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Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret |
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Rennes-Le-Château est aujourd'hui un petit village pittoresque connu par une poignée de passionnés et quelques touristes, mais le site a été durant plusieurs siècles, le théâtre de nombreux affrontements violents et d'invasions diverses. Longtemps, moitié espagnole, moitié française, le Razès comme d'ailleurs tout le Languedoc, ont subi les pires maux : pillages, invasions, peste, inquisition, tortures, terreurs, croisade des Albigeois, bûchers...
Ces douleurs pèsent encore dans la région et se ressentent et il est incontestable qu'une partie du mystère de Rennes-Le-Château est intimement liée à cette histoire tourmentée.
Voici une synthèse des principales pages historiques du Razès qui ont marqué la région de Rennes-Le-Château jusqu'à l'arrivée de Bérenger Saunière en 1885. |
| Préhistoire |
Taille de pierre
Probabilité d'une présence magdalénienne (période de la fin du paléolithique supérieur) par la découverte de mobilier solutréen (traces de techniques de taille de pierre évoluées) |
| - 5000 av JC | Traces de sépultures |
| - 4000 av JC |
Présence de chasseurs
Occupation chasséenne au néolithique moyen sur le plateau surplombant le ravin des couleurs ancienne voie de passage préhistorique. Des fonds de cabanes et des éclats de silex ont été découverts. |
| - 2000 av JC |
Age de bronze
Durant 1000 ans occupation protohistorique de l'âge du bronze par campement temporaire et vraisemblablement occupation des grottes présentes dans les parois du ravin des couleurs. Des meules à céréales et des poteries non tournées ont été retrouvées sur le plateau. |
| - 300 av JC |
Faible occupation des Celtes Redones
A la fin de la Tène III (apogée de la civilisation celtique continentale) Rennes semble occuper une place dominante sur la voie de commerce du ravin des couleurs. La toponymie semble attester la présence des celtes Redones dans ces vallées. L'antique nom Redae ou Pagus Redensis trouvent leur origine dans cette peuplade. Rennes-Le-Château a pu être leur capitale, toutefois aucune trouvaille archéologique d'importance n'est venue confirmer cette hypothèse. Les premiers habitants de l'aereda celtique semble être les gaulois atacins, riverains du fleuve atax ( l'Aude ). Seule la toponymie peut attester de leurs présence : AER.RED, le serpent coureur la vouivre des anciens qui marque l'influence des forces telluriques, est une divinité celtique pyrénéenne. Granes, Véraza, Camps, Parahou, etc. Il est à noter que Henri Boudet dans son mystérieux livre "La vraie langue celtique" décrit longuement la présence de Celtes dans cette région. |
| - 121 av JC |
Occupation romaine
Les Romains conquirent successivement ces territoires appelés à subir la PAX ROMANA qui s'étalera entre 70 ap JC et l'an 253. Les mines de fer et les sources thermales des Corbières ont attiré très tôt les Romains. Des trouvailles de monnaies et de poteries attestent de leur présence. Un castrum se serait élevé au lieu dit Valent. Une voie romaine est attestée sur l'ancien chemin de Coustoussa à Rennes. On peut également voir de nos jours les restes de thermes romains à Rennes-Les-Bains. Alet-Les-Bains conserve aussi de nombreuse traces romaines. |
| 406 |
Les Grandes Invasions Barbares A partir de cette période la tranquillité imposée par les Romains s'arrête. La chute de l'Empire provoque la ruée des barbares qui piétinaient depuis 2 siècles devant les frontières romaines. En 406 des hordes franchissent le Rhin et envahissent toute la Gaule. Elles brûlent et pillent tout sur leur passage. Suèves, Alains, Saxons, Vandales, Alamans et bien d'autres traversent le pays en détruisant les récoltes et en massacrant les habitants. |
