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Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret |
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Qu'on le veuille ou non, les méandres de
l'affaire de Rennes-Le-Château sont intimement liés au
Prieuré de Sion. Nombreux sont ceux qui ont déjà entendu
ce nom vulgarisé par Dan Brown dans son ouvrage "Le Da Vinci Code". Le roman
décrit une société secrète très ancienne que le meurtre de
Jacques Saunière (grand maître) met en relief. Une quête est
alors menée par les héros, Sophie et Robert, pour découvrir
le grand secret du Prieuré. Mais l'Opus Dei, ennemi
éternel, veille.
Tous les lecteurs de ce roman ont été
fascinés par l'histoire, mais où est la réalité? Où est la
fiction ? Quelle signification peut-on donner à cet
organisme mystérieux et quel est sa part de vérité
historique ? Je n'ai pas la prétention de fournir ici la
solution, je m'épargnerais ce ridicule. Mais avant de porter un jugement hâtif sur la véracité ou non de l'existence du Prieuré de Sion, il faut savoir qu'il existe dans son histoire 2 périodes bien distinctes, l'une moyenâgeuse et l'autre moderne. Si Plantard a fortement laissé son empreinte dans la période moderne, beaucoup ont tendance à oublier qu'il existe aussi une partie historique beaucoup plus ancienne. |
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Vous ne trouverez pas l'histoire moyenâgeuse
du Prieuré de Sion dans un livre d'histoire officiel.
Sa mise en lumière est bâtie sur un ensemble
d'hypothèses issues essentiellement de 2 sources : Les
Dossier Secrets que nous verrons plus loin et le
best-seller international
"L'Enigme sacrée"
écrit par 3 auteurs anglais Michael Baigent,
Richard Leigh et Henry Lincoln. Tous les
chroniqueurs et les auteurs actuels ont puisé dans cet
étonnant récit, y compris Dan Brown. Ceci lui a
d'ailleurs valut
un procès pour plagiat
...
Mais le livre ne s'est pas fait tout seul. Pierre Plantard, alors Grand Maître de Sion, représenta une source d'information importante durant la rédaction de l'ouvrage. Le livre eut d'ailleurs un réel succès en Angleterre et aux États Unis dans l'année 1982. Sa constitution demanda aux auteurs des années de travail sur les généalogies, les textes cryptés et l'histoire des sociétés secrètes. Malheureusement ce travail n'a jamais pu vraiment permettre de découvrir le but réel du Prieuré de Sion. |
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La présentation qui suit à seulement
pour objectif de fournir une synthèse et un ensemble de
réflexions à partir d'éléments connus publiquement
aujourd'hui et régulièrement repris par les différents
auteurs. Elle ne prétend pas amener des certitudes, mais des
pistes de réflexion. Je remercie les auteurs M. BAIGENT, R. LEIGH, H LINCOLN et les éditions Pygmalion pour la publication de "L'énigme sacrée" qui auront essayé de nous ouvrir les yeux ... |
Rennes-Le-Château et le Prieuré de SION
| De nombreux indices liés à Rennes-Le-Château suggèrent ce fameux Prieuré de Sion. Car il s'agit bien de suggestion. Dans aucune piste directement liée à Rennes-Le-Château et connue aujourd'hui figurent en clair les mots "Prieuré de SION". Nous retrouvons seulement des allusions comme PS, P-S ou SION... Ces traces sont-elles de pures spéculations ou des ajouts volontaires pour rallier les chercheurs à une cause particulière ? Il n'y a pas encore aujourd'hui de réponse. Mais quel sont ces indices ? En voici quelques uns : |
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Mais
selon, les versions on trouve aussi le
Prieuré de Sion dans l'ombre de Bérenger
Saunière.
Sa supposée visite à Paris lui aurait fait rencontrer Claude Debussy (Grand Maître de Sion) Émile Hoffet et Emma Calvé. Une autre version indique que c'est l'Ordre de Sion qui aurait financé les travaux de l'abbé pour des raisons inconnues. |
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On trouve aussi une
allusion au Prieuré de Sion dans
le Serpent Rouge
. L'utilisation des termes "le
nautonier de l'arche impérissable" est sans ambiguïté.
