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La Tour de l'Orangeraie

Rennes-Le-Château ou l'histoire d'un grand secret

 

Parmi toutes les constructions de Bérenger Saunière, celle-ci est souvent la plus méconnue et oubliée, et pourtant elle semble s'inscrire dans une logique implacable.

 

 

Il faut croire, que la volonté de Saunière se soit accomplie au-delà de toutes ses espérances. Ossature discrète, support de la matière de l'invisible, l'Orangeraie du domaine du Curé de Rennes-Le-Château passe inaperçue dans le paysage.

Il est vrai que la fonction de cette construction est évidente. Comme son nom l'indique c'est en ce lieu que Bérenger Saunière plaçait des plantes d'essences rares et fragiles ayant besoin d'une température élevée pour croître.

 

L'échiquier du domaine de Bérenger Saunière

 

Pour comprendre la logique de la pensée de Bérenger Saunière il faut prendre du recul et ne pas s'attarder sur les aspects directs et évidents. Tout est symbole, et la meilleure preuve est celle-ci :

Au premier abord les différents éléments de construction (la Tour Magdala, la Tour de l'Orangeraie, et le Belvédère) sont indépendants et dissociés de toute harmonie. Et pourtant, si l'on se place sous un aspect symbolique, cette Orangeraie à la tour de verre prend un autre aspect. Elle est le pendant de la Tour Magdala, diamétralement opposée sur l'échiquier symbolique des jardins du domaine de Saunière.

Dans l'esprit de Saunière, tout symbole doit respecter une loi dualiste et inversée :

Magdala tour de pierre, et Orangeraie tour de verre, image du songe et représentation de la volonté de l'invisible.

 

 

22 marches

 

Mais cette opposition avec la Tour Magdala est très subtile : dans l'Orangeraie, il existe un autre escalier constitué, lui aussi, de 22 marches, mais celui ci nous propose de descendre aux enfers ! Autant celui de la tour Magdala nous invite à monter au sommet de la tour, autant celui de l'Orangeraie, nous invite à descendre dans son sous-sol.

D'ailleurs, la symbolique de la porte, protégeant l'accès à l'escalier, est significative :  sur ses montants on peut voir une frise grecque, symbole des chemins labyrinthiques. Le voyage vers le sous-sol devra se faire avec prudence de la même manière que le fit Thésée s'engageant dans le labyrinthe de Minos, Roi de Crète et déroulant derrière lui le fil qu'Ariane lui donna.

 

 

Cette orangeraie met en relief  l'ésotérisme de Bérenger Saunière, ce qui prouve que l'homme est érudit et très éloigné des symboles classiques chrétiens.

 

Il est à noter que récemment cette tour de l'Orangeraie fut restaurée par la municipalité de Rennes-Le-Château.

Il semble d'ailleurs que Saunière n'ait jamais fait placer des disques de couleurs sur les vitres constituants le revêtement de la tour.

 

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