| 410 |
Pillage de Rome par les Wisigoths
Les Goths, peuple venu des grands froids du nord s'imposent très rapidement comme de vrais barbares et envahissent 3 fois l'Italie. Le 24 août 410, Alaric I, Roi des Wisigoths entre dans Rome et pendant 6 jours, il se livre au pillage de la ville. Le butin est considérable puisqu'en plus de leurs trésors de guerre vient s'ajouter celui du trésor de Salomon que l'empereur Romain Titus ramera de Jérusalem en l'an 70. |
| 412 |
Ve
siècle : Le siècle des Wisigoths
Les invasions barbares voient arriver les Wisigoths dans la sud de la Gaule et en Espagne. Ils amènent avec eux très certainement le butin considérable qu'ils ont amassés durant les différents pillages. Le peuple nomade s'installe finalement en Septimanie. La région de Narbonne comporte alors un mélange de culture important puisque Wisigoths, Romains, Francs, Juifs, Syriens et grecs cohabitent. Les Wisigoths sont toutefois dominant. Les fondateurs de Rhedae semblent être, tout comme pour Carcassonne, les Wisigoths. A plus d'un titre les deux villes se ressemblent dans leur structure géographique. Curieusement le site de Rennes-Le-Château ne comporte aucun vestige visible datant de cette période, excepté une base de tour ronde et peut-être les soubassement de l'église et du château. Certains auteurs situent la localisation de l'antique Rhedae de l'autre coté du ravin des couleurs sur le plateau de Lauzet. |
| 500 |
Rhedae est une place forte Wisigoth
Au début du VIe siècle l'oppidum Wisigoth de Rhedae est une place forte. La ville s'étend alors du Lauzet à Jaffus, l'Aram. |
| 507 |
Les Wisigoths écrasés par Clovis
En 507, les francs de Clovis attaquent les Wisigoths, prennent Toulouse et assiègent sans succès Carcassonne. En effet Clovis est persuadé que le butin Wisigoth est caché dans la ville fortifiée. Carcassonne est finalement délivrée par les hordes de Théodoric son beau père. Finalement, les Wisigoths sont écrasés à la bataille de Vouillé, par Clovis, nouveau Roi du peuple Franc. Un des derniers bastions Wisigoth est d'ailleurs encore visible de nos jours, à quelques kilomètres de Carcassonne, à la Montagne d'Alaric. Alaric II est le dernier Roi Wisigoth qui s'opposa aux Francs dans cette région. C'est après ces funestes évènements que Rhedae prend pour les Wisigoths une importance considérable. Son emplacement est tel qu'elle devient une ville stratégique commandant la rive droite, la haute vallée de l'Aude, et la vallée de la Salz donnant accès aux Corbières. |
| 563 |
Rhédae place forte militaire Wisigoth
Le Roussillon fait partie de la Septimanie et est sous le contrôle des Wisigoths espagnols.
Les Wisigoths font de Rhedae une place forte militaire. En 563, à la suite de guerres politiques et stratégiques, le Roi Franc Hilperic, étend son royaume jusqu'à la rive gauche de l'Aude appelée en ces temps "Atax". De ce fait, les Wisigoths sont obligés de renforcer leurs lignes de défenses sur toute la rive droite de l'Aude. En conséquence, Rhedae prend une importance encore plus grande. Un peu à l'image de Carcassonne, la cité de Rhedae se constitue de deux parties bien distinctes. Une ville installée sur le plateau au pied du village de Rennes-Le-Château actuel, et une citadelle qui semble avoir été reliée à la ville par une forte rampe. Cette citadelle baptisée Castrum Rhédarium était à l'emplacement du village actuel.
D'après l'historien Louis Fédié, il semble qu'une seconde citadelle était implantée sur le mamelon en face de Rennes-Le-Château que l'on nomme de nos jours "le Casteillas" voulant dire en patois : "Grand Château".