Les Grands Maîtres de Sion sont aussi appelés "Nautonier"
(pilote d'un bateau)
Extrait du Serpent Rouge :
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| Pour comprendre de quelle source de nombreux auteurs et chroniqueurs débutèrent leurs enquêtes sur le Prieuré de SION il faut commencer par présenter un mystérieux dossier. |
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Le dossier Lobineau, qu'on appelle aussi "Les Dossiers secrets" ou "Les dossiers du Prieuré de Sion", est un ensemble de documents et de feuillets, dont certains sont datés de 1956, et déposés à partir de 1964 à la Bibliothèque nationale sous la cote 4° 1m 249.
Ils sont accessibles aujourd'hui sous microfilm. Sa forme initiale était une chemise à couverture rigide rassemblant des documents hétérogènes. |
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Ces documents sont composés de lettres,
d'arbres généalogiques, de coupures de presse et d'extraits
imprimés d'ouvrage. On y trouve même des notes et des
corrections manuscrites. Mais le plus étrange est que ce
dossier a été régulièrement mis à jour en enlevant certaines
pièces ou en ajoutant de nouvelles.
Les Dossiers secrets sont considérés comme une archive public du Prieuré de Sion mais ils arrivèrent au grand jour en 1967 par l'intermédiaire d'un don volontaire et anonyme d'une personne appartenant au Prieuré depuis 1956. Parmi les pièces les plus importantes figurent des arbres généalogiques mérovingiens, accompagnés d'un nom dans le titre, celui de Henri Lobineau. Des notes dans le dossier indiquent qu'il s'agit d'un pseudonyme mais il faut savoir qu'il existe à Paris, près de l'église Saint-Sulpice une rue Lobineau. Les textes auraient été rassemblés par Philippe Toscan du Plantier. |
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Les documents ont été déposés
entre 1964 et 1967 et peuvent être présentés en 3
lots:
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| Un autre nom accompagne ces généalogies, celui de Leo Schidlof, qui en serait l'auteur. Mais qui est ce personnage ? Pour répondre il est nécessaire de connaître une curieuse histoire relatée par la presse et dont certaines coupures se trouvent dans les dossiers secrets : |
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Leo Schidlof
présenté dans le dossier Lobineau comme historien et
amateur d'antiquités était Autrichien. Il vécut en Suisse et
mourut à Vienne en 1966. Sa fille retrouvée en
1978 en Angleterre permit de corriger quelques erreurs.
Son père n'était ni historien, ni amateur d'antiquités, mais
expert et négociant en miniatures. A partir de 1948
il vécut à Londres jusqu'à sa mort. Un autre fait étrange
est que sa fille affirma qu'il ne s'était jamais intéressé
aux mérovingiens ou aux mystères du Razès. Et pourtant, à
partir de 1960 de nombreux inconnus voulurent
rencontrer Leo Schidlof et à sa mort certains cherchèrent
même à mettre la main sur des documents laissés par le
défunt. Son mystère aurait pu s'arrêter là mais ce n'est pas tout. En 1946, et donc 10 ans avant le dépôt du dossier Lobineau, Leo Schidlof demanda un visa pour les États Unis qui fut refusé pour raison d'espionnage. Il dut attendre quelques mois avant d'obtenir cette autorisation. Or on retrouve dans le dossier Lobineau des allusions sur le fait que Leo Schidlof serait lié à des activités d'espionnage international. Une autre coupure de presse dans le dossier Lobineau est aussi très révélatrice. L'article fait allusion à une sacoche en cuir appartenant à Leo Schidlof et contenant des documents importants liés à l'affaire de Rennes-Le-Château entre 1600 et 1800. Cette sacoche aurait changée de propriétaire à la mort de Leo Schidlof pour passer dans les mains d'un certain Fakhar ul Islam, sans doute un autre agent. Expulsé de RDA, ce dernier dut regagner Paris et, pour confier la sacoche à un agent de Genève, il emprunta en février 1967 un express Paris Genève. Or la presse française rapporta le 20 février 1967 un sinistre fait divers : le corps décapité d'un jeune pakistanais nommé Fakhar ul Islam fut retrouvé sur la voie ferrée de Melun, probablement éjecté du train Paris Genève. Aucune sacoche bien sûr ne fut retrouvée et l'enquête fut confiée à la DST. (Ce récit est extrait d'une enquête menée par les auteurs Michael Baigent, Richard Leigh, et Henry Lincoln et décrite dans "L'énigme sacrée") |
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Ce récit rocambolesque montre bien l'atmosphère
qui régnait dans les années
1960 autour de l'affaire de Rennes-Le-Château. Le
dossier
Lobineau est soit monté de toute pièce, soit
constitué d'un ensemble d'indices importants mis à la
disposition du public.
