 1398 †)

Princesse française, elle fut l'épouse du Roi de France Philippe VI et son grand père fut Louis X. Elle fut la fille de Jeanne II de Navarre et de Philippe d'Évreux. Elle fut aussi la soeur de Jeanne de Navarre, Louis d'Evreux, Charles II (le Mauvais), Agnès de Navarre, Marie et Philippe de Navarre.

Son père, Roi de Navarre lui légua les comtés de Longueville et d'Évreux près de Gisors en 1359.

 

Elle passa une grande partie de sa vie au château de Neauphle, près du château de Gisors. Du château de Neauphle il ne reste aujourd'hui qu'une tour.

Blanche d'Évreux, surnommée aussi Blanche de Navarre, avait selon la légende une réputation d'alchimiste et ses châteaux renfermaient des laboratoires. Elle aurait eu en sa possession un livre d'alchimie très rare paru en Languedoc au XIVe siècle. Ce traité serait né à la fin de la dynastie mérovingienne.

Blanche d'Évreux est la protectrice de Nicolas Flamel ...

 

8   Nicolas Flamel (1330 - 1418 †)

Voici donc le premier Grand Maître de Sion n'ayant aucun lien avec les généalogies des Dossiers Secrets. Libraire et éditeur, il fut l'un des plus célèbres alchimistes du moyen âge.

Il commença sa carrière comme copiste à Paris, et par conséquent il eut accès à de nombreux livres rares. Ceci lui permit d'acquérir de nombreuses connaissances dans l'art, la poésie, les mathématiques et l'architecture. Mais il se passionna très vite pour l'alchimie et la pensée cabalistique.

 

En 1361, il découvre le livre de sa vie "Le livre sacré d'Abraham le juif" dont l'original serait à la bibliothèque de l'arsenal à Paris. Ce livre a suscité par la suite de nombreuses recherches parmi les jeunes alchimistes.

Nicolas Flamel travaillera pendant 21 ans sur ce livre sans succès. Mais suite à un voyage en Espagne en 1382 il rencontra un juif converti qui lui donna la clé. Dès son retour à Paris, Nicolas Flamel perça le secret de la fabrication de l'or (transmutation) qu'il réalisa pour la première fois un 17 janvier, date hautement symbolique dans l'affaire de Rennes-Le-Château.

Il devint ensuite immensément riche et il posséda à la fin de sa vie plus de 30 maisons et terrains à Paris et à Boulogne.

Certains historiens pensent que Nicolas Flamel n'a jamais pratiqué l'alchimie et que les écrits qu'on lui attribue seraient le fait d'auteurs du XVIe siècle qui auraient emprunté son nom pour ne pas être connus en tant qu'alchimistes.
Malgré tout Isaac Newton lui consacra une véritable vénération et étudia toutes ses oeuvres en détail.

Nicolas Flamel, très cultivé et ésotérique, rencontra certainement René d'Anjou ...

 

9   René d'Anjou (1409 - 1480 †)

Le Bon roi René est certainement l'une des personnalités les plus complexe et les plus fascinante de l'avant renaissance. Il cumula durant sa vie d'innombrables titres :

Roi de Hongrie, Roi de Naples et de Sicile, de Jérusalem, de Majorque et Sardaigne, d'Aragon, de Valence, duc d'Anjou, de Calabre, de Lorraine et de Bar, marquis du Pont, comte de Piémont et de Guise, de Bar, de Barcelone, de Provence et de Forcalquier, seigneur de Loudun, Saumur, Angers, Tarascon et autres lieux, dit "le bon roi René".

Le titre de Roi de Jérusalem remonte à Godefroi de Bouillon et il fut reconnut par tous les souverains d'Europe.


René 1er d'Anjou dit "Le Bon"
appartient à la troisième Maison d'Anjou.

 

Deuxième fils de Louis II d'Anjou, roi de Sicile, et de Yolande d'Aragon, frère cadet du chimérique Louis III, il naquit le 16 janvier 1409 au château d'Angers. Sa vie est très riche et curieuse. L'une de ses filles épousa Henri VI d'Angleterre en 1445 et s'impliqua dans la guerre des Deux-Roses.

Il rencontre très tôt Jeanne d'Arc et la rejoint lors de plusieurs évènements historiques. La légende dit  d'ailleurs qu'ils étaient amants. 

Selon les documents du Prieuré, René d'Anjou devint Grand Maître de Sion en 1418, soit à l'age de 10 ans. Ce fut donc son oncle Louis, Cardinal de Bar, qui assura la régence jusqu'en 1428.

Dans ses différentes résidences en Anjou, il se livra à l'étude et à la pratique des lettres, des arts et des sciences. Ce fut un des esprits les plus cultivés de son temps et un mécène éclairé qui protégea les artistes, comme Nicolas Froment, l'auteur du Buisson ardent (triptyque de la cathédrale d'Aix), ou des aventuriers comme Christophe Colomb. Il écrivit des poésies et des allégories mystiques comme le "Cueur d'amours espris" (Histoire étrange et allégorique). C'est dans cet ouvrage que l'on trouve le célèbre enluminure " A la fontaine de fortune".