La cité de Rhédae possédait 2 églises, l'une dédiée à la sainte vierge, l'autre à Saint-Jean-Baptiste. Le Castrum de Rhédae (cité) occupait tout le plateau sur lequel est bâti le village actuel. La citadelle avait deux entrées, l'une à l'Est qui s'ouvrait sur la campagne, l'autre au sud qui la mettait en communication immédiate avec la ville qui s'étendait à ses pieds. Pour ce qui est de la porte de l'Est, il était encore possible, au siècle dernier, de voir un portique Wisigothique servant encore d'entrée au village. Il fut détruit depuis. La citadelle de Rhédae était divisée en 3 parties dont les noms latins furent traduit en patois et semble avoir perdurés. Il y avait le "Castrum Valens" qui est devenu le "Castel Balent". Au Sud il y avait le "Castrum Salassum" qui est devenu le "La Salasso" et la dernière partie s'appelait "Capella" qui ensuite s'est appelée "La Capello". Le Castrum Vallens était placé à l'Est et était garni de fortifications afin de faire face à un ennemi éventuel ; La Salasso, était une zone où l'on pouvait battre le grain et communiquer directement avec la ville, en contrebas par la rampe d'accès. La Cappelo, comme son nom le fait penser, était un des lieux où s'élevait une des deux églises, d'ailleurs des vestiges d'une ancienne église furent découverts dans ce lieu. Comme toute cité importante et maîtresse, Rhédae était défendue par différents avant-postes alentours. Nous pouvons citer : Cornanel, Roquetaillade, Antugnac et Brenac. Elles-mêmes construites par les Wisigoths |
| 711 |
Fin des Wisigoths - Invasion des
Sarrasins
Les Sarrasins viennent de Mauritanie (les Maures) et font des incursions, aussi bien fréquentes, que redoutées. L'invasion des Sarrasins vient mettre fin au règne des Rois Wisigoths en Septimanie vers 720. Cette invasion changea complètement la destinée de Rhedae. Pendant l'occupation sarrasines, les Archevêques de Narbonne, chassés de leur Siège, se réfugièrent dans la cité de Rhedae.
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| 798 |
Rhédae cité importante
Charlemagne mandate en Septimanie, deux juges prélats, les Missi Dominicis, dont l'un se nomme Théodulphe, qui dans leur rapport sous forme de poème, indiquent une cité nommée Rhedae au même titre que Carcassonne et Narbonne. Cette citation, liée aux deux autres villes, nous permet de supposer que cette cité de Rhedae devait, probablement, avoir la même importance que Carcassonne et Narbonne, soit en tant que pôle religieux ou de regroupement de population. Peu de temps après le passage des Missi Dominicis de Charlemagne, le diocèse de Rhédae devint un comté sous la dépendance des Comtes de Carcassonne. A la fin du VIIIe siècle, un diocèse de Rhédésium ou Pagus Rhedensis est cité dans le cartulaire du Capcir. C'est la première fois qu'apparaît écrit le nom de ce qui sera bien plus tard la région de Rennes-Le-Château. |
| 831 |
Premier comte de Rhedes : Guillaume
1er
Il semble que le premier comte du Razès fut Guillaume, descendant de Théodoric, roi des wisigoths d'Espagne. L'histoire reste muette sur Guillaume 1er, comte de Rhedes. La France subit le coup de partages du royaume et de quelques invasions venues du Nord |
| 900 |
Croissance économique
Du Xe au XIIe siècle, la région
connaît une période de croissance économique. Durant
cette période de notre histoire, vont se croiser dans le
Languedoc, les
Templiers, les Cathares
et Blanche de Castille
régente de Louis IX, futur Saint louis.