La véritable identité de Henri Lobineau reste aussi bien mystérieuse. Une information publiée à l'époque à Paris indiqua qu'il ne s'agissait pas de Leo Schidlof mais du comte de Lénoncourt. Ce dernier résidait à Paris mais on pouvait le rencontrer régulièrement à Rennes-Le-Château ou à Gisors. Les Dossiers secrets recèlent une multitude d'indices à propos du Prieuré de Sion comme ce détail particulier : sur la page intitulée « Planche Numéro 4 », qui récapitule l'histoire et la structure de l'ordre, 27 commanderies sont citées ainsi q'une arche, appelée « Beth-Ania », que dirigeait les commanderies. Cette arche était localisée à Rennes-le-Château, et les plus importantes commanderies étaient situées à Bourges, Gisors, Jarnac, au mont Saint-Michel, à Montrevel et à Paris. Les généalogies qui figurent dans les Dossiers secrets détaillent les lignages des familles censées appartenir à la « sainte lignée ». En d'autres termes, il s'agit des familles présentées comme les descendantes de l'union supposée entre Jésus et Marie-Madeleine, les Saint-Clair, les Blanchefort, les rois mérovingiens et la maison Plantard. On trouve aussi dans cet ensemble de documents les généalogies des rois de Jérusalem et de Godefroi de Bouillon, qui fonda l'ordre de Sion en terre sainte. Quelques mois plus tard de cette année 1967 riche en évènement, était déposé à la bibliothèque nationale, le fameux Serpent Rouge , un petit fascicule bien curieux. Comme dans le cas du pakistanais Fakhar, mort atrocement sans explication claire, le parallèle avec les 3 auteurs du Serpent Rouge morts par pendaison est fortement troublant. Et on ne peut pas s'empêcher de penser à une manipulation médiatique bien orchestrée, mais dans quel but et au profit de qui ou de quel organisme ? |
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Le dossier Lobineau permet de lister des
assertions qui apparaissent par ailleurs tout au long de
l'affaire de Rennes-Le-Château. Ces thèses, jugées par
beaucoup comme une propagande médiatique et organisée à des
fins plus ou moins obscures, sont néanmoins troublantes si
on veut les regarder de manière objective et sur le plan
historique. Selon les dossiers secrets on peut dégager
plusieurs affirmations :
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Souvent dénoncé comme un magnifique canular par
manque de preuve, leDossier Lobineau
recèle pourtant énormément d'informations troublantes.
Certaines indications ont pu être vérifiées historiquement,
d'autres restent des hypothèses. Mais toutes ces
informations magnifiquement homogènes s'insèrent
parfaitement dans notre Histoire plus officielle. Les listes
des Grands Maîtres en sont un bel exemple. Avant
d'approfondir l'histoire du Prieuré il est important de
connaître ces noms qui reviendront régulièrement dans le
récit qui suit.
