> Les indices mineurs

  

 

Le Sot Pécheur

Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret

 

Sa découverte

 

   Ce document, qui aurait été découvert en 1966, et que l'on qualifie souvent de parchemin, n’est en fait qu’un bout de papier sur lequel sont gribouillées quelques lignes de la main de Bérenger Saunière. On dit que ce court document aurait été retrouvé parmi les effets personnels de ce dernier, après sa mort. Comme pour la plupart des éléments qui composent l'affaire de Rennes-Le-Château, personne ne peut dire avec certitude que c’est bien Bérenger Saunière qui a composé ce texte, mais le contenu et les circonstances de sa découverte le laisse penser.

 

Voici donc l'histoire de sa découverte révélée en 1992:

Cette histoire se déroula en 1966, à l'époque où Mr Henri Buthion était propriétaire des domaines de l'abbé Saunière (l'ancien propriétaire étant Noël Corbu jusqu'en 1965). Henri Buthion, chercheur dans l'âme, effectuait de nombreuses fouilles. Mais, ce qui est moins connu, c'est qu'il consultait régulièrement un voyant-médium de Carcassonne une fois par mois afin de le guider dans ses recherches.

 

Un jour, le médium fit une révélation à M. Buthion et il rapporta le message suivant :

"La vérité est dans le Tabernacle, la clef est dans l'église".


Il existe à Rennes-Le-Château 2 tabernacles : celui de l'église et celui de
la petite chapelle privée attenante à la Villa Béthania. M. Buthion, en compagnie de Gérard Dutriat son compère, se mirent à fouiller le tabernacle de l'église mais sans succès. Puis ils décidèrent de "fouiller" celui de la petite chapelle.
 

Madame BUTHION appela alors son mari pour l'aider au restaurant et Gérard Dutriat poursuivit seul. C'est alors que, le 11 avril à 11h30 du matin, il découvrit le manuscrit. Il était roulé dans un tube de bambou bouché à la cire et scellé dans le plâtre qui tenait les plaques de marbre du tabernacle. A l'intérieur du tube se trouvait le manuscrit, roulé dans un morceau de papier du journal "La Croix" de 1907. (Il est à noter que c'est en 1907 que Bérenger Saunière était en désaccord avec l'église). Le manuscrit était constitué d'un petit document d'une dizaine de cm de longueur et un peu moins de largeur, écrit sur un papier d'écolier à carreaux rouges.

Ce manuscrit de lecture difficile fut rangé dans un classeur par M. Buthion, en plus de divers papiers ayant appartenu à l'abbé. Ce document allait devenir le fameux manuscrit "Sot Pécheur".

 

A cette époque, l'affaire n'avait pas encore éclatée et on parlait peu de documents  chiffrés. les nombreuses archives étaient stockées dans une pièce. C'est à cette période qu'un écrivain visitant souvent la région était à la recherche de toute information sur Saunière et son environnement. Il s'agissait bien sûr de M. Gérard de Sède qui fréquentait régulièrement Rennes-Le-Château et le restaurant "La Tour".
Or, après une de ces nombreuses visites, le petit parchemin découvert par Gérard Dutriat disparut, et en 1967, ce document fut communiqué pour la première fois au public par Gérard de Sède dans son ouvrage "L'Or de Rennes ou la vie insolite de Bérenger Saunière, curé de Rennes-le-Château".


Les circonstances exactes de sa découverte n'y sont pas mentionnées. On imagine facilement qu'il ne pouvait pas non plus affirmer que le document se trouvait en sa possession, car il admettrait ainsi l'avoir dérobé ...

 

Différentes versions ...

Parmi les nombreux ouvrages traitant de Rennes-Le-Château, quelques auteurs seulement  évoquent ce document : Jean-Pierre Monteils dans "Le dossier de Rennes-le-Château", Tatiana Kletzky-Pradère dans "Rennes-le-Château guide du visiteur", Roger Boonaert dans "Le cryptogramme de Saunière" (Trésors de l'Histoire, Prospection n° 31), Alain Féral dans "Rennes-le-Château clef du royaume des morts", et encore quelques autres. Mais curieusement, selon les ouvrages la présentation du document diffère, notamment dans ceux de Gérard de Sède :

 


Version dans "L'Or de Rennes" par Gérard de Sède en 1967

 


Version dans "Signé Rose + Croix" par Gérard de Sède paru en 1977

 


Version dans "Le trésor maudit" de Gérard de Sède en 1967

 

 

Devant plusieurs versions, il est difficile de construire une étude sérieuse, d'autant que de soit disant originaux sont présentés notamment sur lnternet. Malgré tout, l'histoire officielle nous rapporte que le manuscrit "SOT PÉCHEUR" est une note curieuse de par son style, l’original ayant été écrit à la main avec une écriture malhabile et sur un papier d'écolier quadrillé rouge.
Heureusement, parmi tous ces modèles, une constance dans le texte se dégage.

 

Le texte "Sot Pécheur"

 

Si le texte est présenté dans un ordre régulier, la partie centrale devient intelligible en lisant à partir de SOT PÉCHEUR:

 

Y

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Y

R

M

S

T

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J

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K

P

F

X

K

A

 

On peut alors remarquer que la note est composée de 2 ensembles:

  • Un texte central en majuscule accompagné d'une ponctuation faite de points, de virgules, d'apostrophes et de blancs marqués par une croix.  Ce texte est compréhensible mais quelques initiales sont étranges : B.S.CUR
    Une autre observation est que l’auteur a séparé tous les mots au moyen d’une croix ou d’un signe de ponctuation excepté à 2 endroits: UNPEIGNE et SONPOISSON. L’auteur semble avoir eu besoin d’un certain nombre de lettres, croix et signes de ponctuation pour pouvoir créer son cryptogramme. 264 en tout (22 x 12).
     

  • Un contour formé de lettres majuscules et dont le texte est inintelligible

 

Analyses cryptologiques

 

Étude 1 : Le message caché

Cette seconde étude est basée sur des recherches en cryptologie afin de trouver un message caché dans les 64 lettres entourant le texte principal. Cette recherche, issue de travaux par ordinateur présentés par Franck Marie dans son ouvrage "Étude Critique Rennes le Château" Éditions Vérités Anciennes, montre un curieux message.

Le procédé de décryptage est complexe et peut se résumer par :

  • Faire glisser le texte d'entourage inintelligible, afin que le dernier mot du texte interne CURH deviennent CURE

  • Appliquer la double clef BETHANIA, alternativement avec 4 inversions

  • Replacer l'ensemble obtenu en tenant compte d'une progression de 25

  • Placer le résultat sur un échiquier

  • Opérer la réussite de l'un des cavaliers

On obtient alors un message à 64 lettres:

MLL SALUT LES RENNES DARQUE RAPT LE GOUFFRE EN NID PLAN TE SERT DANGER LXXV FTT

Il reste à prouver qu'après cet effort de déchiffrage, le résultat soit bien le bon. Car il faut bien reconnaître que ce message reste tout aussi énigmatique ... Il est cependant encourageant de trouver 3 mots récurrents liés à Rennes-Le-Château : RENNES, ARQUE, GOUFFRE

 

Etude 2 : Curiosités diverses

Il est a noter que le groupement de lettres situé en haut et à gauche du document rappelle étrangement la position respective des rosaces P et S de l'église Saint-Sulpice par rapport aux points cardinaux :

 

Y E N
P S
V O U

 

Outre le nombre particulier de 64 lettres entourant le texte central, le document comprend 22 lettres par lignes. Ce nombre que l'on retrouve régulièrement est cher à Bérenger Saunière

 

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