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| 957 |
Rhédae rayonne
En 957 le comté passe
définitivement sous la domination de la Maison de
Carcassonne. Le
Rhédésium forme un apanage distinct en
faveur d'Odon, fils de la princesse Ermessinde. Leurs
successeurs furent pendant un siècle comtes particuliers
du pays de Rhédae. Cette période marque la phase la plus
éclatante de cette ville qui est la résidence permanente
d'un Seigneur souverain
A cette époque, Rhédae joue un rôle
presque aussi important que Carcassonne. Limoux, n'est
qu'une modeste bourgade que Pierre des Vaux de Cernay
qualifie de "Castrum Limosun in terrtorie Redensi"
Quant à Alet, elle est le siège
d'une abbaye importante entourée d'une Villaria ou
village. Rhédae rayonne au milieu de ces différentes
agglomérations.
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| 1062 |
Mort de Raymont II de Rhédae
Après la mort de Raymond II de Rhédae, le comté est de nouveau réuni à celui de Carcassonne. Rhédae, cité royale, est alors à son apogée. |
| 1067 |
Vente du Rhédésium
Après 1067, la vente du Rhédésium n'en fit plus qu'un comté de Barcelonne. Le pouvoir des Comtes de Barcelone sur le Rhédésium fut de courte durée et la comtesse Ermengarde rentre bientôt en possession du grand fief qu'elle avait aliéné. |
| 1080 |
Le Comté devient le Razès
En 1080, Bertrand, fils de Pons, qui commandait pour elle la cité de Rhédae jure d'imiter la conduite du gouverneur de Carcassonne et de défendre fidèlement la cité de Rhédae. 4 ans après, Bertrand Aton, fils d'Ermengarde prête serment de fidélité à sa mère pour les 2 forteresses de Rhédae, "Pro ambis castris". C'est à cette époque que le nom de "Razès" fut donné au Comté.
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| 1130 |
Le Comté de Rhédae de nouveau
rattaché à Carcassonne
Le Comté de Rhédae est rattaché au
Comté de Carcassonne appartenant à la famille Trencavel
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| 1170 |
Rhédae attaqué
Attaque de Rhédae par Alphonse II
d'Aragon. Les Trencavel ne conservent que la ville
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| 1234 |
Saint Louis, roi de France
Louis
IX (Saint Louis), monte sur
le trône de France le 24 avril 1234. Plusieurs
rumeurs courent sur d'éventuels trésors laissés par sa
mère
Blanche de Castille dans le Razès. Une autre
rumeur lui fait rebâtir le Château de Blanchefort
et y enfouir son trésor.
Le catharisme, venu peut-être de
Bulgarie, s'installe progressivement en Occitanie. Les
coutumes des Cathares ne tardent pas à être déclarées
hérétiques par le pape.
Les Templiers font également leur
arrivée dans la vallée du
Bézu et dans le
Razès
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| 1209 - 1229 |
La croisade albigeoise
La guerre connue sous le nom de Croisade Albigeoise oppose la France à l'Occitanie et ravage, le pays qu'on appellera plus tard Languedoc, et les terroirs avoisinants (comté de Foix, Comminges, Agenais, Quercy, Rouergue, et même une partie de la Provence). Suscitée par le pape Innocent III, elle fut dans son principe une « guerre sainte » visant à ramener à la foi catholique et à l'unité de l'Église romaine, des principautés féodales sur lesquelles, depuis plusieurs générations, la religion cathare (déclarée hérétique) s'épanouissait en toute liberté. La barbarie devient alors la seule loi et Simon de Monfort, à la tête de la croisade s'empare de Rhédae. La ville est donnée à Pierre de Voisins. |
| 1215-1360 |
Pierre de Voisins récupère
Rennes-Le-Château
A la fin du XIII ième siècle, Pierre de Voisins hérite de Rennes le Château. Rhédae redevient une ville importante grâce aux efforts de Pierre de Voisins. |
| 1233-1321 |
Les terres de France s'agrandissent