Les dossiers secrets révèlent 3 listes de noms. 2 d'entres-elles sont relativement connues par les historiens. Mais la troisième est surprenante car elle dresse la liste des Grands Maîtres qui se sont succédés après le schisme entre l'ordre de SION et celui des templiers en 1188. Cette liste est d'autant plus remarquable que des noms illustres y figurent. Le dossier Lobineau présente donc :
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Nom des Grands Maîtres |
Période |
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| 1 | Godefroi de Bouillon (Fondateur) | 1090 ou 1099 |
| 1 | Hugues de Payen | 1119 à 1136 |
| 2 | Robert de Craon | 1136 à 1147 |
| 3 | Evrard de Barres | 1147 à 1150 |
| 4 | Hugues de Blanchefort | 1150 à 1151 |
| 5 | Bernard de Tremblay | 1151 à 1153 |
| 6 | Guillaume de Chamaleilles | 1153 à 1154 |
| 7 | Evrard de N ... (Le non est malheureusement devenu illisible sur les parchemins de Gisors copier par Mathieu de tremblay vers 1222) |
1154 à 1154 |
| 8 | André de Montbard | 1155 à 1156 |
| 9 | Bertrand de Blanchefort | 1156 à 1169 |
| 10 | Philippe de Milly | 1169 à 1170 |
| 11 | Heudes de Saint-Amand | 1170 à 1180 |
| 12 | Arnaud de Toroge | 1181 à 1184 |
| 13 | Gérard de Ridefort | 1184 à 1188 |
Son histoire moyenâgeuse avant 1188
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La création des ordres
Selon les Dossiers secrets, l'ordre de Sion fut fondé en Terre sainte par Godefroi de Bouillon le 15 juillet 1099, date à laquelle Godefroi et les croisés prirent la ville de Jérusalem. Mais d'autres documents avancent la date de 1090. |
| Suite à cette victoire, Godefroi de Bouillon ordonna la construction de l'abbaye de Notre-Dame du Mont-de-Sion, sur les ruines d'une ancienne église byzantine datant du IVe siècle et située sur "la colline haute" du mont Sion, en dehors des murs de Jérusalem, au sud de la porte de Sion. Ainsi, cette ancienne église que l'on appelait aussi "la mère de toutes les églises" devint l'église du Saint Sépulcre. Par la suite, la nouvelle abbaye, particulièrement bien fortifiée, abrita des chanoines augustiniens que Godefroi de Bouillon utilisa comme conseillers. Godefroi était ambitieux et il se battit pour le culte de l'église de Jean qui prône l'ésotérisme initiatique et la Tradition Royale. De cette pensée naquît l'ordre de Sion, mais il mourut le 18 juillet 1100. |
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Toujours selon les dossiers secrets, les conseillers prêtres de Godefroi furent aussi secrètement et fortement à l'origine de la création de l'ordre des chevaliers du Temple. C'est ainsi qu'en 1118, Hugues de Payen, Bisol de Saint-Omer et Hugues de Champagne créèrent l'ordre du Temple. Un an plus tard Hugues de Payen devint le premier grand maître du prieuré de Sion et de l'ordre du Temple. Dans une première étape cet ordre de chevalerie devint l'organisation administrative et militaire à l'ordre de Sion. A partir de cette date, tous les éléments furent en place pour que l'organisation de Sion deviennent très rapidement puissante et riche. 2 entités opposées et complémentaires devaient alors cohabiter : L'ordre de Sion chargé de la pérennité spirituelle et l'ordre du Temple chargé de l'exécutif. Le premier, secret, sera connu plus tard comme le Prieuré de Sion, le second, visible, mais tout aussi mystérieux, sera connu comme les Templiers. Le rêve de Godefroi de Bouillon était enfin réalisé : L'église de Jean devint puissante, armée par les chevaliers du Temple et portée par l'esprit de Sion. C'est ainsi que les chevaliers du Temple et le Prieuré de Sion vécurent en parallèle pendant 40 ans jusqu'à la séparation complète des 2 ordres en 1188. Cette séparation fut concrétisée selon la légende par la coupure de l'orme de Gisors en Normandie. |
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Godefroi de Bouillon fut-il le réel
fondateur de l'ordre de Sion ?