On lui doit aussi la croix de Lorraine, reprise par les forces de résistance françaises pendant la seconde guerre mondiale.

 

René d'anjou se passionna pour la chevalerie, le Roi Arthur et le Saint Graal. Il encouragea aussi des travaux de recherche à Notre-Dame de la Mer en Camargue pour retrouver les restes des Saintes Maries Marie-Jacobée et Marie-Salomé. Suite à des fouilles pratiquées dans l'ancien oratoire situé au centre de l'église, on retrouva les ossements. Les cérémonies furent magnifiques et le Roi René donna alors à la petite ville de la mer, le nom de "Saintes Maries de la Mer" ainsi que des armoiries représentant une barque sans voile, voguant en pleine mer et avec plusieurs passagers.


Le blason de Saintes-Maries de la Mer

 

En 1480, à la mort René d'Anjou, il aurait existé 27 commanderies liées à l'Ordre et une arche sacrée appelée Beth-Ania (la maison d'Anne) située à Rennes Le Château. Une thèse serait que c'est cette arche que le Prieuré de Sion rechercha et fit rechercher par l'Abbé Saunière.

L'une des filles de René d'Anjou est Yolande de Bar ...

 

10   Yolande de Bar (1428 - 1483 †)

Elle est la fille de René d'Anjou. En 1445 elle se maria à Ferri II de Vaudémont, seigneur de Sion-Vaudémont, qui était un lieu de pèlerinage pour la totalité de la Lorraine. En effet c'est dans ce lieu que l'on retrouva une statue de Rosemerthe (ancienne déesse-mère gallo-Teutonique). Par la suite, une statue de la Vierge fut érigée pendant l'époque mérovingienne à Sion-Vaudémont. Elle devint la Vierge de Sion "Souveraine du comté de Vaudémont" . A la mort de René d'Anjou en 1480, ce mariage permit de réunir grâce à leur fils René II, le duché de Lorraine et de Bar.

Mais il faut savoir aussi que Ferri Ier de Vaudémont, le père de Ferri II, fonda un Ordre, celui de Notre-Dame de Sion en 1393. A l'occasion de ce mariage l'ordre de Notre-Dame de Sion et le Prieuré de Sion auraient fusionné.  


René II

 

René II (1451-1508), Duc de Lorraine et de Bar, fils de Yolande de Bar, partit s'instruire à Florence. Enfant, il suivit son père en Italie et s'imprégna des idées de la Renaissance Italienne. Passionné par les sciences occultes, René II eut pour Maître Amerigo Vespucci, qui devait donner son nom au Nouveau Monde (l'Amérique). Vespucci fut l'un des commanditaires et le protecteur de Botticelli.

Le fils de Yolande de Bar, René II,  connu Vespucci et donc Botticelli

 

11   Sandro Filipepi (1444 - 1510 †)

Il est plus connu sous le nom de Botticelli, célèbre peintre italien. Il fut l'un des plus grands artistes de son époque et son oeuvre symbolique reste troublante. Il côtoya les grandes familles italiennes comme les Médicis, les Vespucci, les d'Este, et les Gonzague. Il est indéniable que sa possible participation au Prieuré de Sion comme Grand Maître ressort dans sa peinture.

Botticelli fut l'élève de l'alchimiste Verrocchio et maître de Léonard de Vinci ...

 

12   Léonard de Vinci (1452 - 1519 †)

Peintre, architecte, sculpteur, ingénieur et savant italien, son oeuvre est immense. Fils naturel d'un notaire au service des Médicis, il entra en 1469 dans l'atelier de Verrocchio. Puis il s'installa en 1482 à Milan ou il dressa les plans des canaux. Peintre génial, il réalisa la Cène (1495-1497) au réfectoire du couvent de Santa Maria delle Grazie à Milan. Il partit ensuite pour Venise, Rome et Florence où il peignit la Joconde (1503-1506). Mais en 1513 il se heurta à un autre génie à Rome :  Raphaël. Entre 1515 et 1517 Léonard de Vinci répondit aux appels de François Ier et il fut attaché à l'armée de Charles de Montpensier et de Bourbon, connétable de France.

 

En 1518, il s'installa au château de Cloux où il mourut.
Léonard de Vinci fait aussi partit des grands savants universelles en étudiant la botanique, la géologie, l'optique, la mécanique, l'anatomie, ...

Comme pour Botticelli Léonard de Vinci était attiré par les sciences occultes et sans doute par les idées rosicruciennes. Il est admis aujourd'hui que Léonard de Vinci semblait attiré par une ancienne croyance d'un jumeau de Jésus. Cette pensée hérétique se retrouve dans certains dessins comme "La Vierge avec Saint Jean le Baptiste et Sainte Anne" ou "La dernière cène".

Son oeuvre extrêmement vaste comporte aussi de nombreuses zones d'ombre et d'interrogation, largement exploitées par Dan Brown dans son livre "Da Vinci Code"

Léonard de Vinci fut attaché à Charles de Bourbon, connétable ...