La victoire catholique de 1229 ne résolut en rien la question cathare : l'Église doit inventer un nouveau moyen de répression, l'Inquisition , qui met près d'un siècle (1233-1321) à avoir raison du catharisme occitan. La couronne capétienne est arraché à la suzeraineté de celle d'Aragon-Catalogne ; le domaine des rois de France s'agrandi jusqu'aux abords des Pyrénées et de la Méditerranée. Toulouse dépend désormais de Paris, et non de Barcelone ... |
| 1360 |
Brigants
Rhédae est attaquée par les "Routiers", pillards et brigands. |
| 1361 |
La peste
Rhédae est frappée par une épidémie de peste. |
| 1362 |
Attaque de Rhédae
Attaque de Rhédae par le comte de Trastamarre. La ville est détruite et rasée... Le comté s'appellera désormais le Razès et Rhédae, Rennes-le-Château. |
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1400 |
Début d'un long sommeil
La dernière fille des de Voisins épouse un seigneur de Marquefave. A partir du XV ième siècle, Rennes le Château et tout le Razès sombrent dans un long sommeil qui calme toutes les ardeurs d'un glorieux passé historique. Cependant le mystère de Rennes-Le-Château perdure en silence avec les seigneurs successifs. Les Hautpoul, gardent malgré eux un grand secret et des richesses consignées dans le testament de leurs pères. |
| 1422 |
Mariage Marquefave - Hautpoul
Blanche de Marquefave épouse Pierre-Raymond d'Hautpoul. Dans sa dot : la Baronnie de Rennes. |
| 1690 |
Hautpoul - Blanchefort
Henri, Baron d'Hautpoul, reprend le titre de Seigneur de Blanchefort à la fin du XVII ième siècle. |
| 1762 |
Hautpoul - Blanchefort
Le dernier des Blanchefort s'éteint. Il ne reste que son épouse Marie (née de Negri D'ables). |
| 1780 |
Papiers importants
Marie de Negri d'Ables, veuve de François d'Hautpoul Blanchefort reçoit le notaire en 1780 pour lui remettre d'importants papiers et probablement le fameux document inconnu. |
| 1781 |
Mort de Marie de Nègre d'Ables
Marie de Negri d'Ables meurt le 17 janvier 1781 à l'âge de 67 ans. Antoine Bigou curé de Rennes le Château et chapelain de la Marquise fait graver son épitaphe sur une pierre appelée la stèle de Blanchefort. Il pose également la dalle, constituant ainsi la sépulture de la Marquise. Des parchemins sont cachés sous l'autel de l'église de Rennes-Le-Château. |
| 1885 |
Arrivée de Bérenger Saunière
Arrivée de Saunière à Rennes le Château le 1er juin 1885. |
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Rhédae ayant été une forteresse Wisigoth, son agencement ressemble à celui de Carcassonne. La vue aérienne ci-dessous montre les2 parties distinctes comprenant : une citadelle ceinte de fortifications, et en contrebas une ville basse où était installée la population. L'étendue du plateau montre l'importance que devait avoir Rhédae et qui rivalisait avec Carcassonne. |
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La photo aérienne prise il y a quelques années révéla les traces d'une construction importante sur la plaine au pied du village de Rennes-Le-Château. Cette construction a la forme d'une église de grande dimension ou même d'un mausolée et de forme composée de plusieurs ensembles de cercles. On peut également voir, dans la partie du cercle principal et en son centre, trois empreintes particulières qui ne semblent pas pouvoir être la trace de piliers |
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En analysant ces traces on peut effectivement imaginer l'emplacement d'une église ou d'un mausolée. Mais que peut-on dire des formes ogivales au centre ? Serait-ce des tombeaux de grandes importances ? Car si l'on admet que Rhedae fut aussi importante que Carcassonne, il n'est pas surprenant de trouver une église de cette dimension. Cette église abriterait alors peut être quelques Seigneurs du lieu, de Rhedae... De la ville basse qui entourait l'église, il ne reste plus rien de visible aujourd'hui. Ce n'est pas le cas de la citadelle qui, petit à petit, donna naissance au village de Rennes-Le-Château. Seuls, le château des Hautpoul et l'église Sainte-Marie-Madeleine, attestent aujourd'hui de l'ancienneté du site. |
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