Une fois de plus, voici une nouvelle "coïncidence" historique que seule l'affaire de Rennes-Le-Château sait nous offrir. Pour la comprendre, il faut remonter un peu avant l'an de grâce 1070, soit 29 ans avant la première croisade et la prise de Jérusalem. En 875 des moines bénédictins en provenance de la Calabre et menés par l'un d'eux Ursus, arrivèrent près de la forêt des Ardennes, non loin de Stenay. Ils furent immédiatement protégés par Mathilde de Toscane, duchesse de Lorraine, épouse de Godefroy le bossu, tante et mère adoptive de Godefroi de Bouillon. En effet, le célèbre Godefroi est issue de cette fameuse région de Stenay, rendue fameuse par la lignée mérovingienne et par Dagobert II assassiné en 679 ... Les moines construisirent alors une église dans le Comté de Chiny à Orval, sur une terre donnée par Mathilde de Toscane. Cette église deviendra plus tard l'abbaye d'Orval. |
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| Les moines
quittèrent Orval et disparurent sans laisser de traces en
1108. Mais c'est aussi vers cette époque que
commencèrent à apparaître quelques personnages célèbres qui
initialisèrent la première croisade. Ce fut notamment le cas de
Pierre l'ermite, précepteur de Godefroi de
Bouillon, et du pape Urbain II, qui dès 1095
commencèrent à parcourir la France et l'Allemagne pour
faire passer un message : "Il faut rendre aux chrétiens le tombeau du Christ et arracher la terre Sainte aux mains des musulmans". En 1131 l'abbaye d'Orval reçut Saint Bernard de Clairvaux et devint cistercienne. |
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La légende d'Orval
Orval est situé à 25 km de Stenay et la localité est célèbre pour son haut lieu de la spiritualité moyenâgeuse. L'abbaye fut fondée par Bernard de Clairvaux au XIIème siècle, qui fut aussi le célèbre protecteur des Templiers. L'abbaye fonctionna durant 900 ans et vit tout au long de son histoire des personnages illustres comme Saint Malachie ou Nostradamus. En 1076, Mathilde de Toscane, Marquise et mère adoptive de Godefroi de Bouillon, perdit son mari assassiné par des tueurs à gage. Plus tard, au cours d'une promenade, son fils glissa sur les eaux gelées de la Semois et se noya. |
| Le Nom "Orval" vient d'une légende : Accablée par la douleur, Mathilde resta longtemps cloîtrée, mais au cours d'une rare sortie, elle découvrit une fontaine naturelle d'où coulait une eau froide et limpide. Alors qu'elle plongea sa main pour y puiser de l'eau elle vit avec effroi que son alliance nuptiale sertie de rubis avait quittée son doigt et était tombé au fond du bassin. La profondeur de la fontaine était telle que le précieux anneau d'or devint inaccessible. La marquise implora alors la Vierge de lui ramener le bijou et son voeu fut aussitôt exaucé puisqu'une truite bondit hors de l'eau et jeta l'anneau dans sa main. Elle s'exclama aussitôt : "Voici l'or que je cherchais, heureuse soit la vallée qui me l'a rendue, qu'elle s'appelle désormais le Val de l'Or". |
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Mais ces 2 légendes sur l'anneau
renvoient inévitablement à un autre symbole : celui de cette
communauté mystérieuse de moines initiés, italiens,
fondateurs de l'abbaye, et qui se présentaient sous le nom
de "Cercle du Hiéron du Val d'Or". Ces moines menés
par Ursus devaient s'éloigner de la ligne chrétienne
officielle puisqu'ils suivaient en secret la pensée
ésotérique de Saint Jean.
L'abbaye est aussi connue pour des documents découvert dans ses archives en 1793 par un certain François de Metz . Ces documents sont des prophéties composé par Philippe Dieudonné, et Noël Olivarius, chirurgien et astrologue. Mais pour certains auteurs ces documents seraient le travail de Nostradamus. |
| Que devinrent les mystérieux moines
d'Orval ? Les dossiers secrets nous donnent quelques
indices. En effet, ils donnent 2 dates pour la création de
l'ordre de Sion :
1099 correspondant à la prise de Jérusalem, mais
aussi 1090
soit 9 ans plus tôt. Si l'on suppose que ces moines étaient organisés et qu'ils apportèrent une pensée spirituelle, on peut imaginer qu'un seul fil conducteur unit les moines d'Orval, Godefroi de Bouillon, et son précepteur Pierre l'ermite, ardent défenseur de la première croisade. Il est aussi raisonnable de penser que Pierre l'ermite était l'un de ces moines. |
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Qu'était donc venu chercher ces moines calabrais à Orval ? Il est maintenant clair que leur objectif étaient de former un moine suffisamment fort pour mener le peuple à la première croisade. Ce moine était Pierre l'ermite. Les moines d'Orval ne serait-ils donc pas ceux que l'on retrouvera plus tard en compagnie de Godefroi dans l'abbaye de Notre-Dame du Mont-de-Sion ? Et si oui, serait-ils à l'origine de l'Ordre de Sion, Godefroi étant un simple exécutant qui permit la conquête de Jérusalem ? C'est fort probable ... |
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Pierre l'Ermite, de son vrai nom
Pierre d'Acheris est originaire d'Amiens. Il partit pour
Jérusalem en 1093 où Il eut, durant une méditationdevant le Saint Sépulcre, une révélation : "Pierre lève-toi !
Cours annoncer à mon peuple la fin de l'oppression. Que mes
serviteurs viennent, et que ma terre soit délivrée!"
De retour de Palestine, il se jeta aux pieds du pape Urbain II qui le missionna alors de mener le peuple à la guerre sainte. Pierre l'Ermite parcourut alors l'Europe sur une mule, pieds nus, un crucifix à la main. Orateur éloquent, le peuple devint fanatisé par ce prédicateur envoyé de dieu. Pierre l'Ermite devint le principal prédicateur de la 1ère croisade. Il entraîna le peuple vers la Terre sainte en 1096 mais beaucoup mourront avant d'atteindre leur but. En 1099, il participe au siège de Jérusalem en organisant des processions autour de la ville et en haranguant les croisés. |
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| Le pape Urbain II
convoqua un concile le 14 novembre 1095 à Clermont
et s'adressa aux hommes de guerre. Son discourt se termina par
ces mots : "Dieu le veut ! Dieu le veut !" . Cette exclamation
célèbre devint la devise des croisades. Au final ils furent 100000 cavaliers, 300000 fantassins plus femmes, enfants, vieillards, moines,... Au total 600000 personnes partirent pour délivrer Jérusalem. La première croisade pouvait commencer. |
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En 1099, après la prise de
Jérusalem, un conclave secret y fut organisé. Les
participants n'ont jamais été identifiés de manière certaine
mais Guillaume de Tyr dira plus tard qu'un évêque de
Calabre
était le plus reconnu parmi eux (était-ce Ursus
?)
Mais qu'elle était l'objectif de cette
réunion ? Tout simplement élire un roi : le Roi de
Jérusalem |
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Ce fut donc son frère Baudoin
qui accepta le trône. On peut en tout cas remarquer la
volonté du conclave de vouloir donner le titre à la famille
de Godefroi.
Baudoin 1er, frère de Godefroi, fut donc couronné le jour de Noël 1100 |
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La création de l'ordre des
Chevaliers du Temple
Les Dossiers secrets
fournissent de nombreux détails sur cet épisode. L'ordre du Temple fut ainsi créé en 1118 par les fondateurs Hugues de Payen, Bisol de Saint-Omer, Hugues de Champagne et quelques membres de l'ordre de Sion. Mais il semble que 1118 est une date de création officielle, les Chevaliers du temple devait déjà exister quelques années auparavant. |
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Officiellement c'est en 1120 que Hugues de Payens, chevalier champenois, fonde avec ses compagnons une milice destinée à protéger les pèlerins se rendant à Jérusalem. En acceptant de rentrer dans l'ordre ils devaient combattre et mener une vie religieuse stricte en respectant les règles bénédictines et les usages des chanoines augustins. Baudouin II, roi de Jérusalem, les installa à Jérusalem, dans la mosquée al Aqsa, construite sur les fondations du temple de Salomon. |
| Au départ, les templiers furent guidés par le patriarche de Jérusalem et les chanoines du Saint Sépulcre. Mais en 1129 ils devinrent plus autonomes. L'Ordre du Temple devint très vite puissant par les donations de terres et de droits qui se multiplièrent. Des commanderies furent crées dans toute l'Europe chrétienne et financèrent le Temple et ses campagnes militaires. Vers 1140, les princes d'Antioche confièrent aux Templiers la défense de leur frontière septentrionale avec le château de Baghras. Mais Philippe le Bel, inquiet par cette puissance vouée au Pape et non au Roi, ordonna leur arrestation. L'Ordre du Temple fut alors persécuté et disparu. Un procès s'en suivit et les chevaliers prisonniers passèrent à la question puis au bûcher. Enfin, le roi obtint de Clément V la dissolution officielle de l'ordre de Temple lors du concile de Vienne en 1312. |
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Après la seconde croisade, Louis
VII ...
En 1149, après la seconde croisade, le roi Louis VII, accompagné de 95 de ses membres, rentra en France depuis l'abbaye de Notre-Dame du Mont-de-Sion pour l'abbaye de Saint-Samson, à Orléans. Selon les Dossiers secrets, 26 membres de l'ordre furent choisis pour être affectés au petit prieuré du Mont-de-Sion, près d'Orléans à Saint-Jean-le-Blanc et 7 furent intégrés dans les chevaliers du temple.
Ce fut à partir de cet évènement que l'Ordre secret de Sion
débuta officiellement en France à Orléans, pour devenir par
la suite le Prieuré de Sion. En résumé on peut affirmer que le Prieuré de Sion commença son histoire française en 1152. |
La coupure de l'orme de Gisors
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Les auteurs relient souvent Rennes-Le-Château à Gisors, mais pourquoi ? L'une des raisons les plus connues est que le château de Gisors a été le chef lieu des Templiers. Mais une autre raison plus complexe est celle du fameux épisode de la coupure de l'orme à Gisors relaté par les documents secrets du Prieuré. |
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Vers 1187 la ville sainte Jérusalem, alors aux mains des templiers et de Gérard de Ridefort (dernier Grand Maître de Sion avant 1188), fut reprise par les Sarrasins. |
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Cet évènement vécu par les fidèles
comme une terrible humiliation, obligea les chrétiens
présents en terre sainte à rejoindre au plus vite d'autres
terres chrétiennes. Orléans fut certainement une destination privilégiée. Cet épisode a d'ailleurs inspiré Ridley Scott dans son film "Kingdom of heaven" où le héros Balian est à rapprocher de Gérard de Rideford |
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| Le film : En perdant sa femme et son fils, Balian, un jeune forgeron, perd la foi. Un chevalier vient le trouver. C'est Godefroy d'Ibelin, croisé et baron du roi de Jérusalem qui a pour mission de préserver la paix en Terre sainte. Il révèle à Balian qu'il est son père et lui demande de l'accompagner à Jérusalem. Balian deviendra alors le plus valeureux et le plus héroïque des chevaliers puisqu'il devra protéger la sainte Jerusalem... La bataille se terminera par un accord entre chrétiens et sarazins : les chrétiens auront la vie sauve à condition de quitter Jérusalem. |
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Or, en 1188, et selon les
Dossiers secrets, un rituel appelé "La coupure de l'orme"
marqua la rupture entre les 2 ordres, celui de SION
et celui du
Temple. Ce schisme, dont on ne connaît pas les
réelles causes, semblerait avoir été provoqué par la perte
de Jérusalem.
Le plus intéressant est que ce qui aurait pu rester une légende dans le Dossier Lobineau rejoint l'histoire. En effet il y eut un fait historique étrange à Gisors en 1188 rapporté par les historiens. A cette date une réunion importante eut lieu à Gisors pour la prédication (préparation) de la 3ème croisade. Plusieurs personnalités furent présentes pour cette occasion dont : Philippe II Auguste Roi de France, l'Archevêque Guillaume de Tyr, Henri II Plantagenêt Roi d'Angleterre, le Duc de Normandie et le comte de Flandres, et sans doute les chevaliers du Temple. Mais que disent les légendes ? |
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La coupure de l'orme Près du château de Gisors se trouvait une prairie appelée "Le champ sacré". Cette étendue connaissait depuis très longtemps une attention particulière de la part des différents souverains et surtout durant le XIIe siècle, date à laquelle les rois de France et d'Angleterre se réunissaient régulièrement. Ce champs possédait au milieu un très vieil orme âgé d'au moins 800 ans. Cet arbre, dont le tronc nécessitait 9 hommes pour en faire le tour, était le seul de la prairie et donc le seul à procurer une belle ombre. En 1188, alors qu'une canicule s'était installée, les rois Philippe II Auguste de France et Henry II d'Angleterre se réunirent sous l'orme. Mais au bout de 3 jours de négociation sous un soleil de plomb, et pour des raisons inconnues, la réunion se transforma en une bataille sanglante. Les soldats français en surnombre s'élancèrent sur les anglais qui durent se réfugier dans la citadelle de Gisors. Philippe II, fou de rage coupa alors l'orme et rentra à Paris.
Mais une autre anecdote médiévale
rapporte une histoire un peu différente : |
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Philippe II Auguste (règne 1180 - 1223) : Fils de Louis VII et d’Adèle de
Champagne, Philippe II Auguste, roi de France, règne sur
quelques terres comprenant l’Île-de-France, l’Orléanais et
une partie du Berry. Le reste du royaume est partagé en une
dizaine de fiefs sur lesquels le roi n’a qu’un droit
théorique de suzeraineté. Les provinces de l’Ouest
(Normandie) dépendent du roi d’Angleterre Henri II
Plantagenêt. |
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Richard Coeur de Lion (1157 - 1199) :
Richard né à Oxford le 8 septembre 1157. Son père Henry II, Roi d'Angleterre, Duc de Normandie, Comte d'Anjou, Duc d'Aquitaine, règne sur un empire qui s'étend des frontières écossaises aux Pyrénées. Sa mère est Aliénor d'Aquitaine, seconde épouse d'Henry II. La succession au trône est assurée par Henry le Jeune, frère aîné de 3 ans, et Richard. Elle aura 2 autres fils, Geoffroy et Jean (sans terre), né en 1167. |
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Le centre de l'empire de
Henry II était l'Anjou. A partir de 1173 les 3 frères, barons du Poitou et de l'Aquitaine, vont se rebeller contre leur père Henry II qui reste le plus fort. Mais Richard se démarque. Il va s'opposer à ses frères et devenir allié de son père pour les faire rentrer dans l'ordre Plantagenêt. C'est dans cette guerre qu'il démontre ses qualités de stratège et de meneur. En 1177, il écrase la révolte des Barons et il fait prisonniers 2500 routiers qui mettaient à sac le Limousin et les ramène à Aixe-sur-Vienne, près de Limoges. Là, il fait couper la tête à un tiers d'entre eux, le second tiers est noyé dans la Vienne et on perce les yeux du dernier tiers. Les malheureux sont ensuite dispersés sur les routes pour annoncer la grandeur de la sévère justice de Richard. |
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La mort de son frère Henri le Jeune puis la mort d'Henri II le 6 juillet 1189 à Chinon va mener naturellement Richard Coeur de Lion sur le trône d'Angleterre le 3 septembre 1189. Henry II est inhumé dans l'abbaye de Fontevrault. Son frère Jean devient "Jean sans terre". Richard Coeur de Lion participe alors à la
3ème Croisade avec Philippe II Auguste et
Frédéric Barberousse. L'entente sera mouvementée entre
les 2 souverains. Richard s'empare de l'île de Chypre en
1191, qu'il revend aux Templiers, puis de
Saint-Jean-d'Acre le 13 juillet 1191. Philippe
Auguste, soi-disant malade, quitte la Terre Sainte pour la
France. Richard, seul chef de la Croisade, remporte la
victoire d'Arsuf sur Saladin le 7 septembre 1191. Il
marche ensuite sur Jaffa et échoue en décembre 1191,
aux portes de Jérusalem. Ceci l'oblige à signer une trêve de
3 ans avec les musulmans. Les chrétiens obtiennent alors le
libre accès à la ville Sainte, qui restera sous
administration arabe, même après une seconde tentative de
prise de contrôle de Jérusalem en été 1192. Le 13 Mars 1194, Richard est en
Angleterre et remet de l'ordre dans son royaume. Il conclut
une trêve de 5 ans avec Philippe II Auguste pour conserver
la Normandie et l'Aquitaine. |
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La coupure de l'orme, légende ou réalité
historique ?
Les 2 récits de la coupure de l'orme, bien qu'issus de légendes populaires, confirment un fait reconnu et historique qui est celui de l'abattage d'un orme. Il n'existe malheureusement aucune preuve de cette épisode, ni de trace de cette bataille liée à Richard Coeur de Lion. Néanmoins et comme d'habitude, des faits convergents renforcent certaines hypothèses. L'Histoire nous confirme malgré tout que :
Il faut aussi souligner que la légende décrivant Richard Coeur de Lion bataillant pour l'orme en 1188 contre Philippe II Auguste est contradictoire avec la date de libération de Richard en 1194. En 1188, alors que le pape en place était Clément III, allié spirituel des français et porteur de la pensée de Pierre, les anglais opposèrent aux français la pensée de Jean et le mysticisme de leurs évêques. Gérard de Ridefort, alors Grand Maître de Sion, se rangea au côté de Henry II. C'est dans ce contexte que, d'après les dossiers secrets, 1188 marquerait la date du schisme entre l'ordre de Sion créé par Godefroi de Bouillon et l'ordre des templiers. Il reste aujourd'hui de cette anecdote historique une adresse à Gisors : "Avenue de l'ormeteau ferré" |
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